Les bases du spiritisme 2 – Monde matériel et monde spirituel

Le monde matériel est celui dans lequel nous vivons sur la Terre au cours de cette existence. Aussi concret et « solide » qu’il nous paraisse, cette impression n’est que le résultat des limites de nos sens.

Les physiciens ont déjà démontré que toute matière trouvée sur la planète est en fait un assemblage de particules, maintenues ensemble par une force énergétique, pour former un tout plus ou moins dense. Qui plus est, une analyse approfondie de ces infimes particules a révélé qu’il s’agit purement d’énergie en vibration.

Ces assemblages varient à l’infini. Les humains ont appris à en créer ou en reproduire certains, mais la plupart échappent encore à leur compréhension, voire à leur perception. Par exemple, de manière générale, l’oreille humaine peut capter des sons dont la fréquence se situe entre 20 Hz et 20 000 Hz. Toutefois, nous savons qu’il existe des sons supplémentaires aux deux extrêmes de cette gamme; ce que nous appelons les ultrasons. Il en va de même pour la vue. L’œil humain perçoit grosso modo les couleurs se situant entre le rouge et l’indigo, mais nous savons qu’il existe aux extrémités de ce spectre des infrarouges et des ultraviolets, et encore bien d’autres types de rayons que nous ne qualifierions pas de « couleurs ». On pourrait poursuivre avec le toucher, qui ne nous permet de percevoir que ce qui oppose suffisamment de résistance à notre corps, même si des éléments comme l’air et les gaz sont bien réels. Et ainsi de suite avec le goûter et l’odorat.

Bref, nous ne sommes conscients que d’une très petite partie du milieu dans lequel nous évoluons; le reste nous échappe, mais il existe bel et bien, dans un monde plus vaste qui englobe la totalité du nôtre. Ce monde est le monde spirituel.

Pour ceux qui y habitent, que nous appelons les Esprits, ce monde semble tout aussi matériel que la Terre l’est pour les humains. Il va sans dire que leurs sens sont adaptés à cet environnement, mais chaque esprit ne peut en percevoir que ce qui correspond à ses capacités sensorielles. Ainsi, les Esprits moins évolués ne peuvent pas voir les êtres plus évolués ni accéder aux lieux trop épurés pour leur degré d’évolution. Cette distinction fondée sur les capacités de chacun établit des séparations naturelles qui préservent la sérénité des régions plus évoluées. Il est à noter, cependant, que les esprits plus évolués ont la capacité d’accéder aux endroits moins développés et de s’y rendre perceptibles par les habitants correspondants.

Plusieurs messages spirituels rendent compte de ces distinctions dans le monde spirituel, notamment les impressionnants récits de l’esprit André Luiz dans sa série sur la vie dans le monde spirituel. Je vous recommande d’ailleurs fortement de lire les livres d’André Luiz si vous souhaitez découvrir à quoi ressemble réellement la vie dans le monde spirituel et comment se passe le quotidien des Esprits. Vous pouvez télécharger gratuitement ma traduction du premier tome de cette série, « Nosso Lar – Périple dans une colonie spirituelle ».

En résumé, le monde matériel et le monde spirituel ne sont pas deux mondes distincts, mais bien deux « degrés » différents d’un seul et même monde. Le monde spirituel est le seul qui existe. Il englobe tout ce qui est, incluant la Terre, mais nous ne pouvons percevoir de ce monde « global » que les parties qui cadrent dans l’étendue de nos perceptions, laquelle varie beaucoup d’un individu à l’autre et est particulièrement développée chez les médiums.

En résumé, le monde matériel et le monde spirituel ne sont pas deux mondes distincts, mais bien deux « degrés » différents d’un seul et même monde. Le monde spirituel est le seul qui existe. Il englobe tout ce qui est, incluant la Terre, mais nous ne pouvons percevoir de ce monde « global » que les parties qui cadrent dans l’étendue de nos perceptions, laquelle varie beaucoup d’un individu à l’autre et est particulièrement développée chez les médiums.

Cette imbrication des mondes explique pourquoi les Esprits ont la possibilité de côtoyer les humains en tous temps et même d’agir sur le monde matériel de multiples façons; un sujet sur lequel je reviendrai.

Faites preuve de discernement

Au sujet des preuves, j’ai mentionné précédemment l’abondance de la documentation disponible. Seulement, toutes les « preuves » n’ont pas la même qualité. Il faut savoir discerner, dans la masse, les travaux sérieux et fiables.

En ce qui concerne les phénomènes médiumniques, c’est-à-dire les manifestations concrètes, on doit s’assurer que les faits rapportés viennent de travaux fondés sur un protocole rigoureux, adapté à la nature des phénomènes étudiés, et mené par des chercheurs intègres. Il y a bien peu de recherches de ce genre de nos jours, mais il y en a eu beaucoup entre 1850 et 1950. Je pense notamment à celles du colonel Albert de Rochas, de Charles Richet, d’Alexander Aksakov, de César Lombroso, d’Ernesto Bozzano, de Camille Flammarion, de Pierre Curie et de nombreux autres. Précisons que ces chercheurs n’étaient pas nécessairement spirites.

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De nombreux médiums aux effets physiques impressionnants se sont prêtés à ces travaux. Bien que certains aient parfois recouru à des supercheries, il n’en demeure pas moins que des phénomènes bien réels ont pu être observés et étudiés. Les moyens de l’époque ne permettaient pas de comprendre le fonctionnement de ces manifestations, mais leur simple recensement révèle tout de même un potentiel fascinant. Je vous invite à en prendre connaissance.

Pour appuyer cette étude des phénomènes médiumniques, je vous recommande fortement de lire « Le Livre des Médiums » d’Allan Kardec, qui fournit une excellente orientation sur le sujet et met en garde contre les risques associés à la médiumnité. Ce livre s’applique également aux communications spirites, messages d’outre-tombe et réponses à diverses questions obtenues par divers moyens.

Là encore, il faut user de prudence et utiliser son jugement. Comme le disait Kardec :

« Le premier contrôle est sans contredit celui de la raison, auquel il faut soumettre, sans exception, tout ce qui vient des Esprits. »

Allan Kardec

Il a lui-même appliqué cette règle en n’intégrant dans son Livre des Esprits que les réponses concordantes obtenues à plusieurs reprises, de médiums différents, en des lieux et moments différents.

En effet, rigueur et discernement sont de mise quand on communique avec des esprits, car il est bien difficile de savoir exactement à qui on a affaire, et les esprits varient en qualité et en connaissance tout autant que les humains. Le contenu du message est donc le principal élément à prendre en compte pour déterminer son bien-fondé et sa pertinence. J’ajouterai que la provenance du message, son auteur ou la signature importent peu, car un esprit retors ne se gênera nullement pour profiter de la crédulité d’un médium ou flatter son égo en empruntant un nom illustre. Par contre, la teneur de ses propos reflétera toujours son degré réel d’avancement.

En résumé, la recherche de preuves est louable lorsqu’elle vise à confirmer son opinion, mais elle doit être faite avec discernement et ouverture d’esprit. Il ne faut ni tout accepter aveuglément ni tout rejeter systématiquement. Seulement, un tel exercice nécessite une certaine base de connaissances que vous trouverez notamment dans Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums. Ces ouvrages vous aideront à comprendre le monde spirituel, les Esprits (dont nous faisons partie, bien que nous soyons incarnés) et le processus de réincarnation appuyant le but ultime de perfectionnement de l’être.

Je veux des preuves!

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« Les sceptiques seront confondus! » clamait haut et fort le Capitaine Bonhomme devant ceux qui doutaient de ses récits rocambolesques. Or, encore faut-il que ces sceptiques acceptent d’être confondus, car les preuves sont disponibles pour qui veut bien les considérer.

On peut compter par milliers le nombre de livres, de sites web et de documentaires relatant des phénomènes « paranormaux », des expériences hors du corps ou de « mort imminente » ou rapportant les messages de personnes décédées ou les révélations d’entités décrivant leur vie dans l’au-delà. N’est-ce pas suffisant pour mettre la puce à l’oreille et inciter quelqu’un qui doute à approfondir le sujet?

Si des milliers de personnes affirment, recherches et photos à l’appui, qu’on trouve dans l’Arctique une substance blanche tombée du ciel et froide au toucher, n’est-il pas raisonnable de croire qu’une telle substance existe, même si, personnellement, je ne l’ai jamais vue ni touchée? Ne pourrait-on pas en déduire qu’il y a probablement là-dedans, une part de vérité?

Pourquoi en va-t-il autrement dans le cas des phénomènes spirites? Parce qu’il y a là une vérité qui dérange, qui nous met mal à l’aise? C’est possible, mais il y a aussi là une clé pour nous aider à comprendre ce que nous sommes et ce que nous faisons sur la Terre. Voilà pourquoi il nous faut, dans un premier temps, accepter l’existence de ces phénomènes, pour ensuite pousser plus loin nos recherches afin de comprendre tout ce qui en découle. Et la meilleure source pour trouver réponse à nos questions dans ce domaine demeure le spiritisme. Lisez « Le Livre des Esprits » compilé par Allan Kardec. C’est le point de départ de toute étude sérieuse.

P.S. Si le Livre des Esprits vous semble un peu trop intimidant, je vous recommande Spiritisme 101, de Brian Foster qui résume les principes du spiritisme de manière un peu plus accessible.

Les bases du spiritisme 1 – Un sens à l’existence

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Instinctivement, notre raison se révolte à l’idée que tout prend fin au moment de la mort; que tout ce qu’on a été disparaît dans le néant, et que tout ce qu’on a pu accomplir n’a plus aucune importance. En effet, si tel est le cas, à quoi bon vivre?

La conclusion logique est qu’il existe forcément un sens à l’existence, aussi courte soit-elle.

Le spiritisme nous apprend que la vie est en fait un outil d’apprentissage et d’amélioration. Il nous révèle que chaque être humain est à la base un Esprit, qui s’est associé à un corps matériel pour parfaire son éducation en vivant dans un monde qui lui impose des contraintes et lui procure des possibilités dont il ne peut profiter dans le monde spirituel.

Par conséquent, pour un Esprit, la vie sur Terre est temporaire. C’est un peu comme s’il venait y suivre une formation, et qu’ensuite, il rentrait chez lui, avec un bagage plus ou moins profitable pour son avenir. L’Esprit recommencera cette étape de son évolution aussi souvent que nécessaire pour atteindre le point où il aura acquis tout ce dont il a besoin pour poursuivre son évolution ailleurs.

Ainsi, tout être humain a déjà vécu sur Terre des centaines de fois, pour des périodes plus ou moins longues, avec des intervalles de durée variable entre chaque incarnation, et forcément, dans des corps différents à chaque fois. Évidemment, le parcours de chacun a été différent au fil de ces existences, selon l’époque, le milieu et les penchants naturels. Cela explique l’extrême diversité de la race humaine. Personne n’est rendu au même point dans son parcours, et chacun suivra son propre chemin pour atteindre le but, qui lui, est le même pour tous.

Donc, en quelque sorte, nous sommes tous des étudiants sur un gigantesque campus, libres de progresser à leur rythme pour compléter le programme. Certains s’efforcent de terminer le plus rapidement possible, car ils ont compris le bonheur qui les attend ensuite, d’autres préfèrent se la couler douce et remettent à plus tard les efforts. Beaucoup ne comprennent même pas qu’ils sont aux études, et l’on trouve même des diplômés revenus éclairer les autres et les guider vers la sortie.

En comprenant l’origine de cette diversité, on peut reconnaître, en chacun, un frère de lutte, quel que soit son stade d’avancement, et comprendre ses égarements, voire les pardonner, même si cela peut s’avérer extrêmement difficile, car il y a fort à parier que chacun de nous s’est déjà retrouvé dans une situation similaire ou encore pire au fil de son cheminement. Une telle façon de voir mène naturellement à plus d’ouverture, d’empathie et d’entraide.

Bref, vous, moi, et tous ceux qui nous entourent sur cette planète, sommes ici pour nous améliorer, pour racheter nos erreurs passées (incluant celles de nos vies précédentes), et marcher vers un avenir meilleur. Plus nous progresserons dans cette vie-ci, mieux nous comprendrons ce que nous sommes et ce que nous devons faire, et plus facile sera notre prochaine incarnation.

Un bon point de départ pour bien comprendre le pourquoi de notre passage sur Terre consiste à prendre connaissance des enseignements que nous transmet le spiritisme, notamment dans Le Livre des Esprits, d’Allan Kardec. Si cette lecture vous semble trop ardue, je vous recommande le livre Spiritisme 101, de Brian Foster, disponible gratuitement en version française, qui résume l’essentiel de la doctrine dans un langage très clair et accessible.

Je reviendrai sur plusieurs de ces notions dans cette série de blogs sur les bases du spiritisme. Vous en verrez ainsi toutes les conséquences et les ramifications.

Spiritisme ou spiritisme?

Malheureusement, le mot « spiritisme » est employé à bien des sauces pour désigner des choses bien différentes. Je crois donc important de le replacer dans son contexte pour que nous soyons tous sur la même longueur d’onde.

Le mot « spiritisme » a été proposé par les Esprits eux-mêmes, pour désigner la doctrine qu’ils révélaient aux humains, au moyen des messages transmis par l’intermédiaire des médiums. Ainsi, tout comme le « christianisme » désigne la doctrine proposée par le Christ et le « bouddhisme », celle introduite par Bouddha, le « spiritisme » est la doctrine présentée par les Esprits.

Le mot a bien vite été associé aux manifestation matérielles, provoquées par des esprits elles aussi, mais ne représentant qu’une infime portion de toute sa portée. Cette association a apporté au mot une connotation de frivolité, de sorte que les chercheurs sérieux ayant étudié ces phénomènes ont préféré éviter le mot et parler plutôt de métapsychie, de magnétisme ou de parapsychologie.

D’autres courants, mêlant l’ignorance à la superstition, n’ont vu dans les manifestations que l’action du diable et ont accolé au mot un côté sombre et maléfique, que l’industrie du divertissement a beaucoup exploité.

Malgré cela, dans son sens premier et original, le spiritisme est une doctrine philosophique qui inclut à la fois les manifestations physiques qui l’ont révélé au monde et ont mené à sa codification et tout ce qui en découle d’un point de vue spirituel. Ce dernier aspect est clairement le plus important des deux, car c’est celui qui explique aux humains, ce qu’ils sont vraiment (des esprits, incarnés sur Terre), pourquoi ils sont sur Terre (pour poursuivre leur progression vers la perfection), et la meilleure façon d’y parvenir (les règles à suivre et les meilleurs comportements à adopter). Le côté « pratique » du spiritisme n’est toutefois pas à négliger, car en plus d’être source d’information, d’encouragement et de réconfort, il constitue aussi un excellent outil d’apprentissage sur les réalités du monde des esprits, sur les précautions à prendre lors des communications et autres échanges avec les esprits et sur l’influence directe, et quasi permanente, bien que le plus souvent imperceptible, des esprits sur notre monde et notre vie personnelle.

Le spiritisme, c’est tout cela et bien plus encore! C’est un monde de découvertes et d’enseignements sur soi, sur le monde, sur la vie et sur l’invisible qui nous entoure. Vous en trouverez les fondements, présentés d’une façon rationnelle très structurée, dans « Le Livre des Esprits » et « Le Livre des médiums » d’Allan Kardec. Comme le disait cet esprit familier :

Le spiritisme est la connaissance qui apporte la paix de l’âme. » (Flore)

Et c’est quoi un spirite?

Un spirite, c’est quelqu’un qui adhère à la doctrine du spiritisme, telle que l’a codifiée Allan Kardec dans « Le Livre des Esprits » et ses autres ouvrages, lesquels ont depuis été grandement validés, enrichis et précisés par tout un ensemble de communications fiables et pertinentes.

Le spirite étudie et tente d’appliquer de son mieux la philosophie spirite. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une philosophie, une façon de voir le monde et la vie.

Le spiritisme n’est pas une religion, bien qu’il ait un côté spirituel et se rapporte fréquemment à Dieu. Il ne comporte aucun rituel, aucune cérémonie, pas de sacerdoce ni de structure hiérarchique autre que celle du mérite personnel découlant des œuvres de chacun. Il prône cependant une foi fondée sur la raison, découlant de l’observation des faits, plutôt que sur des croyances aveugles acceptées sans discernement.

Le spirite, parce qu’il comprend sa véritable origine et le pourquoi de son existence, demeure serein et évite de réagir impulsivement, de juger, de condamner. Idéalement, iI sera tourné vers les autres et cherchera activement leur mieux-être, les soutenant dans les épreuves qu’ils traversent.

Le spirite ne va pas de porte en porte pour tenter de faire des convertis, mais le moment opportun, il dispense son savoir humblement, à petites doses et sans imposer, à ceux qui en ont besoin, pour les aider à cheminer. Il s’efforce plutôt d’être un modèle pour les autres de par son comportement en s’abstenant toujours de blâmer ceux qui ne suivraient pas son exemple, car il sait que chacun est libre d’agir selon son bon vouloir et de progresser à son propre rythme sur la voie de l’évolution.

Le spirite n’est pas parfait, mais il comprend qu’il doit travailler fort pour le devenir et qu’il est sur Terre pour progresser. Cela ne l’empêche pas de s’amuser et de profiter de la vie, mais il préconisera en cela comme en toutes choses, la modération et l’équilibre.

Si ce programme vous interpelle ou pique votre curiosité; si vous cherchez la paix dans ce monde de fous, des questions à vos réponses les plus profondes et préoccupantes, je vous invite à en apprendre davantage sur le spiritisme, sur ce blog, bien sûr, mais aussi en lisant les ouvrages d’Allan Kardec, notamment « Le Livre des Esprits », qui en contient les enseignements fondamentaux. Je vous en présenterai plusieurs autres, au fil du temps, mais celui-là, c’est vraiment l’essentiel!

Lisez, réfléchissez, questionnez, fouillez davantage, comparez avec d’autres sources ou enseignements et si vous avez des questions, faites-moi signe! Ce parcours vous fera déjà cheminer énormément. Bonne étude!