À quoi ressemble l’au-delà

André Luiz

Quand je lis ou écoute les descriptions de l’au-delà que donnent les médiums non spirites, je reste perplexe. Leurs portraits du monde des Esprits me semblent bien souvent trop beaux. Ils n’englobent pas des situations notoires et reconnues, pourtant constatées par l’expérience. Certains affirment même qu’il n’y a rien de négatif ou malveillant dans le monde spirituel que tous y sont heureux et épanouis. De plus, je les trouve très… « immatérielles ».

Je comprends qu’ils décrivent ce qu’ils en ont constaté à travers les communications qu’ils ont obtenues et les esprits qu’ils ont côtoyés, mais de telles affirmations évoquent une vision bien restreinte des choses.

Je vous invite donc à élargir vos horizons et à approfondir votre connaissance de l’au-delà en vous plongeant dans la lecture des livres d’André Luiz, un esprit qui a dicté ses ouvrages par l’entremise du médium brésilien Chico Xavier (oui, encore lui!).

André Luiz va bien plus loin que les simples messages d’amour et d’espoir. Il se pose en véritable reporter des réalités spirituelles qu’il dépeint avec simplicité et authenticité. Des réalités qui dépassent tout ce qu’on a pu imaginer et témoignent de l’unité évolutive de la Création et des êtres qui l’habitent.

Dans son premier tome, Nosso Lar, il raconte son parcours personnel à la suite de sa dernière incarnation. Il y narre son éveil et son errance dans le seuil (une zone tampon entre la Terre et les mondes plus élevés, qui rappelle l’image du purgatoire). Ensuite, il décrit son séjour dans la cité spirituelle appelée Nosso Lar, ce qui signifie « Notre demeure » en brésilien (oui, oui, une vraie ville). Il y est recueilli et soigné, y rencontre sa mère, mais ne peut rencontrer son père, et nous transmet une grande quantité de renseignements sur le mode de vie dans l’au-delà : l’alimentation, les transports, la vie familiale, les contacts avec les proches restés sur Terre, les responsabilités « professionnelles », les loisirs, et j’en passe. Du concret!

Dans ses autres ouvrages, il troque la casquette de reporter pour le chapeau d’apprenti et d’étudiant. Il accompagne en « mission » divers instructeurs grâce auxquels, à travers le suivi de nombreux cas, il nous amène à étudier de façon détaillée divers thèmes tels que l’incarnation, la désincarnation, la médiumnité, la maladie, les souffrances, la loi de cause et effet (karma), le fonctionnement de la prière, l’obsession et les relations entre incarnés et désincarnés, les zones « purgatrices » et « infernales » et j’en passe beaucoup.

Honnêtement, c’est une lecture qui me semble incontournable pour quiconque veut se faire une idée juste de ce qu’il peut s’attendre à trouver de l’autre côté et qui souhaite comprendre comment cela trouve un écho dans la vie d’incarné. Ce sont en effet des renseignements qui jettent un nouvel éclairage sur notre vécu quotidien sur cette Terre, car nous avons un réel pouvoir d’influencer notre sort par une action concrète et une rénovation intime.

Vous trouverez sur mon site ma traduction des trois premiers tomes (Les messagers et Missionnaires de la Lumière), mais tous sont disponibles en français, sous forme de livre imprimé ou électronique. Bonne lecture!

Pourquoi « pas moi »? À défaut de vivre une EMI

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Les récits d’EMI abondent de nos jours. On les trouve dans des livres, sur l’Internet, dans divers documentaires. Dans la très grande majorité des cas, ces expériences se déroulent dans une déferlante d’amour inconditionnel et illimité à l’égard de l’expérienceur. Dans la plupart des cas, cette expérience s’avère aussi transformatrice dans la vie de celui ou celle qui l’a vécue.

Ces derniers voient dès lors la vie différemment. Ils ont acquis une compréhension différente de la vie pendant cet événement, si bien que leur vie prend un tournant très marqué.

En règle générale, l’ayant pratiquement « expérimentée », ils ne craignent plus la mort. Ils savent ce qui les attend lorsque celle-ci surviendra pour de bon. Ils y puisent une grande sérénité.

En fait, à les observer, on en vient en quelque sorte à les envier!

On peut se demander pourquoi ils ont eu cette « chance »; pourquoi tout le monde ne l’a-t-il pas?

Ne retenez pas votre souffle, je n’ai pas la réponse.

Par contre, je crois sincèrement qu’on peut atteindre une paix similaire par l’étude, la compréhension et l’application de la philosophie spirite. J’en conviens, cela demandera plus de travail que d’y arriver par voie d’une EMI, mais ce peut aussi s’avérer moins traumatisant, quoique aussi efficace sur le plan de la sérénité.

La paix obtenue découle du savoir, de la certitude de ce qu’est l’au-delà, de la continuité de la vie. Eh bien, la philosophie spirite nous fournit ce savoir de manière si nette et convaincante que l’on peut en venir à développer la même certitude et la même sérénité.

En effet, le contact avec des défunts nous confirme l’existence et la survie d’une composante spirituelle dans notre personne. L’observation de l’infinie variété des conditions dans lesquelles se trouvent ces défunts nous éclaire sur la situation réelle de l’Esprit après le tombeau. Les très nombreux récits d’entités relatant leur vie dans le monde spirituel nous tracent un portrait très éclairant de la réalité et du caractère très concret de l’au-delà. On peut donc savoir à quoi s’attendre en fonction de notre état actuel. De là, on comprendra que l’on peut améliorer son sort futur en travaillant dès à présent à s’améliorer intimement.

La philosophie spirite nous explique en outre que nous sommes des êtres de nature spirituelle incarnés dans un corps matériel et que nous sommes ainsi incarnés pour un travail de rénovation et d’apprentissage. La vie sur Terre s’avère donc à la fois un atelier et une école où les outils ne manquent pas.

Ainsi, chacun a le choix pour se transformer : attendre de vivre une EMI (si cela se produit un jour) ou étudier et appliquer la philosophie spirite (disponible en tous temps).

Mon choix est fait!

La médiunité, à quoi ça sert?

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Voilà une question qu’on se pose rarement, sauf peut-être si l’on est soi-même médium, et encore! Pourtant, y répondre peut jeter la lumière sur plusieurs aspects liés à cette faculté, que certains voient comme une bénédiction, et d’autres, comme une malédiction.

En premier lieu, il faut comprendre que la médiumnité est une conséquence directe de notre nature spirituelle. Eh oui! Nous sommes à la base des Esprits incarnés, c’est-à-dire associés à un corps charnel pour vivre des expériences dans le monde matériel. Néanmoins, même incarnés, nous demeurons des Esprits à part entière.

De ce fait, nous avons la possibilité d’entretenir un contact avec nos confrères et consœurs qui vivent dans le monde spirituel. Ce contact peut s’avérer très évident ou très discret, voire inaperçu, et se situer partout entre ces deux extrêmes. Quoi qu’il en soit, que l’on voie les Esprits ou que l’on reçoive seulement leur inspiration (consciemment ou non), cette « captation » constitue une forme de médiumnité.

À quoi sert-elle?

En fait, elle a plusieurs objectifs. D’ailleurs, sa nature et son ampleur seront adaptés à ces objectifs, qui auront été déterminés avant même l’incarnation.

Au degré le plus basique, celui de la simple inspiration, qui nous rejoint tous, la médiumnité constitue un outil grâce auquel les Esprits peuvent nous « influencer » subtilement, le plus souvent de manière anonyme et inconsciente. Cette influence est toutefois à deux tranchants, selon l’entité qui tente de nous insuffler des pensées et suggestions. S’il s’agit d’un proche qui nous veut du bien (notre guide spirituel, notre ange gardien, un parent décédé, peu importe), l’influence sera bénéfique. L’entité tentera de nous pousser doucement dans une direction ou une autre pour nous aider à progresser ou nous éviter des problèmes. Dans le cas contraire, une entité plus égoïste pourra tenter de nous amener à poser des gestes qui l’avantageront elle ou qui nous nuiront, si elle nous veut vraiment du mal.

Ces influences ne sont toutefois que cela : des influences. L’action qui en découlera ou non relèvera de nous seuls et nous en serons les seuls responsables, quelle que fut l’insistance de l’entité, car nous avons notre libre-arbitre en tout. À nous de bien choisir quelle influence nous « écouteront ».

Il est donc important de prendre conscience de ces « idées », bonne ou mauvaises, qui nous viennent de nulle part et qui s’écartent de nos schémas de pensée réguliers. Ce sont habituellement des suggestions reçues d’Esprits qui sont attachés à nous pour une raison ou une autre. Leur nature nous indiquera leur provenance approximative (bon Esprit ou Esprit malveillant) et devrait guider notre réaction.

Quand la médiumnité devient plus manifeste, par exemple quand la personne voit ou entend des Esprits ou reçoit des communications écrites ou orales, la médiumnité prend un autre rôle. Plusieurs, en réalité.

D’abord elle vient confirmer la réalité de la vie spirituelle. Forcément, puisque le médium constate l’existence d’entités tout à fait concrètes, mais existant dans un monde parallèle. Une telle médiumnité enseigne du même coup aux médiums qu’ils ont des capacités différentes de la majorité des gens, puisque la plupart de leurs proches ne perçoivent pas ces entités. La médiumnité vise alors une prise de conscience du médium quant à sa faculté. C’est un peu une invitation à comprendre de quoi il en retourne par une étude sérieuse et à se l’approprier comme outil pour l’appliquer à des fins utiles, pour soi et les autres.

La nature de l’entourage spirituel procurera en outre au médium attentif une bonne indication de son profil moral, car c’est ce dernier qui attire ou repousse les Esprits en dissonance avec son niveau vibratoire. Le médium sérieux, celui qui désire mettre à profit sa capacité, devrait en comprendre l’importance de s’améliorer intimement pour épurer cet entourage, car un entourage mal intentionné tentera par tous les moyens de le contrôler à ses propres fins. Et ces Esprits malveillants ont plus d’un tour dans leur sac pour affermir leur emprise sur un médium imprudent.

Prendre conscience des entités qui l’entourent fournira aussi au médium un portrait de la diversité du monde spirituel. Le médium pourrait aussi reconnaître parmi ces Esprits des gens qu’il a connus (ou faire la connaissance de nouvelles entités). Reconnaître des gens décédés confirme la survie de l’être humain après le décès dans le monde matériel, sous forme d’Esprit évidemment.

Tout ce savoir, le médium peut le conserver pour lui, mais il peut aussi le partager. Il peut témoigner aux autres de la réalité spirituelle et de la survie de l’âme.

Il peut aussi en faire profiter aux gens qui cherchent une confirmation ou un réconfort en leur permettant d’obtenir des nouvelles de proches disparus ou, à l’inverse, contribuer à soulager des Esprits qui souffrent parce qu’ils ne comprennent pas leur situation, parce que leurs proches s’accrochent trop à eux, parce qu’ils entretiennent rancœur et vengeance et pour de nombreuses autres raisons.

Après tout, n’oublions pas que la communication avec les Esprits va dans les deux sens : ceux-ci peuvent se communiquer aux incarnés, et les incarnés peuvent tout aussi bien s’adresser à eux. En conséquence, il est possible pour des incarnés de se regrouper sous la gouverne de guides spirituels pour offrir une forme de « thérapie » à ces Esprits souffrants pour les éclairer et les aider à cheminer vers leur évolution.

Comme on le voit, guider, soutenir, protéger, apprendre, enseigner, soulager, réconforter, mettre à l’épreuve et stimuler l’amélioration; tout cela est rendu possible par la médiumnité! Elle joue donc un rôle non négligeable dans notre existence « matérielle ». J’espère que ce petit survol vous amènera à la voir d’un autre œil et à en apprendre davantage sur ses diverses facettes.

Une prière vaut mille mots

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Dans le milieu spirite, on souligne souvent l’importance et l’efficacité de la prière, mais de la prière inspirée, celle émanant du cœur. Seulement, pour bien des gens, il est difficile d’improviser une prière en toute confiance. On a peur d’oublier un aspect important, d’être trop centré sur soi, de trop demander et de ne pas assez remercier, etc. Dans ce cas, une prière « toute faite » constitue un bon soutien, pour autant qu’on ne se contente pas de réciter des mots appris par cœur sans réfléchir.

À ce propos, la prière la mieux connue, dans le monde chrétien, est sans contredit le « Notre Père », que plusieurs apprennent et mémorisent dès leur tendre enfance. Cette prière nous fut suggérée par Jésus lui-même, mais comprenons-nous vraiment le sens de cette prière quand nous la prononçons?

Pour nous aider à en saisir davantage le sens, je vous propose ici une petite réflexion sur ses différentes strophes qui en disent beaucoup! Pour ce faire, j’utiliserai la version suivante :

Notre Père, qui es aux Cieux
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté soit faite, sur la Terre comme au Ciel
Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
Soutiens-nous devant la tentation
Et aide-nous à nous délivrer du mal

Remarque importante : c’est là ma version personnalisée (vous verrez pourquoi plus bas). Il est toutefois à noter que l’Église a modifié la dernière strophe en 2018 pour l’adapter davantage au concept d’un Dieu bienveillant. En conséquence, la version officielle se lit : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal ». Je l’ai modifiée davantage pour bien marquer le fait que c’est nous qui devons faire l’effort devant la tentation et dans la résistance au mal.

Notre Père qui es aux Cieux

Cette prière frappe fort dès les premiers mots!

« Notre Père » : On remarque de prime abord que la prière est récitée à la première personne du pluriel, le nous. Elle ne dit pas « Mon Père », mais bien « Notre Père », ce qui établit clairement que ce Père est celui de tous, de sorte que tous ses « enfants » sont sur un pied d’égalité devant lui. De plus, l’emploi du nous témoigne du respect qui lui est dû, une idée qui sera renforcée plus loin. Le mot « père » illustre pour sa part le concept de géniteur ou créateur soulignant la relation entre Dieu et les humains qu’il a créés. D’une certaine manière elle établit aussi cette parenté de nature entre le créateur et la créature, cette filiation et cette probable ressemblance.

« qui es aux Cieux » : quatre mots qui stipulent que Dieu ne réside pas dans le monde matériel, comme nous, et qu’il existe de ce fait, un monde autre que ce monde matériel, ces « Cieux », qui d’un point de vue spirite ne sont rien d’autres que les zones les plus épurées du monde spirituel.

Que ton nom soit sanctifié

Sanctifier, c’est considérer comme étant sacré. Ainsi, cette strophe indique que le nom du Père (Dieu ou autre) doit être respecté comme une chose sacrée. C’est dire l’importance de cette entité et tout le respect qu’on lui doit si même son nom est sacré. Le croyant ne doit pas utiliser le nom du Père à la légère, ni le blasphémer ni le ridiculiser. Tout comme nous devons respect à nos parents, nous devons un respect encore plus grand à notre « père » suprême.

Que ton règne vienne

Par cette phrase, nous reconnaissons que Dieu est notre « roi », celui qui nous dirige et aux règles de qui nous nous soumettons. Cette strophe est un appel à l’instauration du royaume de Dieu en ce monde, mais c’est en fait un appel à nous-mêmes; à faire ce qu’il faut pour que ce royaume (ou règne) s’établisse. Dieu ne va pas nous imposer son royaume (s’il avait voulu le faire, ce serait déjà fait). Non, il préfère nous le présenter (par l’entremise de Jésus) et nous laisser le choix, comme en toutes autres choses, de l’adopter ou non. Ainsi, sa venue dépend de nous, de nos efforts de rénovation intime et d’application des lois divines. Quand nous vivrons conformément à ses règles, le royaume sera en vigueur.

Que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel

« Que ta volonté soit faite » : voici un autre appel à nous-mêmes d’appliquer la volonté de Dieu, et par conséquent ses lois. En réalité, c’est un appel à la résignation et à l’acceptation du sort, puisque celui-ci constitue la volonté de Dieu. En tant que spirite, il faut comprendre que cette volonté est en fait la justice divine, qui s’applique par la loi de cause et effet (le karma) et la réincarnation. Selon cette loi, tout ce qui nous arrive aujourd’hui, est la conséquence de nos actes et pensées d’hier (nos vies antérieures). Cela étant, comment en vouloir à quelqu’un d’autre que nous-mêmes pour nos malheurs? Nous sommes les seuls responsables de nos malheurs, et les seuls artisans de notre bonheur. Il faut apprendre à reconnaître cette situation et à l’accepter.

« sur la Terre comme au Ciel » : là encore, on établit l’existence de deux mondes, soit le matériel (la Terre) et le spirituel (le Ciel). On indique également que la volonté de Dieu s’applique dans l’un comme dans l’autre, de la même façon, et que nous sommes tenus de la respecter quel que soit le monde dans lequel nous nous trouvons. Les spirites, sachant que la vie est un grand continuum, ajoute la nuance que cette volonté se poursuit sans interruption d’un monde à l’autre et que même ces transitions entre les mondes font partie de l’application de cette volonté.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour

De quel pain est-il question ici? Sûrement pas celui qu’on mange, car Dieu a fourni à l’être humain tous les moyens de subvenir à ses besoins matériels par ses propres efforts. Il s’agit donc du « pain spirituel », celui qui nourrit l’âme (ou l’Esprit). Ce pain prend diverses formes, mais il ne se trouve pas au dépanneur du coin. C’est pourquoi nous en appelons à Dieu pour qu’il nous le fournisse, et ce à chaque jour, ce qui souligne son caractère essentiel, voire vital.

Ce pain spirituel, c’est d’abord la connexion spirituelle avec le divin de toutes les manières possibles. C’est s’émerveiller devant la complexe beauté d’une fleur et y voir l’œuvre divine. C’est suivre son inspiration et tendre la main à quelqu’un qui en a besoin. C’est prier ou demander le soutien de son ange gardien pour traverser une épreuve ou corriger un travers. Le pain spirituel c’est aussi l’apprentissage qui nous permet de comprendre la réalité de la condition humaine et notre relation avec Dieu et la Création.

Donc, quand on demande chaque jour à Dieu de nous donner notre pain quotidien; on s’engage aussi à le recevoir, sinon ce pain va sécher sur la table et notre Esprit dépérira.

Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

Par cette strophe, nous reconnaissons la grande miséricorde de Dieu et nous sommes confiants qu’il nous pardonnera. Cette strophe contient aussi un appel à suivre son modèle et pardonner de la même manière à ceux qui nous ont lésés. Ce type de pardon va bien plus loin que de simples paroles, c’est un changement d’attitude et de mode de pensée vis-à-vis de la personne et de l’acte en question. Pardonner, c’est accepter ce qui s’est produit comme une erreur et la conséquence de nos imperfections; c’est aussi ne pas entretenir de pensées négatives à cet égard pour briser le cercle vicieux des passions néfastes et envelopper l’autre d’amour pour croître ensemble.

Je souligne que certains y voient une confirmation que Dieu nous pardonne dans la même mesure où nous pardonnons nous-mêmes. C’est selon moi une erreur, car cela ramène Dieu à notre niveau, puisque son pardon serait alors conditionnel. Cela ne correspond pas à sa perfection à tous égards.

Soutiens-nous devant la tentation
Ici, je déroge de la tradition et de la version révisée officielle. Le combat est nôtre. Dieu ne nous soumet pas à la tentation. Encore une fois, le voir ainsi, aussi vil et mesquin, c’est le rabaisser bien bas. La tentation est une perception toute personnelle, qui découle de notre imperfection et de notre manque d’évolution morale. Cela dit, Dieu peut sans contredit nous épauler dans notre amélioration intime, et ainsi, nous aider à non seulement résister à la tentation, mais cheminer encore davantage pour en venir à ne plus éprouver la tentation. Pour ma part, c’est ce que je lui demande dans ma prière : m’envoyer le soutien dont j’ai besoin pour m’améliorer au point de ne plus me retrouver tenté, car je comprendrai tout ce qu’il en est. Soyons réalistes, toutefois. Cela ne se concrétisera pas nécessairement dès cette vie-ci, mais cela viendra avec les efforts nécessaires.

Et aide-nous à nous délivrer du mal

Ici encore, je déroge. Il ne revient pas à Dieu de nous délivrer du mal, car ce mal nous l’avons nous-mêmes engendré par nos actes et pensées (dans cette vie ou dans les précédentes). En conséquence, c’est à nous qu’incombe cette responsabilité. Par contre, Dieu pourra nous aider à y parvenir, pour peu qu’on prenne la peine de lui demander.

On en revient à l’objectif même de cette prière, qui est d’établir une connexion avec « Notre Père »! Prier Dieu, c’est à la fois reconnaître son existence (sinon à quoi bon prier?), la relation qui nous unit, les rôles et responsabilités de chacun, et nous engager à faire notre part pour évoluer et tendre vers la perfection, à son image.

En conclusion, je vous invite à utiliser dès aujourd’hui ce Notre Père vu d’un nouvel angle en réfléchissant davantage à ce que vous dites pendant que vous le récitez. Bonne prière!

L’obsession : quelques notions de base

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L’obsession est un sujet très mal compris, en règle générale. Merci au cinéma et à la littérature d’horreur pour nous en projeter une image aussi déformée! Je ne me propose pas de vous présenter ici un traité sur la matière, mais simplement de souligner des éléments importants pour que vous puissiez bien comprendre de quoi il en retourne.

De quoi s’agit-il au juste?

Du point de vue de la philosophie spirite, l’obsession survient quand un Esprit (incarné ou non) agit volontairement de manière à influencer la volonté d’un autre Esprit (incarné ou non) dans un but purement égoïste, et au détriment de l’Esprit influencé. Ainsi, on doit comprendre l’obsession comme une action néfaste. On ne parlera pas d’obsession dans le cas où un guide spirituel inspirera son protégé à porter assistance à quelqu’un, même si techniquement, l’action est de même nature (un Esprit qui tente d’en influencer un autre).

Il y a plusieurs degrés d’obsession

Dans « Le Livre des Médiums », Allan Kardec regroupe les obsessions en trois grandes catégories : l’obsession simple, la fascination et la subjugation. Chacune comporte des nuances infinies, allant de la plus anodine à la plus grave et dangereuse.

L’obsession simple survient quand un Esprit s’immisce avec mauvaise intention dans la vie de sa victime, perturbant son quotidien de toutes les façons possibles, sans toutefois prendre le contrôle sur la volonté de cette dernière.

La fascination est déjà beaucoup plus grave. Dans ce cas, l’Esprit agit directement sur la pensée de la victime, qu’il plonge dans une illusion plus ou moins prononcée. Il paralyse du coup le jugement et le discernement de la victime. Celle-ci agira alors en fonction de ce qu’elle croit être la réalité, et qui n’est en fin de compte que l’image imposée à sa raison par l’obsesseur. Autrement dit, la victime fait sienne la pensée de l’obsesseur, qui dirige la victime à sa guise.

La subjugation pousse le contrôle sur l’Esprit encore plus loin. L’obsesseur paralyse la volonté de la victime et la maîtrise totalement. Il manipule sa victime comme un pantin. Cette emprise est à la fois morale (pensées et décisions absurdes, mais que la victime croit tout à fait sensées) et physique (mouvements involontaires, détérioration des organes).

Les causes

La littérature spirite précise clairement que TOUTE obsession découle du passé des protagonistes, soit tant de celui de l’obsesseur que de celui de l’obsédé. Dans tous les cas, ces Esprits ont été liés dans leur passé et poursuivent leur relation dans le présent pour « régler leurs dettes » ou « faire la paix avec leur passé », il va sans dire tumultueux.

L’obsession est soutenue par la loi d’affinité. S’il y a obsession, c’est que les entités concernées s’attirent et se retiennent en raison de leur affinité morale. C’est donc l’affinité qui permet la concrétisation de l’obsession.

Chaque protagoniste héberge au fond de dans sa conscience sa connaissance, et sa reconnaissance, des fautes commises au regard des lois divines. Cette culpabilité et l’état d’esprit qu’elle provoque (colère, révolte, haine, etc.) influencent l’état vibratoire de chacun. L’Esprit conservera ce fardeau sur sa conscience tant que lesdites fautes n’auront pas été rachetées concrètement. Le repentir, même sincère, ne suffit pas, il doit être combiné à l’action intentionnelle pour le bien de l’autre. C’est cette action concrète qui entraînera la modification vibratoire nécessaire, l’ascension morale requise pour influencer l’autre, lui faire entendre raison et le rediriger vers un meilleur chemin.

L’obsession se poursuit pendant le sommeil

L’obsession est un processus d’influence spirituelle d’un Esprit sur un autre. Par conséquent, cette influence peut continuer pendant le sommeil de l’incarné, alors que son Esprit s’éloigne temporairement de son enveloppe matérielle. En fait, il se retrouve alors encore plus vulnérable à l’influence de l’obsesseur. L’incarné n’en conservera pas nécessairement le souvenir à son réveil, mais il peut en garder une impression très vive.

L’obsession peut se prolonger dans l’au-delà

Tout comme cela se produit pendant le sommeil, l’obsession peut se poursuivre après le décès de l’incarné, puisqu’il se retrouve entièrement dans le monde spirituel, susceptible de subir l’influence directe de l’obsesseur.

En fait, l’obsession perdurera tant que la situation n’aura pas été réglée, c’est-à-dire que les protagonistes n’auront pas compris leur état et décidé de changer. Dans certains cas, elle peut durer des siècles! Ce n’est donc pas à prendre à la légère.

Ni bourreau ni victime

D’un point de vue spirituel, dans les cas d’obsession, on ne parle ni de bourreau ni de victime. La littérature est bien claire sur ce point. On considère plutôt les protagonistes comme autant d’Esprits malades, psychologiquement et moralement parlant. Dans un processus obsessionnel, chaque partie a sa part de blâme, et nul n’est plus à condamner que l’autre, car la situation survient et persiste à cause des deux parties.

Une seule solution

L’obsession est un processus de rachat des fautes passées devant passer par une rénovation intime de l’obsédé et de l’obsesseur, la seule porte de sortie.

En réalité, les procédés de « désobsession » s’avèrent en fait des démarches auprès de chaque protagoniste pour lui ouvrir les yeux à la réalité de la situation et l’amener à comprendre l’importance de pardonner l’autre pour sa propre libération et son propre salut, sans quoi il demeurera dans ce tourbillon dévastateur.

Pour en apprendre davantage sur le sujet, je recommande de lire les ouvrages d’André Luiz (transmis par l’entremise du médium Francisco Cândido Xavier). Au fil de ses ouvrages, il présente de nombreux cas d’obsessions de nature et gravité variées. Je suggère aussi de lire les ouvrages de Manoel Philomeno de Miranda (transmis par l’entremise du médium Divaldo Franco). Je vous offre ma traduction du premier volume de sa série, « Dans les coulisses de l’obsession », mais quelques autres sont aussi disponibles en français, notamment « Sauvée de la folie » et « Aux frontières de la folie ». Vous y trouverez des cas d’obsession très prononcés et pourrez y comprendre toutes les implications du passé des protagonistes.

Éloge de la souffrance

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Avec un tel titre, ce ne sera sûrement pas mon article le plus populaire!

C’est néanmoins un sujet qui nous concerne tous, car la souffrance, sous l’une ou l’autre de ses innombrables formes, fait partie intégrante de l’existence humaine, qu’on la perçoive ou non.

Avant de se révolter devant toute cette souffrance qui nous accable, il faut cependant chercher à comprendre pourquoi nous souffrons tant.

Un mal nécessaire

D’un point de vue strictement humain, la souffrance apparaît souvent injustifiée, car on en ignore les causes véritables. Pour trouver un sens et une justification à la souffrance, il faut l’aborder du point de vue de l’être spirituel et de son évolution morale.

Cet être spirituel est éternel et accumule un lourd fardeau de dettes au fil de son parcours; des dettes envers d’autres Esprits, mais aussi envers les lois divines auxquelles il contrevient. Ces dettes, l’Esprit devra les rembourser. Par ailleurs, il devra finir par comprendre les lois qu’il a enfreintes pour éviter d’accumuler d’autres dettes. C’est ainsi qu’il retrouvera « le droit chemin » et poursuivra son évolution.

Le meilleur moyen de rembourser ses dettes est de se retrouver en contact avec les gens qu’il a lésées ou blessées (physiquement ou psychologiquement) dans un contexte où il aura la possibilité d’être bienveillant envers ces personnes. S’il y parvient, il effacera une part de ses dettes, mais s’il échoue, sa dette grandira encore, et il devra recommencer l’expérience dans une autre incarnation. Les rôles de chaque protagoniste ne seront pas nécessairement les mêmes. Par exemple, un enfant négligé par son père pourrait se retrouver le père de celui qui l’avait négligé dans une prochaine existence. Un maître pourrait se retrouver l’esclave ou l’employé de celui qu’il a torturé. Une femme trompée pourrait donner naissance à sa rivale d’une vie précédente, laquelle deviendra sa fille dans cette incarnation-ci. Les nuances sont infinies.

Ainsi, qui que nous soyons, le contexte dans lequel nous vivons est la conséquence directe de nos vies antérieures. De ce que nous avons fait et des pensées que nous avons entretenues. Ce passé teinte qui nous sommes (puisque nous demeurons le même être d’un monde à l’autre) et nos conditions de vie, de même que notre environnement et notre entourage. Donc, toutes nos souffrances trouvent leurs causes dans nos vies antérieures et dans notre comportement actuel (tant nos actions que nos pensées) qui en est le résultat.

Un catalyseur

La souffrance constitue donc une occasion (forcée, diront certains) de nous racheter et d’évoluer. Il nous faut donc reconnaître, dans nos souffrances, la conséquence directe de nos erreurs et y voir une occasion bénie d’effacer une part de nos dettes.

Et puisque nous sommes les seuls responsables de cette souffrance qui nous accable, il devient incongru de nous en révolter. La seule personne à blâmer, c’est nous-même! Quand nous clamons « mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela? », nous visons juste. Nous avons bel et bien fait quelque chose qui allait à l’encontre des lois divines, ce qui a entraîné les conditions que nous subissons présentement.

Une stimulation

La souffrance joue aussi un rôle d’agent provocateur. À force de souffrir, l’être en vient à se questionner sur l’origine et l’explication de cette souffrance. C’est du moins à espérer! Ce questionnement est déjà un premier pas dans la bonne direction, celle du changement intime. Si on lui donne suite, il peut mener à des réponses qui provoqueront une prise de conscience et, éventuellement, un changement d’attitude. Une transformation du mode de pensée. Un tel changement sera bénéfique pour toutes les incarnations suivantes, car une fois que le déclic s’est fait, l’Esprit ne revient pas en arrière. Il comprend et voit les choses d’un œil différent.

Après tout, quand on y pense, la souffrance est en fait une perception. Tous ne souffrent pas des mêmes causes ni avec la même intensité d’une cause identique. Or, si la souffrance est le résultat d’une perception des événements qui nous arrivent, cela signifie que nous pouvons modifier cette perception par un effort de notre volonté et un changement d’attitude devant les circonstances.

C’est ainsi qu’on peut en venir à accepter nos souffrances avec résignation une fois que l’on en comprend les causes et l’utilité. Une telle résignation apporte aussi une grande sérénité et éclaircit l’esprit, car elle libère l’Esprit de nombreuses préoccupations, de sorte qu’il peut se tourner vers d’autres sujets de réflexion, notamment la recherche de façons d’améliorer son sort et celui d’autrui.

La compréhension apaise nos souffrances, et puisque nous souffrons moins, nous arrivons à nous détourner de notre égocentrisme, ce qui nous permet de nous ouvrir à l’autre, qui souffre lui aussi, pour lui prêter main forte.

Comme quoi la souffrance est vraiment une bénédiction!

N’ajustez pas votre appareil… ou plutôt si!

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Le rôle du médium, dans la communication, se compare à celui d’une radio. C’est d’ailleurs une analogie que les guides spirituels utilisent fréquemment.

Le médium, comme ce mot l’implique, est avant tout un intermédiaire, un canal de transmission. C’est un outil qui capte et reproduit la pensée du communicant. La fidélité et la qualité de cette reproduction dépendra du niveau de neutralité du médium dans le processus. Je n’entrerai pas ici dans les détails, car mon but est plutôt de vous faire comprendre l’idée globale.

De façon générale, la communication suit le déroulement suivant :

  • Un Esprit souhaite transmettre un message à des incarnés. Il constitue en quelque sorte la station radiophonique qui produit une émission destinée à ses auditeurs.
  • L’Esprit qui souhaite se communiquer cherche un médium adéquat, c’est-à-dire avec lequel il a suffisamment d’affinités pour que le médium puisse transmettre son message le plus fidèlement possible. C’est un peu comme s’il déterminait la fréquence sur laquelle il émettra son contenu.
  • L’esprit établit un contact entre son périsprit et celui du médium choisi. C’est par ce canal que l’Esprit transmet son message ou sa pensée au médium, sous forme d’ondes mentales. Autrement dit, il établit une connexion avec une antenne de réception qui capte le message qu’il émet.
  • Le médium retransmet ensuite la pensée captée, par la voix ou l’écriture. Il agit ainsi comme un haut-parleur.

Ce résumé illustre bien le fait que le médium, en tant que récepteur, est limité dans la diversité des « stations » dont il peut capter les émissions. C’est le phénomène qu’on appelle la « syntonie ». Tout comme le poste de radio captera seulement les fréquences qui rejoignent son antenne, le médium captera seulement les pensées des Esprits qui peuvent émettre sur une fréquence correspondant à la sienne. Cette fréquence du médium est déterminée par sa personnalité et son degré d’élévation morale puisque ce sont ces caractéristiques qui établiront des affinités avec les Esprits qui souhaiteront se communiquer par son entremise.

En conséquence, le médium qui désire éviter de côtoyer des Esprits de bas-étage et qui souhaite s’associer aux Esprits plus évolués (moralement parlant) a tout avantage à travailler à son amélioration personnelle.

Il est évident que des Esprits plus évolués seront en mesure d’émettre sur une plus vaste gamme de fréquences et pourront ainsi utiliser des médiums avec lesquels ils auront plus ou moins d’affinités, mais il en ira autrement des Esprits moins avancés qui seront plus limités dans leurs choix. Toutefois, il va de soi que les esprits plus évolués opteront à prime abord pour un médium plus sensible à leur influence, car ce dernier sera mieux en mesure de transmettre leur message avec le moins d’interférence et de distorsion possible. Néanmoins, au besoin, ils se rabattront sur un médium moins bien apparié et s’y adapteront.

Cela nous ramène au dernier point de la liste ci-dessus. Le médium, en tant que récepteur transmet le message qu’il a capté. Or, avant d’agir comme haut-parleur, le médium peut influencer la forme du message. En effet, pour retransmettre le message, le médium doit convertir les ondes mentales reçues en mots, et la qualité de cette conversion dépendra de plusieurs facteurs, notamment son bagage mental (actuel et issu de ses incarnations précédentes, qui se retrouve dans son inconscient), sa personnalité, sa moralité, et son détachement par rapport à la transmission.

Donc, l’Esprit exprime la pensée initiale, mais le médium façonne le message final.

On doit donc toujours user de discernement vis-à-vis des messages obtenus. Bien que l’idée générale transparaisse habituellement dans le contenu, sa fidélité au message originel sera toujours sujette à l’influence du médium. Heureusement, le médium peut atténuer cette influence et devenir un messager de plus en plus neutre et fidèle en étoffant sa compréhension du processus, en développant l’habitude de contrôler ses pensées (notamment par la méditation) et en exerçant sa médiumnité dans un cadre propice aux bonnes communications.

Si la mort vous perturbe…

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C’est un fait : la mort fait partie de l’existence humaine et finit toujours par nous toucher, indirectement ou directement. Ça donne à réfléchir.

Dans mon cas, du moins, la mort (la mienne, tout comme celle des autres) a soulevé énormément de questions. J’ai donc fait des recherches en l’abordant sous divers angles. Ce que j’ai pu trouver m’a apporté une grande sérénité face à cet événement inévitable.

Étant convaincu que d’innombrables personnes partagent un questionnement semblable face à la mort, j’ai rédigé un petit livret (moins de 50 pages) qui fait un survol de l’essentiel à savoir et comprendre sur le sujet, d’après ce que j’ai pu apprendre.

L’ouvrage s’intitule : Une vie à rebours – Quand la mort donne un sens à la vie. Vous le trouverez sur mon site parmi les liens vers d’autres ouvrages spirites.

Le contenu se présente sous forme de récit, plutôt que d’exposé magistral. En toute humilité, je crois que ça se lit très facilement. Après tout, la mort n’a rien d’ésotérique! Je suis convaincu que vous trouverez dans ce livret un début de réponse. D’ailleurs, je suggère aussi plusieurs sources pour approfondir les sujets abordés.

C’est une invitation! Bonne lecture et n’hésitez pas à le partager.

Le ouija: un jeu dangereux?

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Oui.

Soyons clairs, cependant : la planchette en elle-même n’est qu’une planchette. Elle n’est pas plus dangereuse que celle d’un jeu de Monopoly! Le danger vient de l’activité, c’est-à-dire de la tentative de communication avec les « morts » sans savoir ce que l’on fait.

En conséquence, si l’on sait ce que l’on fait en établissant un contact avec des défunts, la planchette ne constitue qu’un simple outil de communication. Un bien piètre outil, cependant. En fait, on pourrait comparer l’utilisation du ouija à celle du télégraphe quand on pourrait utiliser un téléphone intelligent, qui serait beaucoup plus performant.

Mais revenons au danger. Sachez que dans les bonnes circonstances, l’activité pourrait se dérouler à merveille. Je souligne « dans les bonnes circonstances ». Or, la plupart des gens entreprennent de parler avec les morts dans des circonstances exécrables. D’abord, ils n’ont aucune idée de ce que cela implique et du fonctionnement de cette communication. Ensuite, ce qui est sans doute le plus désolant et le plus dangereux, c’est leur attitude face à cette activité.

Pensez-y bien! La plupart du temps, les gens qui tentent une séance de ouija le font par curiosité, pour s’amuser et se donner des frissons ou pire encore, dans un but négatif. Cet état d’esprit teinte leurs vibrations personnelles, et cet état mental est tout à fait perceptible par les entités spirituelles. Logiquement, percevant ces vibrations et ces intentions pour le moins frivoles, voire mesquines ou dangereuses, les esprits plus élevés (moralement parlant) éviteront la rencontre, car ils la considéreront improductive et inutile pour eux. Oui, ils ont mieux à faire que de nous divertir!

Ce faisant, ils laissent donc la place à tout un tas d’esprits désœuvrés ou mal intentionnés qui se feront un plaisir de procurer aux participants ce qu’ils sont venus chercher, à savoir une bonne frousse, les numéros de la loterie, une formule magique, etc. et de s’amuser à leurs dépens. Jusque-là, rien de bien préoccupant. Seulement, ce contact peut entraîner des situations beaucoup plus graves.

Nous avons compris que les esprits qui se prêteront au « jeu » présentent une certaine affinité mentale avec les participants. Eh bien, il est fort possible (pour ne pas dire probable), que ces esprits, ayant constaté cette affinité, décident de continuer à suivre certains des participants avec lesquels ils sont plus compatibles et qu’ils amorcent un début d’association qui, avec le temps, peut dégénérer en un grave processus d’obsession. Cela dépendra des esprits en cause et de multiples facteurs. Ce premier contact, lors de la séance, peut d’ailleurs avoir été suggéré à un ou plusieurs des participants pour favoriser cette association entre un obsesseur et sa victime. Les façons de procéder des esprits malveillants sont inimaginables et des plus subtils et sournois.

L’obsession est un risque réel associé aux communications avec les esprits si elles sont faites n’importe comment. Et ce n’est pas une amulette ni une pierre qui vous protégera. Pour avoir une idée de ce que l’obsession peut impliquer, je vous invite à lire l’ouvrage « Dans les coulisses de l’obsession« , dont vous trouverez une traduction sur mon site.

Et notre ange gardien; il ne va pas nous protéger?

Peut-être, mais peut-être pas. Il vous soufflera sans doute à l’oreille que ce n’est pas une bonne idée, mais il ne pourra pas vous empêcher de donner suite à votre projet, puisque vous avez votre libre-arbitre, c’est-à-dire la liberté de choisir ce que vous faites (laquelle vient avec la responsabilité d’en assumer les conséquences). De plus, ces « inconvénients » qui pourraient en découler peuvent avoir été planifiés pour vous faire progresser vers une compréhension différente des choses ou comme façon de racheter des situations passées (par exemple de régler un conflit instauré avec l’esprit enquiquineur dans une vie antérieure).

On décèle donc, derrière ce qui semblait à prime abord un simple divertissement, une activité sérieuse qui peut avoir des conséquences graves. La communication avec les esprits n’est pas à prendre à la légère. On peut le faire, certes, mais on doit le faire correctement, en sachant de quoi il en retourne et quels en sont les risques.

Je vous recommande donc très fortement de vous informer sur le sujet (idéalement avant d’essayer) en lisant « Le Livre des médiums » d’Allan Kardec. Je ne connais aucun ouvrage aussi complet sur le sujet. Il est aussi possible d’obtenir une version condensée, intitulée « Manuel d’évocation spirite ». Ces ouvrages vous permettront de mieux comprendre, entre autres choses, ce que sont les esprits, les types de manifestations, les types d’esprits, ce qu’est la médiumnité, les divers types de médiumnité, la façon de procéder pour communiquer avec les esprits et les risques associés à la communication avec les esprits.

Risqueriez-vous votre vie en sautant en parachute sans vous être préparés adéquatement? Ne la risquez pas en communiquant avec les esprits sans savoir ce que vous faites. La communication avec les esprits n’est pas un jeu. Les risques sont réels et sérieux.

La médiumnité, est-ce pour tout le monde?

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Dernièrement, en survolant les sites web de nombreux médiums, je fus estomaqué, de constater le grand nombre d’entre eux qui offraient des webinaires et formations en ligne pour devenir médium ou développer sa médiumnité. J’en ai conclu qu’offrir de la formation était plus rentable que d’offrir des consultations!

La plupart affirment d’ailleurs que « nous sommes tous médiums » et qu’il suffit de faire s’épanouir notre faculté pour parvenir à communiquer avec nos êtres chers disparus (ah, la belle corde sensible!).

Je l’avoue, je suis à la fois cynique et attristé de ce constat.

Il est vrai que dans une certaine mesure (très relative en fonction de chacun), nous avons tous la capacité de communiquer avec des désincarnés, de par la nature même de cette communication, qui est en fait un échange de fluides que tout le monde possède. Cela dit, tous sont loin d’avoir la même sensibilité ou réceptivité à l’égard de ces fluides. En conséquence, nous sommes loin de tous avoir la même propension naturelle pour la médiumnité, c’est-à-dire la même capacité de recevoir les impressions des désincarnés, et encore moins de les voir ou de les entendre.

Un don du ciel

Comme la plupart des médiums l’indiquent, cette capacité leur est venue de naissance. Ils ont peut-être appris à la canaliser ou à l’utiliser de façon plus ordonnée (voire à l’exploiter de façon lucrative), mais ils ne l’ont pas acquise ou développée. Leur capacité médiumnique était latente en eux dès leur naissance, ce qui n’est pas le cas de tous. La littérature spirite nous indique que la médiumnité est en fait une prédisposition accordée à l’Esprit en vue de son incarnation et qu’elle a un but précis.

Par conséquent, tous n’ont pas dans leur plan de vie d’être médium, et c’est en vain que ceux qui ne le sont pas de manière innée tenteront de le devenir. Ils feraient mieux d’accepter leur situation et de concentrer leurs efforts sur d’autres objectifs plus profitables.

D’ailleurs, cette notion de but associé à la médiumnité est très importante, car elle implique une responsabilité pour la personne médium, qui doit faire bon usage de sa faculté pour le bien commun. Le médium n’a pas reçu ce don pour lui-même, mais pour épauler ses frères et sœurs incarnés. Il devra donc rendre compte de son utilisation à son retour dans le monde spirituel. Dans le livre « Les Messagers », André Luiz relate à ce sujet une conférence pendant laquelle un instructeur s’adresse à des personnes ayant utilisé leur médiumnité à mauvais escient. André recueille aussi les commentaires de ces personnes sur les conséquences de leur négligence. Très instructif!

L’autre conséquence du fait que la médiumnité est un don, c’est qu’on ne devrait pas la monnayer. C’est un sujet qui fait souvent des vagues, mais les arguments soulevés sont habituellement des perceptions typiquement humaines qui font abstraction de la nature même de l’Esprit et des lois éternelles. (Voir à ce sujet mon blog précédent : Médiumnité… à tout prix?)

Une connaissance bien limitée

Un autre aspect qui m’a frappé dans ces formations et ces affirmations de médiums, c’est leur piètre compréhension du phénomène qu’ils prétendent enseigner. La plupart ne s’appuient que sur leurs seules connaissances individuelles et leur expérience personnelle. Certains font référence à des sources diverses guère plus fiables. Au bout du compte, ils n’ont aucune vue d’ensemble, ne font aucune mention du contexte moral et évolutif de la réincarnation, de la nature diversifiée des Esprits, comme si les Esprits malheureux et viciés n’existaient pas! En fait, ils exploitent le malaise et l’ignorance de leurs clients potentiels en se posant comme des « pros » du domaine.

En outre, ils négligent totalement l’aspect de l’amélioration personnelle du médium en soi (remarquez que je n’en suis pas vraiment surpris!). C’est pourtant une facette capitale dans la qualité de l’échange puisqu’elle détermine la nature des fluides disponibles et l’affinité avec les collaborateurs plus ou moins évolués. Sachez que tous les médiums sont épaulés par des groupes d’Esprits avec lesquels ils ont des affinités, selon le principe de qui s’assemble se ressemble. Soyez également convaincus que les Esprits de haut niveau n’ont pas de temps à perdre avec des médiums qui ne partagent pas leur intérêt pour le bien et pour la charité. De quel genre d’Esprits ces médiums sont-ils entourés, selon vous?

Sachez de quoi il en retourne

S’adonner à la médiumnité de n’importe quelle manière comporte des risques réels, notamment un risque d’obsession. D’où l’importance de s’informer et d’exercer sa médiumnité dans un cadre sûr.

Le médium a donc la responsabilité de comprendre ce qu’est la médiumnité, mais aussi, et surtout, de s’améliorer personnellement pour s’assurer la collaboration d’Esprits de haut niveau qui l’aideront à travailler pour le bien d’autrui, dans le respect de ses forces et capacités, et le protégeront d’influences néfastes.

Si vous croyez posséder une certaine médiumnité, la première source à consulter est sans contredit Le Livre des Médiums, d’Allan Kardec. Une fois que vous comprenez de quoi il en retourne, il est fortement conseillé de s’associer à un groupe spirite sérieux, qui prône les valeurs spirites et saura vous permettre de pratiquer dans un environnement sécuritaire. En guise d’inspiration, vous pouvez aussi vous informer sur la vie de Chico Xavier ou de Divaldo Franco, les deux médiums spirites les plus connus et les plus prolifiques.

La compréhension, le travail sur soi et la charité sont donc les trois principaux volets sur lesquels le médium devrait s’attarder. Et si vous ne sentez pas la faculté médiumnique en vous, acceptez simplement ce fait et concentrez vos énergies à comprendre la vie en soi en lisant d’abord Le Livre des Esprits, d’Allan Kardec. Vous y trouverez amplement matière à mettre en application dans votre quotidien. Croyez-moi, la médiumnité responsable, ce n’est pas une sinécure, mais une mission ardue imposant une lourde responsabilité et qui exige une attention de tous les instants. Non, la médiumnité ce n’est pas pour tout le monde. Méfiez-vous des vendeurs d’illusions!