Éloge de la souffrance

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Avec un tel titre, ce ne sera sûrement pas mon article le plus populaire!

C’est néanmoins un sujet qui nous concerne tous, car la souffrance, sous l’une ou l’autre de ses innombrables formes, fait partie intégrante de l’existence humaine, qu’on la perçoive ou non.

Avant de se révolter devant toute cette souffrance qui nous accable, il faut cependant chercher à comprendre pourquoi nous souffrons tant.

Un mal nécessaire

D’un point de vue strictement humain, la souffrance apparaît souvent injustifiée, car on en ignore les causes véritables. Pour trouver un sens et une justification à la souffrance, il faut l’aborder du point de vue de l’être spirituel et de son évolution morale.

Cet être spirituel est éternel et accumule un lourd fardeau de dettes au fil de son parcours; des dettes envers d’autres Esprits, mais aussi envers les lois divines auxquelles il contrevient. Ces dettes, l’Esprit devra les rembourser. Par ailleurs, il devra finir par comprendre les lois qu’il a enfreintes pour éviter d’accumuler d’autres dettes. C’est ainsi qu’il retrouvera « le droit chemin » et poursuivra son évolution.

Le meilleur moyen de rembourser ses dettes est de se retrouver en contact avec les gens qu’il a lésées ou blessées (physiquement ou psychologiquement) dans un contexte où il aura la possibilité d’être bienveillant envers ces personnes. S’il y parvient, il effacera une part de ses dettes, mais s’il échoue, sa dette grandira encore, et il devra recommencer l’expérience dans une autre incarnation. Les rôles de chaque protagoniste ne seront pas nécessairement les mêmes. Par exemple, un enfant négligé par son père pourrait se retrouver le père de celui qui l’avait négligé dans une prochaine existence. Un maître pourrait se retrouver l’esclave ou l’employé de celui qu’il a torturé. Une femme trompée pourrait donner naissance à sa rivale d’une vie précédente, laquelle deviendra sa fille dans cette incarnation-ci. Les nuances sont infinies.

Ainsi, qui que nous soyons, le contexte dans lequel nous vivons est la conséquence directe de nos vies antérieures. De ce que nous avons fait et des pensées que nous avons entretenues. Ce passé teinte qui nous sommes (puisque nous demeurons le même être d’un monde à l’autre) et nos conditions de vie, de même que notre environnement et notre entourage. Donc, toutes nos souffrances trouvent leurs causes dans nos vies antérieures et dans notre comportement actuel (tant nos actions que nos pensées) qui en est le résultat.

Un catalyseur

La souffrance constitue donc une occasion (forcée, diront certains) de nous racheter et d’évoluer. Il nous faut donc reconnaître, dans nos souffrances, la conséquence directe de nos erreurs et y voir une occasion bénie d’effacer une part de nos dettes.

Et puisque nous sommes les seuls responsables de cette souffrance qui nous accable, il devient incongru de nous en révolter. La seule personne à blâmer, c’est nous-même! Quand nous clamons « mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela? », nous visons juste. Nous avons bel et bien fait quelque chose qui allait à l’encontre des lois divines, ce qui a entraîné les conditions que nous subissons présentement.

Une stimulation

La souffrance joue aussi un rôle d’agent provocateur. À force de souffrir, l’être en vient à se questionner sur l’origine et l’explication de cette souffrance. C’est du moins à espérer! Ce questionnement est déjà un premier pas dans la bonne direction, celle du changement intime. Si on lui donne suite, il peut mener à des réponses qui provoqueront une prise de conscience et, éventuellement, un changement d’attitude. Une transformation du mode de pensée. Un tel changement sera bénéfique pour toutes les incarnations suivantes, car une fois que le déclic s’est fait, l’Esprit ne revient pas en arrière. Il comprend et voit les choses d’un œil différent.

Après tout, quand on y pense, la souffrance est en fait une perception. Tous ne souffrent pas des mêmes causes ni avec la même intensité d’une cause identique. Or, si la souffrance est le résultat d’une perception des événements qui nous arrivent, cela signifie que nous pouvons modifier cette perception par un effort de notre volonté et un changement d’attitude devant les circonstances.

C’est ainsi qu’on peut en venir à accepter nos souffrances avec résignation une fois que l’on en comprend les causes et l’utilité. Une telle résignation apporte aussi une grande sérénité et éclaircit l’esprit, car elle libère l’Esprit de nombreuses préoccupations, de sorte qu’il peut se tourner vers d’autres sujets de réflexion, notamment la recherche de façons d’améliorer son sort et celui d’autrui.

La compréhension apaise nos souffrances, et puisque nous souffrons moins, nous arrivons à nous détourner de notre égocentrisme, ce qui nous permet de nous ouvrir à l’autre, qui souffre lui aussi, pour lui prêter main forte.

Comme quoi la souffrance est vraiment une bénédiction!

N’ajustez pas votre appareil… ou plutôt si!

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Le rôle du médium, dans la communication, se compare à celui d’une radio. C’est d’ailleurs une analogie que les guides spirituels utilisent fréquemment.

Le médium, comme ce mot l’implique, est avant tout un intermédiaire, un canal de transmission. C’est un outil qui capte et reproduit la pensée du communicant. La fidélité et la qualité de cette reproduction dépendra du niveau de neutralité du médium dans le processus. Je n’entrerai pas ici dans les détails, car mon but est plutôt de vous faire comprendre l’idée globale.

De façon générale, la communication suit le déroulement suivant :

  • Un Esprit souhaite transmettre un message à des incarnés. Il constitue en quelque sorte la station radiophonique qui produit une émission destinée à ses auditeurs.
  • L’Esprit qui souhaite se communiquer cherche un médium adéquat, c’est-à-dire avec lequel il a suffisamment d’affinités pour que le médium puisse transmettre son message le plus fidèlement possible. C’est un peu comme s’il déterminait la fréquence sur laquelle il émettra son contenu.
  • L’esprit établit un contact entre son périsprit et celui du médium choisi. C’est par ce canal que l’Esprit transmet son message ou sa pensée au médium, sous forme d’ondes mentales. Autrement dit, il établit une connexion avec une antenne de réception qui capte le message qu’il émet.
  • Le médium retransmet ensuite la pensée captée, par la voix ou l’écriture. Il agit ainsi comme un haut-parleur.

Ce résumé illustre bien le fait que le médium, en tant que récepteur, est limité dans la diversité des « stations » dont il peut capter les émissions. C’est le phénomène qu’on appelle la « syntonie ». Tout comme le poste de radio captera seulement les fréquences qui rejoignent son antenne, le médium captera seulement les pensées des Esprits qui peuvent émettre sur une fréquence correspondant à la sienne. Cette fréquence du médium est déterminée par sa personnalité et son degré d’élévation morale puisque ce sont ces caractéristiques qui établiront des affinités avec les Esprits qui souhaiteront se communiquer par son entremise.

En conséquence, le médium qui désire éviter de côtoyer des Esprits de bas-étage et qui souhaite s’associer aux Esprits plus évolués (moralement parlant) a tout avantage à travailler à son amélioration personnelle.

Il est évident que des Esprits plus évolués seront en mesure d’émettre sur une plus vaste gamme de fréquences et pourront ainsi utiliser des médiums avec lesquels ils auront plus ou moins d’affinités, mais il en ira autrement des Esprits moins avancés qui seront plus limités dans leurs choix. Toutefois, il va de soi que les esprits plus évolués opteront à prime abord pour un médium plus sensible à leur influence, car ce dernier sera mieux en mesure de transmettre leur message avec le moins d’interférence et de distorsion possible. Néanmoins, au besoin, ils se rabattront sur un médium moins bien apparié et s’y adapteront.

Cela nous ramène au dernier point de la liste ci-dessus. Le médium, en tant que récepteur transmet le message qu’il a capté. Or, avant d’agir comme haut-parleur, le médium peut influencer la forme du message. En effet, pour retransmettre le message, le médium doit convertir les ondes mentales reçues en mots, et la qualité de cette conversion dépendra de plusieurs facteurs, notamment son bagage mental (actuel et issu de ses incarnations précédentes, qui se retrouve dans son inconscient), sa personnalité, sa moralité, et son détachement par rapport à la transmission.

Donc, l’Esprit exprime la pensée initiale, mais le médium façonne le message final.

On doit donc toujours user de discernement vis-à-vis des messages obtenus. Bien que l’idée générale transparaisse habituellement dans le contenu, sa fidélité au message originel sera toujours sujette à l’influence du médium. Heureusement, le médium peut atténuer cette influence et devenir un messager de plus en plus neutre et fidèle en étoffant sa compréhension du processus, en développant l’habitude de contrôler ses pensées (notamment par la méditation) et en exerçant sa médiumnité dans un cadre propice aux bonnes communications.

Si la mort vous perturbe…

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C’est un fait : la mort fait partie de l’existence humaine et finit toujours par nous toucher, indirectement ou directement. Ça donne à réfléchir.

Dans mon cas, du moins, la mort (la mienne, tout comme celle des autres) a soulevé énormément de questions. J’ai donc fait des recherches en l’abordant sous divers angles. Ce que j’ai pu trouver m’a apporté une grande sérénité face à cet événement inévitable.

Étant convaincu que d’innombrables personnes partagent un questionnement semblable face à la mort, j’ai rédigé un petit livret (moins de 50 pages) qui fait un survol de l’essentiel à savoir et comprendre sur le sujet, d’après ce que j’ai pu apprendre.

L’ouvrage s’intitule : Une vie à rebours – Quand la mort donne un sens à la vie. Vous le trouverez sur mon site parmi les liens vers d’autres ouvrages spirites.

Le contenu se présente sous forme de récit, plutôt que d’exposé magistral. En toute humilité, je crois que ça se lit très facilement. Après tout, la mort n’a rien d’ésotérique! Je suis convaincu que vous trouverez dans ce livret un début de réponse. D’ailleurs, je suggère aussi plusieurs sources pour approfondir les sujets abordés.

C’est une invitation! Bonne lecture et n’hésitez pas à le partager.

Le ouija: un jeu dangereux?

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Oui.

Soyons clairs, cependant : la planchette en elle-même n’est qu’une planchette. Elle n’est pas plus dangereuse que celle d’un jeu de Monopoly! Le danger vient de l’activité, c’est-à-dire de la tentative de communication avec les « morts » sans savoir ce que l’on fait.

En conséquence, si l’on sait ce que l’on fait en établissant un contact avec des défunts, la planchette ne constitue qu’un simple outil de communication. Un bien piètre outil, cependant. En fait, on pourrait comparer l’utilisation du ouija à celle du télégraphe quand on pourrait utiliser un téléphone intelligent, qui serait beaucoup plus performant.

Mais revenons au danger. Sachez que dans les bonnes circonstances, l’activité pourrait se dérouler à merveille. Je souligne « dans les bonnes circonstances ». Or, la plupart des gens entreprennent de parler avec les morts dans des circonstances exécrables. D’abord, ils n’ont aucune idée de ce que cela implique et du fonctionnement de cette communication. Ensuite, ce qui est sans doute le plus désolant et le plus dangereux, c’est leur attitude face à cette activité.

Pensez-y bien! La plupart du temps, les gens qui tentent une séance de ouija le font par curiosité, pour s’amuser et se donner des frissons ou pire encore, dans un but négatif. Cet état d’esprit teinte leurs vibrations personnelles, et cet état mental est tout à fait perceptible par les entités spirituelles. Logiquement, percevant ces vibrations et ces intentions pour le moins frivoles, voire mesquines ou dangereuses, les esprits plus élevés (moralement parlant) éviteront la rencontre, car ils la considéreront improductive et inutile pour eux. Oui, ils ont mieux à faire que de nous divertir!

Ce faisant, ils laissent donc la place à tout un tas d’esprits désœuvrés ou mal intentionnés qui se feront un plaisir de procurer aux participants ce qu’ils sont venus chercher, à savoir une bonne frousse, les numéros de la loterie, une formule magique, etc. et de s’amuser à leurs dépens. Jusque-là, rien de bien préoccupant. Seulement, ce contact peut entraîner des situations beaucoup plus graves.

Nous avons compris que les esprits qui se prêteront au « jeu » présentent une certaine affinité mentale avec les participants. Eh bien, il est fort possible (pour ne pas dire probable), que ces esprits, ayant constaté cette affinité, décident de continuer à suivre certains des participants avec lesquels ils sont plus compatibles et qu’ils amorcent un début d’association qui, avec le temps, peut dégénérer en un grave processus d’obsession. Cela dépendra des esprits en cause et de multiples facteurs. Ce premier contact, lors de la séance, peut d’ailleurs avoir été suggéré à un ou plusieurs des participants pour favoriser cette association entre un obsesseur et sa victime. Les façons de procéder des esprits malveillants sont inimaginables et des plus subtils et sournois.

L’obsession est un risque réel associé aux communications avec les esprits si elles sont faites n’importe comment. Et ce n’est pas une amulette ni une pierre qui vous protégera. Pour avoir une idée de ce que l’obsession peut impliquer, je vous invite à lire l’ouvrage « Dans les coulisses de l’obsession« , dont vous trouverez une traduction sur mon site.

Et notre ange gardien; il ne va pas nous protéger?

Peut-être, mais peut-être pas. Il vous soufflera sans doute à l’oreille que ce n’est pas une bonne idée, mais il ne pourra pas vous empêcher de donner suite à votre projet, puisque vous avez votre libre-arbitre, c’est-à-dire la liberté de choisir ce que vous faites (laquelle vient avec la responsabilité d’en assumer les conséquences). De plus, ces « inconvénients » qui pourraient en découler peuvent avoir été planifiés pour vous faire progresser vers une compréhension différente des choses ou comme façon de racheter des situations passées (par exemple de régler un conflit instauré avec l’esprit enquiquineur dans une vie antérieure).

On décèle donc, derrière ce qui semblait à prime abord un simple divertissement, une activité sérieuse qui peut avoir des conséquences graves. La communication avec les esprits n’est pas à prendre à la légère. On peut le faire, certes, mais on doit le faire correctement, en sachant de quoi il en retourne et quels en sont les risques.

Je vous recommande donc très fortement de vous informer sur le sujet (idéalement avant d’essayer) en lisant « Le Livre des médiums » d’Allan Kardec. Je ne connais aucun ouvrage aussi complet sur le sujet. Il est aussi possible d’obtenir une version condensée, intitulée « Manuel d’évocation spirite ». Ces ouvrages vous permettront de mieux comprendre, entre autres choses, ce que sont les esprits, les types de manifestations, les types d’esprits, ce qu’est la médiumnité, les divers types de médiumnité, la façon de procéder pour communiquer avec les esprits et les risques associés à la communication avec les esprits.

Risqueriez-vous votre vie en sautant en parachute sans vous être préparés adéquatement? Ne la risquez pas en communiquant avec les esprits sans savoir ce que vous faites. La communication avec les esprits n’est pas un jeu. Les risques sont réels et sérieux.

La médiumnité, est-ce pour tout le monde?

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Dernièrement, en survolant les sites web de nombreux médiums, je fus estomaqué, de constater le grand nombre d’entre eux qui offraient des webinaires et formations en ligne pour devenir médium ou développer sa médiumnité. J’en ai conclu qu’offrir de la formation était plus rentable que d’offrir des consultations!

La plupart affirment d’ailleurs que « nous sommes tous médiums » et qu’il suffit de faire s’épanouir notre faculté pour parvenir à communiquer avec nos êtres chers disparus (ah, la belle corde sensible!).

Je l’avoue, je suis à la fois cynique et attristé de ce constat.

Il est vrai que dans une certaine mesure (très relative en fonction de chacun), nous avons tous la capacité de communiquer avec des désincarnés, de par la nature même de cette communication, qui est en fait un échange de fluides que tout le monde possède. Cela dit, tous sont loin d’avoir la même sensibilité ou réceptivité à l’égard de ces fluides. En conséquence, nous sommes loin de tous avoir la même propension naturelle pour la médiumnité, c’est-à-dire la même capacité de recevoir les impressions des désincarnés, et encore moins de les voir ou de les entendre.

Un don du ciel

Comme la plupart des médiums l’indiquent, cette capacité leur est venue de naissance. Ils ont peut-être appris à la canaliser ou à l’utiliser de façon plus ordonnée (voire à l’exploiter de façon lucrative), mais ils ne l’ont pas acquise ou développée. Leur capacité médiumnique était latente en eux dès leur naissance, ce qui n’est pas le cas de tous. La littérature spirite nous indique que la médiumnité est en fait une prédisposition accordée à l’Esprit en vue de son incarnation et qu’elle a un but précis.

Par conséquent, tous n’ont pas dans leur plan de vie d’être médium, et c’est en vain que ceux qui ne le sont pas de manière innée tenteront de le devenir. Ils feraient mieux d’accepter leur situation et de concentrer leurs efforts sur d’autres objectifs plus profitables.

D’ailleurs, cette notion de but associé à la médiumnité est très importante, car elle implique une responsabilité pour la personne médium, qui doit faire bon usage de sa faculté pour le bien commun. Le médium n’a pas reçu ce don pour lui-même, mais pour épauler ses frères et sœurs incarnés. Il devra donc rendre compte de son utilisation à son retour dans le monde spirituel. Dans le livre « Les Messagers », André Luiz relate à ce sujet une conférence pendant laquelle un instructeur s’adresse à des personnes ayant utilisé leur médiumnité à mauvais escient. André recueille aussi les commentaires de ces personnes sur les conséquences de leur négligence. Très instructif!

L’autre conséquence du fait que la médiumnité est un don, c’est qu’on ne devrait pas la monnayer. C’est un sujet qui fait souvent des vagues, mais les arguments soulevés sont habituellement des perceptions typiquement humaines qui font abstraction de la nature même de l’Esprit et des lois éternelles. (Voir à ce sujet mon blog précédent : Médiumnité… à tout prix?)

Une connaissance bien limitée

Un autre aspect qui m’a frappé dans ces formations et ces affirmations de médiums, c’est leur piètre compréhension du phénomène qu’ils prétendent enseigner. La plupart ne s’appuient que sur leurs seules connaissances individuelles et leur expérience personnelle. Certains font référence à des sources diverses guère plus fiables. Au bout du compte, ils n’ont aucune vue d’ensemble, ne font aucune mention du contexte moral et évolutif de la réincarnation, de la nature diversifiée des Esprits, comme si les Esprits malheureux et viciés n’existaient pas! En fait, ils exploitent le malaise et l’ignorance de leurs clients potentiels en se posant comme des « pros » du domaine.

En outre, ils négligent totalement l’aspect de l’amélioration personnelle du médium en soi (remarquez que je n’en suis pas vraiment surpris!). C’est pourtant une facette capitale dans la qualité de l’échange puisqu’elle détermine la nature des fluides disponibles et l’affinité avec les collaborateurs plus ou moins évolués. Sachez que tous les médiums sont épaulés par des groupes d’Esprits avec lesquels ils ont des affinités, selon le principe de qui s’assemble se ressemble. Soyez également convaincus que les Esprits de haut niveau n’ont pas de temps à perdre avec des médiums qui ne partagent pas leur intérêt pour le bien et pour la charité. De quel genre d’Esprits ces médiums sont-ils entourés, selon vous?

Sachez de quoi il en retourne

S’adonner à la médiumnité de n’importe quelle manière comporte des risques réels, notamment un risque d’obsession. D’où l’importance de s’informer et d’exercer sa médiumnité dans un cadre sûr.

Le médium a donc la responsabilité de comprendre ce qu’est la médiumnité, mais aussi, et surtout, de s’améliorer personnellement pour s’assurer la collaboration d’Esprits de haut niveau qui l’aideront à travailler pour le bien d’autrui, dans le respect de ses forces et capacités, et le protégeront d’influences néfastes.

Si vous croyez posséder une certaine médiumnité, la première source à consulter est sans contredit Le Livre des Médiums, d’Allan Kardec. Une fois que vous comprenez de quoi il en retourne, il est fortement conseillé de s’associer à un groupe spirite sérieux, qui prône les valeurs spirites et saura vous permettre de pratiquer dans un environnement sécuritaire. En guise d’inspiration, vous pouvez aussi vous informer sur la vie de Chico Xavier ou de Divaldo Franco, les deux médiums spirites les plus connus et les plus prolifiques.

La compréhension, le travail sur soi et la charité sont donc les trois principaux volets sur lesquels le médium devrait s’attarder. Et si vous ne sentez pas la faculté médiumnique en vous, acceptez simplement ce fait et concentrez vos énergies à comprendre la vie en soi en lisant d’abord Le Livre des Esprits, d’Allan Kardec. Vous y trouverez amplement matière à mettre en application dans votre quotidien. Croyez-moi, la médiumnité responsable, ce n’est pas une sinécure, mais une mission ardue imposant une lourde responsabilité et qui exige une attention de tous les instants. Non, la médiumnité ce n’est pas pour tout le monde. Méfiez-vous des vendeurs d’illusions!

Comme un phare dans la tempête

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Quelle devrait être l’attitude du spirite à l’égard de l’avortement?

Chose certaine, malgré la gravité du sujet, le spirite devrait se retenir de monter aux barricades pour dénoncer ou accuser, voire attaquer.

D’un point de vue très personnel, comprenant de quoi il en retourne, tout spirite devrait d’abord s’abstenir de commettre ou provoquer un avortement, et ne devrait jamais inciter qui que ce soit, de quelque façon que ce soit, à recourir à un avortement. Ce principe s’applique en toutes circonstances, quelles que soient les personnes en cause. Qu’il s’agisse de votre fille, de votre conjointe, d’une amourette de passage, d’une aventure extra-conjugale, de votre sœur, d’une collègue ou encore du géniteur, quel que soit son lien avec la mère, un spirite de devrait en aucun cas préconiser l’avortement.

De même, un spirite ne devrait jamais « lancer la pierre » à qui que ce soit en rapport avec un avortement. Le spirite devrait être conscient que chacun aborde l’épreuve terrestre différemment en fonction de son bagage personnel, de ses perceptions, de sa compréhension. Ainsi, il y a bien des raisons de songer à l’avortement : la peur, la haine, l’ignorance, la négligence, l’insouciance, l’égoïsme, l’amour, la pression sociale, la maladie mentale, même l’obsession. Étant au fait des conséquences, le spirite, au lieu de blâmer, devrait soutenir, écouter, tenter de comprendre, essayer d’expliquer, proposer des alternatives, accepter la décision et épauler les protagonistes selon ce qu’il est possible de faire dans les circonstances.

L’avortement est un résultat direct de l’ignorance : l’ignorance de la réalité humaine, du but de l’existence terrestre, des lois divines, des conséquences de nos écarts, des répercussions d’un avortement, etc.

Or, il incombe à ceux qui savent d’éclairer les autres. Cependant, cet apprentissage ne peut pas être imposé. La répression ne fait pas changer d’idée, bien au contraire, elle enracine encore plus profondément les opinions et dresse un mur d’incompréhension entre les parties. C’est pourquoi, conformément aux principes chrétiens, le spirite doit agir subtilement, avec amour, douceur, compassion, charité et fraternité.

On peut tenter d’amener les intéressés à changer d’avis, mais il faut surtout respecter leur décision et les soutenir dans cette expérience, avant, pendant et après, car malgré les apparences, un tel événement laisse des traces qui peuvent avoir des répercussions bien longtemps après. Si l’avortement constitue une terrible épreuve pour les parties concernées, elle s’avère aussi, pour un spirite, une formidable occasion de s’appliquer au service du bien de son prochain.

Face à l’avortement, soyons compréhensifs, soyons charitables, soyons des « compagnons de lutte » dignes de ce nom et soutenons de notre mieux celles et ceux qui empruntent cette route amère.

La fin d’une belle histoire

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L’avortement est un sujet épineux à bien des égards. Il soulève beaucoup de questionnements éthiques puisqu’il concerne, entre autres, le libre-arbitre, la définition d’un être humain, les droits d’un fœtus, la légitimité de mettre un enfant au monde dans des circonstances difficiles, voire compromettantes, la responsabilité des parents, et la notion d’homicide.

Dans ce billet, j’examinerai la question d’un point de vue spirite, en tentant de demeurer le plus neutre possible, car je préfère éclairer et laisser chacun prendre la position qui lui conviendra, en toute connaissance de cause.

Sur la base de la doctrine spirite, l’avortement est à proscrire. En voici les raisons principales :

  • L’incarnation est pour l’esprit une occasion précieuse et indispensable à son évolution. Elle lui permet d’apprendre, d’évoluer et de racheter ses fautes passées. Toute incarnation manquée, ratée ou écourtée devra donc être reprise.
  • Tout le contexte de l’incarnation a été planifié, avant même le moment de la conception. Cette planification inclut le moment, le lieu, le choix des parents et de la famille, le milieu de vie, les facilités et difficultés, en fonction des besoins particuliers de l’esprit. Toute interruption du plan aura donc de sérieuses conséquences pour l’esprit, et pour ses parents.
  • L’embryon est un être vivant dès la fécondation. Donc, quel que soit l’avancement de la grossesse, l’avortement, provoqué délibérément ou par négligence, est donc un homicide dont les responsables devront rendre compte sur le plan spirituel.

Ainsi, l’avortement engendre des conséquences désastreuses pour l’esprit qui devait venir au monde, mais aussi pour les incarnés qui devaient le prendre en charge.

D’un point de vue spirituel, l’incarnation n’est pas à prendre à la légère. Tout esprit en a besoin pour comprendre et développer ses facultés comme l’amour (au sens large), l’empathie, la charité, la compassion, le dévouement, l’abnégation, le pardon, etc. Ce sont elles qui font évoluer l’esprit vers son but de perfection. Or, pour acquérir ces qualités, l’esprit doit en faire l’expérience concrètement, dans les diverses situations de la vie. Ces situations lui permettront de prendre conscience de l’importance de ces valeurs (parfois en tant que témoin, parfois en tant que victime de leur absence), de comprendre de quoi il en retourne, et lui fourniront des occasions de les mettre en pratique. Comme les aléas de l’existence humaine sont essentiels à son progrès, l’esprit devra y avoir accès à un moment ou à un autre (en fait, à d’innombrables reprises), et chaque interruption de grossesse, devient pour lui une occasion ratée qu’il devra reprendre. Cependant, reprendre une incarnation, ce n’est pas comme changer un rendez-vous chez le mécanicien.

Même si l’on n’en a aucun souvenir, la littérature spirite indique très clairement que chaque incarnation, chaque vie sur Terre, est soigneusement planifiée, parfois même avant que les futurs parents soient eux-mêmes retournés sur Terre! Tous les éléments pouvant avoir un impact sur le parcours de l’esprit et pouvant favoriser son évolution sont pris en compte. Par conséquent, l’incarnation se produit toujours dans les circonstances optimales pour l’esprit, TOUJOURS!

Évidemment, quand je dis « optimales », c’est du point de vue spirituel. Ces circonstances peuvent souvent sembler horribles d’un point de vue strictement humain, mais elles tiennent compte du passé de l’esprit et de tout ce qu’il doit apprendre, ainsi que des fautes qu’il doit racheter. Elles prennent aussi en compte les besoins des autres esprits concernés par l’incarnation, notamment les parents et autres proches, ainsi que toute autre entité avec laquelle l’esprit devait éventuellement interagir pour une raison ou une autre. Les ramifications peuvent s’avérer extrêmement complexes.

Qu’en est-il des parents, maintenant?

Eh bien, pour eux aussi, l’avortement a des conséquences graves, car la naissance de l’enfant, qu’ils l’aient souhaitée ou non, fait partie de leur plan de vie. S’ils la refusent, ils rejettent du coup une précieuse occasion d’avancement pour eux-mêmes. Qui sait quelle partie de leur passé oublié ils doivent racheter en prenant soin de cet enfant? Qui sait, malgré ce qu’ils en pensent, si la venue de cet enfant ne transformera pas une partie de leur personnalité?

Certains soutiendront que l’avortement est justifié si la grossesse pose un risque fatal pour la mère, et qu’il vaut mieux sauver un être humain « complet » qu’un bébé en gestation. Or, ceux-là se trompent. Encore une fois, il faut se rappeler que tout a été planifié, y compris la survie ou non de la mère. Peut-être que l’esprit qui s’incarne a besoin d’une vie d’orphelin, tout comme ses frères et sœurs, s’il y en a. Peut-être que la mère a atteint le terme du plan qui avait été dressé pour elle et a déjà retiré de cette existence ce dont elle avait besoin. Et peut-être aussi que malgré les risques, elle survivra! Qui, sur cette Terre, peut en être certain?

En fait, quelles que soient les justifications que l’on puisse soulever pour recourir à un avortement, celles-ci correspondront toujours à un point de vue humain faisant abstraction de la nature même de l’être humain (le fait d’être avant tout un esprit incarné ayant une vie éternelle pour progresser vers la perfection) et du but de l’existence terrestre (qui est d’expier, de se racheter et d’évoluer).

Notre perception nous empêche de replacer l’événement dans son contexte global et en limite notre compréhension. En cela, nous devons faire confiance à Dieu et à ses émissaires, et accepter avec résignation les aléas de la vie, comme ils se présentent, et sans révolte.

Et parlant de révolte, j’aborderai, dans le prochain billet, la question du rôle du spirite face à l’avortement et aux protagonistes de ce drame.

Dupont, Tremblay, Smith et les autres

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Dans mes récents billets, j’ai abordé la question de la famille. Or, au fil de mes nombreuses lectures d’ouvrages spirites et connexes, j’ai constaté un aspect intrigant : les esprits n’utilisent jamais de nom de famille lorsqu’ils s’identifient, sinon pour faire référence à une de leurs incarnations passées.

Oui, je sais, vous me pointerez André Luiz et Joanna de Ângelis, mais rappelons-nous qu’il s’agit là de pseudonymes. D’ailleurs, dans ses ouvrages, André se limite toujours au prénom des personnes qu’il rencontre ou qui l’assistent, quel que soit leur degré d’évolution.

Cette façon de faire a piqué ma curiosité, alors je me suis arrêté à y réfléchir. Pourquoi cette relation avec la famille, si importante sur la Terre, et qui existe aussi dans le monde spirituel, semble-t-elle soudainement s’effacer de l’identité individuelle?

L’explication qui me semble la plus logique est que cette étiquette n’est tout simplement plus nécessaire, dans le monde spirituel. Imaginons que le nom de famille n’existe pas parmi les humains. Nous arriverions bien souvent à une situation comme celle-ci :

  • Dis donc, t’as-vu Jean dernièrement?
  • Lequel?
  • Le fils de Pierre.
  • De Pierre le boucher ou de Pierre le pâtissier?
  • Le boucher.
  • J’ai vu ce Jean au marché avec Martine, hier.
  • Ah oui! Martine, la sœur de Gaston.
  • Non, pas cette Martine-là; Martine la fille de Julie.

On comprend bien vite l’importance de cet élément d’identification supplémentaire que constitue le nom de famille. Elle s’est imposée tout naturellement voilà des siècles. Alors pourquoi ne l’utilise-t-on plus dans le monde spirituel?

Je crois que c’est en partie parce qu’en raison de la capacité de transmettre et de capter des pensées sans parler, le seul fait de penser à la personne quand on la nomme (donc, de l’identifier et de la « voir » en quelque sorte dans son esprit) permet à l’auditeur de savoir exactement de quelle personne portant ce prénom il est question. Ainsi, la discussion précédente prendrait l’allure suivante dans le monde spirituel :

  • Dis donc, t’as-vu Jean (le fils de Pierre le boucher) dernièrement?
  • Oui, je l’ai vu au marché hier avec Martine (la fille de Julie)

Bien plus direct, vous ne trouvez pas? Alors pourquoi s’empêtrer avec un nom de famille?

Dans le même ordre d’idées, sans en avoir la confirmation, nous pourrions sans doute pousser le raisonnement en extrapolant que les esprits utilisent un prénom seulement pour combler nos besoins, puisque entre eux, ils n’en ont pas vraiment besoin, du fait qu’ils perçoivent l’entièreté de la personne simplement par la pensée (du moins pour les esprits plus évolués). Nous le saurons rendus là!

Si vous avez trouvé ou obtenu des renseignements différents ou plus précis, j’apprécierais beaucoup que vous m’en fassiez part.

Quelle famille!

Le concept de famille est utilisé à diverses sauces pour désigner un rassemblement envers lequel on éprouve un sentiment d’appartenance. Ce sentiment peut découler de liens affectifs ou d’affinités.

Au sens premier, toutefois, la famille représente le regroupement des parents et des enfants. De nos jours, cette famille prend diverses formes : monoparentale, adoptive, reconstituée ou traditionnelle. Cette cellule familiale terrestre joue un rôle essentiel et primordial pour l’esprit dans le cadre de son incarnation. C’est au sein de la famille, pendant l’enfance, alors qu’il est le plus influençable, que l’esprit apprend et acquiert les principes qui orienteront son comportement futur. D’où le rôle crucial des parents et leur responsabilité proportionnelle à cet égard.

Cette cellule familiale a été choisie avec soin, avant l’incarnation, pour procurer à l’esprit le plus d’éléments nécessaires à son avancement. Cela dit, ce dont l’esprit a le plus besoin pour évoluer compte tenu de son état actuel variera à l’infini d’un esprit à l’autre. C’est ce qui explique que certains naîtront au sein d’une famille aimante, appliquant des principes moraux irréprochables, tandis que d’autres verront le jour dans une « famille » qui ne veut pas d’eux ou n’est pas en mesure de s’en occuper convenablement.

D’un point de vue humain, il est difficile de comprendre en quoi une telle famille peut profiter à l’esprit, mais dans une perspective spirituelle de vie éternelle et de karma, il peut s’agir de la situation idéale en raison de son passé. Par ailleurs, voir le jour dans des conditions matérielles difficiles ne signifie pas que la personne ne parviendra pas à en sortir. De même, bien des personnes nées dans des milieux aisés et aimants en viennent à se suicider ou à tomber dans le crime.

Bref, le milieu joue un rôle d’influenceur, mais son impact réel dépendra de la nature même de l’esprit concerné et de sa disposition à assimiler cette influence.

Le concept de famille fondée sur les liens affectifs et d’affinité se retrouve aussi dans le monde spirituel. L’esprit André Luiz en donne de nombreux exemples dans ses ouvrages (voir mes traductions dans le menu de droite). Les liens « hiérarchiques » (c.‑à‑d. parent-enfant) ou « sanguins » perdent toutefois de leur signification dans le monde spirituel. Les divers membres de la famille y fondent souvent une cellule élargie où chacun trouve refuge, en fonction de son état et de son avancement, après avoir quitté la vie matérielle.

Il peut cependant arriver qu’un membre soit plus évolué spirituellement et ne puisse habiter avec les autres; en quel cas, il veillera toutefois sur eux et restera en contact. Ces liens affectifs font aussi en sorte que les membres d’une même famille s’efforceront de venir en aide aux autres et d’intercéder en leur faveur au besoin, afin d’assurer la progression de chacun et des retrouvailles éventuelles.

La situation d’André Luiz est intéressante à cet égard, car une fois rétabli il cherche à voir sa mère et apprend qu’en raison de son évolution, elle n’habite pas Nosso Lar, mais une cité plus avancée. Il la rencontrera éventuellement et apprendra que son père, lui aussi décédé, loin d’habiter avec sa mère dans une cité paradisiaque se trouve dans les zones basses correspondant à son niveau de maturité spirituelle. André découvre aussi que bien qu’il n’en ait pas eu conscience, sa mère a veillé sur lui pendant tout son séjour dans le bas-astral et qu’elle est en partie responsable de son secours. Celle-ci veille aussi sur son ancien mari terrestre en dépit de sa lamentable condition.

André retourne aussi voir sa propre famille terrestre, laissée derrière à son décès, et constate que sa femme s’est remariée. Sur le coup, cette situation l’enrage, mais il comprend bientôt les motifs de cette situation, il accepte que les siens ne lui appartiennent pas, et que Dieu a veillé sur eux en leur amenant ce nouvel homme dans la maisonnée. André finit même par venir en aide au nouveau mari pour qu’il recouvre la santé.

En fait, la famille prend un sens beaucoup plus large dans le monde spirituel. C’est ainsi qu’on voit des esprits choisir de s’incarner en sachant qu’ils accueilleront éventuellement, en tant qu’enfant, un autre esprit qui a besoin de leur soutien entre autres éléments de son incarnation. Cet esprit peut avoir été leur enfant sur Terre dans une vie précédente, mais il pourrait tout aussi bien avoir été leur parent, un cousin, un criminel repenti leur ayant fait du tort dans une vie précédente venu expier ses fautes ou un pur étranger que l’esprit a choisi d’aider par pure bienveillance (vous savez ces soi-disant « moutons noirs » qui ne semblent pas partager les mêmes valeurs que les autres membres de la famille?).

Les possibilités sont infinies. Néanmoins, qui que soient les esprits qui la composent et quelles que soient les raisons pour leur réunion dans cette existence, la famille terrestre demeure un noyau crucial pour l’esprit incarné, et chacun y a un rôle à jouer de son mieux. Nous sommes tous sur Terre pour nous améliorer et apprendre, et en ce sens, la famille est comme une classe au sein du grand campus terrestre, et dans cette classe, chacun a besoin de l’autre pour une raison ou une autre liée à sa progression.

Si j’avais su, je me serais instruit

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J’ai soulevé, dans les billets précédents sur la médiumnité commerciale, que le réel problème est celui de l’ignorance au sujet de la médiumnité.

La médiumnité et la communication avec les défunts sont demeurées taboues dans notre société occidentale, ne dépassant guère la mythologie, la parapsychologie, la fiction et la marginalité jusqu’aux abords du nouveau millénaire. Ce cap historique a vu croître un désir d’épanouissement personnel et spirituel chez un nombre grandissant de gens qui ne trouvent pas les réponses qu’ils souhaitent dans les religions traditionnelles.

Depuis, on voit surgir des médiums un peu partout (à croire que l’on assiste à une renaissance du phénomène ayant donné jour à la doctrine spirite dans les années 1850). Nombre d’entre eux sont médiatisés, ce qui contribue à faire accepter comme une réalité, au sein la population en général, la possibilité de communiquer avec les défunts. Évidemment, qui dit popularité, dit possibilité de profit pécuniaire… Comme disait le poète : « Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie! » Aussi, offre-t-on non seulement des services de médium, mais aussi des formations et des retraites pour développer sa médiumnité, ainsi qu’une panoplie d’articles de soutien à la pratique.

Or, que sait-on vraiment de la médiumnité? Il m’apparaît clairement que l’on cherche à exploiter la faculté médiumnique en l’isolant de son contexte, comme s’il s’agissait d’une simple aptitude humaine. La médiumnité, ce n’est pas un sport ou une forme d’art. On ne devient pas un médium de haut niveau comme on devient footballeur professionnel ou chanteur d’opéra. Sans compter que le médium, aussi honnête soit-il, n’est qu’une des parties en cause dans la médiumnité. L’approche est donc faussée dès le départ, par manque de connaissances sur le domaine.

Pour nous limiter au sujet qui nous concerne dans l’immédiat, la communication avec les défunts, précisons qu’il s’agit d’une interaction entre des entités distinctes, bien réelles, évoluant dans des réalités différentes, et ayant toutes leur personnalité (qui soit dit en passant ne change pas miraculeusement à la suite du décès), leur libre-arbitre, de même que des besoins, des obligations et des contraintes. En outre, la communication est fortement influencée par les capacités et les qualités du médium.

Ainsi, rien ne garantit que le défunt souhaite, à prime abord, communiquer avec ses proches incarnés et qu’il puisse le faire, même s’il le souhaite. Par ailleurs, rien ne garantit que le proche incarné ait « l’autorisation » de recevoir une telle communication (en fonction de son plan de vie et des apprentissages qu’il doit accumuler) ni que la communication, s’il la reçoit, lui paraîtra satisfaisante.

Beaucoup de scepticisme demeure à l’égard de la communication avec les défunts. Recevoir des « nouvelles » par l’entremise d’un tiers, voire entendre la « voix » du défunt, à travers celle du médium, n’est pas toujours très convaincant, même lorsque des détails intimes ou méconnus sont transmis.

Beaucoup de déception à l’horizon pour qui ne se prépare pas adéquatement…

Heureusement, pour ceux qui cherchent, il existe une mine d’enseignements sur la médiumnité et sur sa place dans la grande chaîne de l’existence : la doctrine spirite (Allan Kardec) et la littérature connexe (Emmanuel, André Luiz, Manoel Philomeno de Miranda, etc.), que nous ont transmis des médiums tels que Francisco Cândido (Chico) Xavier et Divaldo Franco. Grâce aux outils modernes et à la bonne volonté de ses adeptes, ce bassin de connaissances se répand et devient plus accessibles à la masse, du moins pour ceux qui veulent chercher des réponses.

Je ne sais pas si cette doctrine sera un jour enseignée à l’école, mais d’ici là, chacun peut, s’il le souhaite en tirer tous les bienfaits par une simple étude personnelle. Il y a dans la doctrine spirite tous les renseignements nécessaires pour comprendre la médiumnité, mais surtout sa place dans le grand tableau de l’univers et de l’existence, tant humaine que spirituelle.

Le spiritisme explique surtout ce qu’est l’être humain, ce que sont la vie et la mort, l’âme, le but de l’existence, et la réincarnation. À lui seul, ce savoir nous permet de comprendre qu’on ne meurt pas, que nous poursuivons notre chemin évolutif, dans un monde matériel d’un autre niveau vibratoire, correspondant à notre niveau personnel, et que par conséquent, nos proches décédés font de même. Ils sont toujours là, quelque part dans l’au-delà, à travailler pour leur avancement, et quand ils s’en préoccupent et le peuvent, à veiller sur leurs êtres chers encore incarnés ou désincarnés, mais pris dans des niveaux inférieurs.

Le savoir que procure le spiritisme peut réellement amener la paix dans votre âme, et celle-ci vous permettra de déterminer si vous avez réellement besoin de cette preuve de la survie de vos proches décédés et de leur bien-être. Vous pourrez donc faire un choix éclairé.

Quant au dilemme, il se réglera de lui-même plus les gens seront bien informés.