Un oubli bénéfique

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Lorsqu’un Esprit s’incarne pour une autre existence terrestre, il perd momentanément la mémoire de ce qu’il est et de ses existences passées. Cette amnésie temporaire perdure toute sa vie, et dans certains cas, selon le degré d’évolution de l’Esprit, elle se prolonge même après le retour dans le monde spirituel.

Quoique l’on puisse en penser, cet oubli est nécessaire pour permettre à l’Esprit de repartir à neuf, sur les bases qu’il a acquises pendant son dernier séjour dans le monde spirituel.

Chacun de nous traîne un lourd bagage d’expériences passées peu reluisantes, voire honteuses. Avoir souvenir de ces événements entraverait sérieusement la progression de l’Esprit, lequel pourrait devoir composer avec une grave culpabilité ou une incontrôlable haine qui déséquilibrerait ses émotions. D’autant plus que les Esprits se réincarnent bien souvent aux côtés de leurs victimes et bourreaux (aux sens propre et figuré) afin de racheter leurs fautes. Seriez-vous porté à aider votre voisin si vous saviez qu’il vous a persécuté dans une vie précédente? Feriez-vous confiance à votre frère si vous saviez qu’il a assassiné votre mari, dans une autre vie, pour éliminer un rival amoureux? Et comment ceux-ci se comporteraient-ils à votre égard, car vous n’êtes pas sans fautes non plus?

Nos relations sociales s’en trouveraient sérieusement handicapées! Or, nous avons besoin de ces contacts et de ces échanges avec les autres pour notre avancement. C’est dans ces moments que nous appliquons les concepts assimilés et mettons à l’épreuve nos résolutions d’amour, de compassion, de charité et d’écoute.

L’oubli du passé joue aussi un rôle crucial pour l’enfance de l’Esprit incarné et son éducation au sein de la famille. Cet oubli rend l’esprit beaucoup plus ouvert aux influences parentales, familiales et du milieu. Les parents pourront donc plus facilement lui inculquer de bonnes valeurs et règles de conduite que si l’Esprit avait conservé sa personnalité et toute son expérience de vie précédente. Vous imaginez si un parent reconnaissait son enfant comme la personne qui l’a ruiné dans une existence précédente ou qui l’a fait condamner? Comment pourrait-il lui témoigner l’amour et la tendresse requises? Heureusement, ayant oublié leur propre passé et ignorant celui de leur enfant, les parents accueillent un « nouvel » être de manière objective, et le plus souvent avec amour et bonnes intentions.

Néanmoins, le fait de ne pas se rappeler de nos expériences passées ne signifie pas qu’elles n’ont pas de répercussions sur notre incarnation actuelle. Bien au contraire! Toute notre existence actuelle découle de ces vies antérieures : nos parents, nos frères et sœurs (ou leur absence), nos conjoints, notre milieu de vie, nos amis, nos collègues; toute notre vie a été planifiée pour nous permettre d’apprendre, de nous racheter et de progresser.

À défaut de nous rappeler des détails de nos vies antérieures, une observation de notre vie présente peut nous donner des indices sur ces vies passées, quoique cela ait peu d’utilité concrète. En effet, ce qui importe réellement, puisque nous ne pouvons pas modifier nos vies précédentes, c’est ce que nous ferons de celle-ci, laquelle déterminera notre avenir. C’est donc là-dessus que je vous invite à concentrer vos efforts, car cela en prend beaucoup!

Au travail, mes amis! Faites en sorte qu’on se rappelle de vous pour les bonnes raisons après votre passage dans cette vie.

Médium… de gré ou de force!

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La médiumnité est une faculté naturelle. Elle découle de perceptions plus développées que la normale permettant à la personne médium de capter une réalité plus vaste que la plupart des gens. Ainsi, le médium peut voir des entités désincarnées, entendre des voix, faire déplacer des objets, faire des prédictions ou des révélations et bien d’autres choses. Ces phénomènes se produisent souvent dès l’enfance puisque cette capacité vient en naissant.

Bien souvent, les enfants considèrent cette faculté comme la « normalité », puisque ces événements ont toujours fait partie de leur courte vie. En grandissant, ils constateront que peu de gens dans leur entourage ont la même capacité. Habituellement, compte tenu des réactions de leur entourage, peu familiarisé avec le phénomène, ils tendront à taire ce qu’ils vivent à cet égard, leurs témoignages étant mal reçus.

Leur faculté ne s’estompera pas pour autant. Ils continueront à vivre avec, mais sans possibilité d’en témoigner, sinon à quelques curieux, tout aussi ignorants qu’eux en la matière. Vient ensuite un moment où la médiumnité refoulée devient un fardeau, voire une source de problèmes personnels, sociaux et autres. Que faire alors?

D’abord, le médium doit s’instruire.

Il doit s’efforcer de démystifier cette capacité pour comprendre de quoi il en retourne, quelles en sont les conséquences, les risques, les avantages. Les sources utiles et fiables sont peu nombreuses. Toutefois, je peux recommander sans contredit de commencer par Le Livre des Médiums d’Allan Kardec. C’est une source sûre, fiable et sérieuse qui explique les principales notions. Les ouvrages d’André Luiz (par l’entremise du médium Chico Xavier) sont une autre source de renseignements sur la mécanique de la médiumnité et les obligations qu’elle impose à la personne médium pour une application saine et efficace.

Cette première étape devrait permettre de dissiper de nombreuses craintes et d’éveiller un plus grand discernement chez le médium.

Ensuite, l’autre étape tout aussi importante, et qui est l’œuvre d’une vie, c’est le travail sur soi.

En raison de la loi d’affinité, qui se ressemble s’assemble. Par conséquent, comme n’importe quel humain, la personne médium attire à elle des entités qui lui ressemblent sur le plan de la personnalité, des intérêts, des vices et des travers. Or, en raison de sa sensibilité plus accrue, la personne médium est plus exposée à subir les influences des entités spirituelles qui l’entourent bonnes ou néfastes. Elle a donc tout avantage à attirer des entités plus nobles, mais pour cela, elle doit mériter cette attention en faisant elle-même preuve de noblesse. J’entends par là qu’elle doit demeurer humble, charitable, respectueuse, calme et tout ce qui s’ensuit pour être digne de la collaboration des esprits plus évolués. Sinon, elle risque fort d’attirer à elle des entités qui voudront se jouer d’elle et tirer profit de sa faculté pour leurs propres fins.

Par ailleurs, n’oublions pas que cette faculté fait elle aussi partie du plan dressé pour cette incarnation. C’est un choix qu’a fait l’esprit dans un but de service au prochain et à la collectivité. C’est en quelque sorte une vocation qui implique beaucoup de sacrifices, en commençant par celui d’une petite vie tranquille. Je crois bien que l’exemple le plus évocateur de ce que peut représenter la médiumnité, tant pour ce qui est de la « productivité » que des sacrifices associés, est celui de Chico Xavier (de son vrai nom Francisco Cândido Xavier). Chico est LE plus formidable médium que l’humanité ait connu. Vous trouverez facilement des biographies de ce dernier sur le web ou sous forme de livres.

Évidemment, tout le monde n’atteindra pas le même niveau, mais il demeure l’exemple à suivre.

Enfin, si cela est possible et praticable, je recommande fortement de joindre un groupe d’études spirites adhérant aux préceptes d’Allan Kardec. La personne médium y trouvera un cadre accueillant, sûr et compréhensif, dans lequel, en plus d’approfondir ses connaissances de la doctrine, elle pourra mettre en pratique et à profit sa faculté médiumnique, sous la protection d’entités spirituelles élevées qui sauront la guider.

S’il s’avère impossible de joindre un groupe, une étude sérieuse, par soi-même est indispensable. Cette étude, si elle est faite consciencieusement, pourra aussi attirer la protection d’amis spirituels et aura à tout le moins l’avantage d’apporter une certaine quiétude quant à votre faculté.

En sus de tout cela, l’outil toujours disponible et qui ne peut que vous soutenir dans ce processus de familiarisation avec la médiumnité et d’acceptation de cette « mission », demeure la prière sincère. Au-delà des mots que vous utiliserez, c’est la pensée et l’émotion que vous émettrez qui importent. La vraie prière ne vient pas des lèvres, mais du cœur. Ayez foi en son efficacité, même si ses effets vous échappent, car la littérature spirite nous confirme qu’elles sont toutes entendues et prises en compte, et que comme toute autre pensée, elles entraînent une réaction.

Bon courage, amis médiums!

C’était quoi le plan, déjà?

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À quoi bon faire un plan si on ne s’en rappelle pas quand vient le temps de le mettre en œuvre? Voilà une question tout à fait légitime. Sauf que ce raisonnement découle d’un point de vue humain, avec toutes les limitations que cela implique.

Il faut se rappeler que le plan consiste principalement à déterminer dans quel milieu l’esprit se réincarnera (parents, famille, niveau de vie, religion, etc.) et quelles occasions et épreuves il rencontrera au fil de son parcours. Tous ces éléments ont pour but de lui offrir les meilleures chances de progression et de rachat. De plus, nos accompagnateurs spirituels mettront tout en œuvre pour que les événements requis se produisent.

Par conséquent, il n’est pas nécessaire que nous nous rappelions le plan tracé. Le monde spirituel se chargera de sa concrétisation d’une façon ou de l’autre.

Ce qui importe, cependant, c’est de comprendre que ce plan existe, que nous y avons contribué (dans la plupart des cas) et qu’il détermine les faits marquants de notre existence. Quand on prend conscience de ce fait, nous changeons d’attitude à l’égard des obstacles qui parsèment notre route dans cette existence, puisque nous savons qu’elles visent notre amélioration et le rachat de nos fautes.

Cette perception de notre propre vie peut aussi s’étendre à celle des autres. Quand on sait que chaque personne que nous côtoyons est dans la même situation et est en processus de rachat et d’apprentissage, tout comme nous, on peut interpréter différemment leurs comportements, en saisir l’origine et le pardonner, même s’il nous affecte. En effet, chacune des personnes que nous croisons dans une journée (tant nos proches que nos collègues et les étrangers), est elle aussi un esprit incarné sur Terre, qui traîne son lot d’épreuves et de travers à corriger. Toutes méritent donc notre compassion, notre compréhension, notre acceptation et notre pardon, surtout celles qui nous enragent!

En fait, nous devrions remercier ces dernières, puisqu’elles mettent en lumière certains de nos travers à corriger et nous guident ainsi vers l’objectif.

Même si on ignore les détails du plan, quand on comprend le but de l’incarnation, on peut aborder la vie plus sereinement, même dans les moments les plus difficiles. Cette sérénité s’avère même bénéfique et essentielle, car elle entraîne un état d’esprit positif et constructif, qui évite d’amplifier les perceptions négatives, atténue les réactions qui pourraient être excessives et facilite la recherche de solutions ou l’acceptation de l’inévitable.

Chaque être humain doit donc accepter avec résignation la vie qu’il s’est méritée des suites de ses incarnations précédentes et s’efforcer de s’améliorer pour corriger le tir en vue des prochaines.

Personne n’échappe à la loi du karma, et celle-ci est intégralement juste et équitable. C’est l’application même de la justice divine. Heureusement, contrairement à la justice humaine, la justice divine ne condamne pas à perpétuité. Bien au contraire, Dieu est prêt à nous pardonner toutes nos fautes pour autant que nous les reconnaissons et que nous nous rachetons. Dieu sait que nous sommes des êtres en évolution qui cheminent vers la perfection. Il va sans dire que nous commettrons bien des erreurs en cours de route. Alors, il nous accorde autant d’occasions qu’il faudra pour y parvenir, peu importe l’ampleur de l’évolution accomplie dans chacune. N’est-ce pas merveilleux? Tout un exemple à suivre!

C’est quoi ton plan?

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Nous avons vu que chaque action et pensée de notre part, bonne ou mauvaise, entraîne une réaction et une conséquence directe pour nous à plus ou moins long terme. Cela fait un bon paquet de conséquences au bout d’une vie! J’ai indiqué cependant que ces conséquences peuvent survenir dans notre vie actuelle ou, puisqu’en tant qu’Esprits nous sommes éternels, dans une incarnation subséquente.

Par conséquent, notre vie actuelle est la suite logique de nos incarnations précédentes et des progrès que nous avons accomplis (ou pas) dans le monde spirituel entre nos incarnations. Les épreuves et les bonheurs qui parsèment notre existence sont donc la conséquence de nos actes. De ce fait, nous sommes les seuls responsables de notre bonheur et de notre malheur. Le spiritisme vient même renforcer cette affirmation, car il nous apprend un élément très intéressant à cet égard.

« Nos incarnations sont soigneusement planifiées, et la plupart du temps, nous participons à cette planification en compagnie de nos guides spirituels. »

Autrement dit, notre vie n’est pas une suite de hasards. Toutes les grandes lignes en ont été tracées en vue de nous permettre d’atteindre certains objectifs précis liés à notre progression. De plus, au besoin, pour favoriser ces réalisations, les circonstances essentielles sont mises en place, les parents et la famille sont sélectionnées avec grand soin, les particularités du corps matériel sont ajustées, et tous les événements marquants qui seront nécessaires sont déjà prévus, et nos guides spirituels veilleront à ce qu’ils se produisent.

Bref, nous n’avons aucune raison de nous plaindre de notre sort, puisque nous l’avons nous-mêmes choisi. Vous vous demanderez peut-être comment vous avez pu être aussi nouille pour choisir un tel parcours. Toutefois, n’oubliez pas qu’à l’état d’Esprit, nous voyons les choses d’un œil bien différent. Au‑delà du désagrément immédiat de l’épreuve, nous comprenons sa valeur pour notre avancement, et nous la replaçons dans le contexte de notre vie éternelle. La difficulté temporaire devient, en ce cas, bien insignifiante. Par ailleurs, nous comprenons la nécessité et le bien-fondé de chaque épreuve, car nous en retraçons l’origine dans nos actes passés. En conséquence, nous savons que nous en avons besoin.

Ainsi, notre incarnation actuelle a été planifiée, d’après notre avancement spirituel et nos besoins en matière d’apprentissage et de rachat des fautes passées. Évidemment, on ne planifie pas ce que l’on mangera pour déjeuner. Pour cela, comme pour tout le reste, d’ailleurs, l’Esprit conserve son libre-arbitre une fois incarné. Il demeure libre de ses réactions face aux épreuves qu’il rencontre. Le fait qu’on les a choisies avant de s’incarner ne signifie pas automatiquement qu’on les surmontera. D’autant plus qu’une fois incarné, on ne se rappelle plus d’avoir fait ce choix.

Ce libre-arbitre nous permet de retirer tout le mérite de nos réussites. Par contre, s’il nous donne la possibilité de repousser une épreuve, il ne nous permet pas d’en être épargné. Si une épreuve est requise, nous devrons l’affronter un jour ou l’autre, et ce aussi souvent qu’il nous faudra pour la surmonter. Ce pourra être plus d’une fois dans une même vie, parfois sous diverses formes ou par l’entremise de diverses circonstances ou personnes, ou encore sur une période de plusieurs incarnations. Néanmoins, on ne pourra pas l’éviter. C’est la loi du karma!

En conclusion, nous avons la vie que nous nous sommes créée et nous subissons les épreuves que nous avons choisies. À nous, maintenant, de retrousser nos manches et de les surmonter sans rechigner, comme autant d’occasions d’apprentissage, sans quoi ce sera un éternel recommencement.

Quand on crache en l’air…

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Ça nous retombe sur le nez! Voilà une « belle » illustration de la loi du karma. J’ai mentionné dans le billet précédent que tôt ou tard, nous devrons assumer les conséquences de nos actes et de nos pensées ou en bénéficier, selon qu’elles auront été bonnes ou mauvaises, c’est-à-dire qu’elles auront contribué au mieux-être d’autrui ou non.

C’est la raison pour laquelle nos vies sont ponctuées d’épreuves, lesquelles sont en fait les conséquences de nos actes et pensées précédentes, souvent posées dans une existence antérieure. C’est là un des fondements de la justice divine : chacun reçoit selon ses œuvres et s’avère ainsi l’artisan de son propre bonheur ou malheur.

Étant des esprits très imparfaits, nous commettons beaucoup de fautes et enfreignons les lois divines d’amour et de charité. En conséquence, nous en avons beaucoup à racheter, souvent même trop pour le faire en une seule incarnation, ce qui explique que nos vies soient si difficiles. En résumé, nous avons la vie que nous méritons.

Or, cette vie de misère, comme on la décrit souvent, témoigne d’un autre aspect de la justice divine et du pardon indéfectible de Dieu. Ces épreuves sont en réalité notre planche de salut, l’outil qui nous permettra d’effacer un passé mouvementé et de purifier notre âme pour ensuite mieux progresser vers la perfection souhaitée. Ainsi, loin de nous condamner pour l’éternité, Dieu nous offre la possibilité de nous racheter en nous incarnant autant de fois qu’il sera nécessaire pour venir à bout de régler toutes nos dettes. Toutes! Et ce principe s’applique à chaque esprit. Même ceux ayant commis ou fait commettre les pires atrocités ont la possibilité et l’obligation de se réincarner pour racheter leurs crimes. Ceux-ci subiront sans doute des épreuves plus difficiles et plus longues, mais ils finiront éventuellement par effacer leur lourd passé et par aller de l’avant.

Il résulte de tout ceci qu’en tant qu’esprits incarnés venus sur Terre pour redresser nos torts, nous devons nous résigner devant les difficultés et accepter le sort qui nous incombe, puisque nous en sommes la seule cause. La révolte ou le découragement devant l’adversité ne feront qu’empirer les choses et prolonger les souffrances et les amertumes. Le spiritisme se présente donc comme le grand consolateur, puisqu’il nous aide à comprendre l’origine de nos difficultés et leur utilité pour notre amélioration.

Il faut se rappeler que chaque épreuve surmontée constitue un apprentissage pour l’esprit, un acquis que celui-ci conservera pour le reste de son existence éternelle. Une épreuve surmontée l’est à jamais, et l’esprit n’y sera plus confrontée, car il aura en quelque sorte, passé le test. Il aura progressé.

De fil en aiguille, d’une existence à l’autre, la vie sera de plus en plus facile et agréable, car les épreuves seront de moins en moins nombreuses et ardues.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que l’on peut dès maintenant décider, de notre propre chef d’adoucir notre existence actuelle et nos incarnations futures en choisissant de délaisser nos penchants néfastes au profits de tendances positives et altruistes. En agissant ainsi, non seulement accumule-t-on moins de dettes à rembourser (spirituellement parlant), mais on se constitue un fonds de mérites qui nous reviendrons également sous forme de bienfaits et de bénédictions dans nos existences futures. Ces mérites peuvent aussi permettre d’atténuer certaines peines ultérieures. Ainsi, l’être humain a tout à gagner à réformer son comportement et à faire preuve de bonté.

Qui sème le vent, récolte la tempête

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Ce dicton illustre bien la loi universelle d’action et réaction, aussi appelée le « karma ».

On peut distinguer deux aspects interreliés dans ce concept.

Le premier aspect, est que toute action provoque une réaction. Cela est vrai dans le monde physique qui nous entoure, mais aussi dans notre vie personnelle. De plus, cela s’applique tout autant à nos pensées, qui ont en fait une existence bien concrète et qui constituent, en quelque sorte, une « action intellectuelle » qui entraîne une réaction appropriée.

Quand on y réfléchit, on s’aperçoit qu’on accomplit un nombre incalculable d’actions au cours d’une vie et que l’on « produit » une quantité encore plus effarante de pensées. Or, chaque action et chaque pensée engendrera une réaction proportionnée à la nature et à l’ampleur de ces actions et pensées. Les variations sont infinies, évidemment, mais on peut reconnaître, en simplifiant à l’extrême, qu’une bonne action ponctuelle (un sourire, par exemple) entraîne généralement une réaction positive et qu’une bonne action de plus grande envergure (comme mettre sur pied une banque alimentaire) aura des répercussions plus étendues. De même, une mauvaise action commune (disons, donner un coup de pied à quelqu’un) entraînera une réaction négative, tandis qu’une mauvaise action de grande envergure (comme commander un génocide) produira de véritables catastrophes.

Une fois établi le principe de la réaction inévitable, il faut préciser que la réaction initiale peut aisément faire boule de neige et donner lieu à de multiples effets secondaires qui culmineront en une conséquence inattendue.

Prenons l’exemple d’une fausse accusation sur un média social, que des centaines de personnes verront et réutiliseront, sans même prendre la peine d’en confirmer la véracité, le tout menant à la discréditation de la personne visée, laquelle pourrait très bien en perdre son gagne-pain, forçant sa famille à subir des préjudices graves, comme une faillite, un divorce, voire un suicide. Tout cela à cause d’une fausse accusation, qui se voulait peut-être même une simple blague ou l’expression d’une jalousie ou d’une frustration.

Qui plus est, soulignons que la répétition d’une action ou d’une pensée se trouve à amplifier celle-ci et la conséquence correspondante.

La conclusion évidente, applicable dans l’immédiat, est que chacun de nous doit prendre conscience de la gravité potentielle de ses actions et pensées, pour ensuite tendre à favoriser les bonnes actions et pensées tout en éliminant les mauvaises. On ne change pas ainsi du jour au lendemain, mais si on en prend conscience, on commence déjà à faire mieux.

Le deuxième aspect fondamental du karma est que chaque action et pensée, bonne ou mauvaise, entraîne inévitablement une conséquence directe, de même nature, pour la personne qui pose l’action ou émet la pensée. Directe, mais pas nécessairement immédiate. En effet, l’esprit étant immortel, il peut subir la conséquence de ses actes et pensées à n’importe quel moment au cours de son existence présente ou une fois désincarné et rendu dans le monde spirituel, voire dans une incarnation future. Bien des facteurs influenceront le moment du retour du balancier, mais il viendra… inévitablement, sous une forme ou une autre. Ce sera le sujet de mon prochain billet.

L’apprentissage continu, c’est aussi pour les esprits

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Le Livre des Esprits nous apprend que lorsque Dieu les crée, les Esprits sont simples et ignorants, sans penchant ni pour le bien ni pour le mal. Ils sont créés égaux, mais ils sont ensuite libres d’évoluer à leur rythme et de prendre les chemins qu’ils souhaitent pour parvenir à destination, laquelle est la même pour tous : la perfection. Pour y arriver, ils ont l’éternité, puisqu’ils sont immortels, mais il va sans dire que certains parcours seront moins éprouvants que d’autres et plus rapides.

Cet objectif n’a rien d’abstrait et d’arbitraire. Au contraire, il est la conséquence logique du rôle que jouent les esprits dans la marche de l’univers. La littérature spirite et d’origine spirituelle nous a révélé certaines facettes de la vie dans le monde spirituel. Entre autres, que les esprits prennent une part active à l’exécution de la volonté divine, en fonction de leur avancement et de leurs capacités.

La plupart s’occupent dans le monde spirituel, par exemple en soignant des esprits mal en point ou en effectuant de la surveillance ou diverses missions de sauvetage dans les zones mal famées. Une grande quantité d’autres esprits veillent au bon fonctionnement du monde matériel, notamment en participant au développement des composantes des règnes minéral, végétal et animal ou encore en assistant les processus d’incarnation ou de désincarnation.

Plus l’esprit croît en connaissances, en capacités et en sagesse, plus il assume des rôles importants. À ce sujet, on peut obtenir une certaine description des mondes et activités des esprits dans les sphères spirituelles plus distantes du plan terrestre, en termes d’évolution, dans les ouvrages du révérend G. Vale Owen [à ma connaissance, ces ouvrages n’ont pas été traduits en français]. Ce dernier a reçu de nombreux messages d’esprits habitant ces zones au début du XXe siècle. Les tableaux que ces esprits en brossent sont plutôt impressionnants et illustrent bien l’ampleur des capacités que peuvent développer les Esprits, de même que les responsabilités qu’ils viennent à assumer. Cela permet de comprendre l’importance de l’évolution pour assurer des décisions et des actions fidèles aux principes divins et dont les conséquences sont prises en considération.

Ainsi, l’Esprit débute son apprentissage continuel dès sa création. Cet apprentissage prend diverses formes et se déroule tant dans le monde spirituel que dans les mondes matériels adaptés à son niveau. Parvenu au stade de maturité suffisant, après avoir acquis les connaissances et l’expérience requises, l’Esprit aura l’occasion de s’incarner sur Terre dans un corps humain.

Grâce aux contraintes qu’elle impose à l’Esprit, l’existence humaine s’avère un outil de premier ordre. D’abord, les nécessités liées à la survie du corps matériel obligent l’esprit à réfléchir et à agir pour se nourrir, s’abriter, se vêtir, etc. De plus, la promiscuité avec les autres êtres humains, dont sa famille, le forcent à apprendre les bases de la vie en société et façonnent sa personnalité. Ce contact avec les autres lui procure également une panoplie d’occasions de faire le bien et d’aider son prochain, éléments essentiels à son éducation, voire sa rééducation, en fonction de son parcours. L’expérience terrestre est aussi le principal théâtre de l’expiation et du rachat des fautes commises précédemment dans un monde ou dans l’autre.

Ce parcours d’apprentissage se poursuit dans le monde spirituel, une fois que nous quittons le monde terrestre, jusqu’à notre prochaine incarnation, où nous reviendrons sur Terre pour progresser toujours un peu plus. Il ne faut pas se leurrer, une vie sur Terre est loin de suffire pour corriger tous nos défauts et apprendre tout ce que l’on doit savoir!

« Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi. »

(Allan Kardec)

En fait, un bref survol de la diversité des personnalités humaines nous révèle l’étendue de la gamme de degrés d’évolution que l’on retrouve parmi les Esprits incarnés. Si l’on considère que chacun compte déjà quelques centaines d’existences sur Terre à son actif, on comprend rapidement que l’on progresse très peu à chaque fois. Cela dit, avec les efforts requis, on peut quand même faire de grands pas en avant. Il n’en tient qu’à nous de relever nos manches.

Et si l’on prend du recul, on constate que cette diversité est multipliée à l’infini chez les Esprits du monde spirituel, tant du côté moins évolué que du côté plus élevé. Or, quel que soit leur situation actuelle, tous finiront un jour par atteindre la perfection. C’est la loi divine du progrès!

Les bases du spiritisme 3 – la médiumnité

J’ai mentionné que le monde est plus étendu que ce que nous pouvons en percevoir avec nos sens limités. Il existe des couleurs, des sons et une matérialité différente qui échappent à notre perception, du moins pour la plupart d’entre nous.

Or, il existe des personnes qui sont capables, de façon toute naturelle, de percevoir une partie de ces réalités qui nous échappent. Dans le contexte du spiritisme, on désigne ces personnes par le terme générique de « médium ». Cette appellation regroupe toutefois une grande variété de sous-catégories, en fonction de la nature de la faculté et de ses particularités. Allan Kardec en dresse une liste descriptive dans le Livre des Médiums.

La médiumnité est un don précieux, accordé à un Esprit incarné pour son avancement personnel et pour favoriser la progression collective de son entourage. En effet, la médiumnité permet notamment de constater l’existence de cette réalité élargie et d’en témoigner pour que le plus grand nombre en soit informé. Elle peut aussi donner la possibilité de communiquer avec les Esprits et d’en obtenir des communications procurant aux incarnés la confirmation de la survie de l’Esprit après la mort, source de consolation et de réconfort.

Ces communications peuvent aussi fournir de précieux enseignements sur le mode de vie des Esprits, les relations entre incarnés et désincarnés, la marche à suivre pour évoluer et sur diverses sujet méconnus des humains. La médiumnité peut aussi être source d’inspiration pour les artistes et les scientifiques et orienter leurs travaux. C’est donc un outil de premier ordre pour l’avancement du genre humain… s’il est utilisé à bon escient!

Sachez-le, cependant, la médiumnité comporte aussi des risques, tant pour le médium en soi que pour les gens qui y font appel ou qui collaborent avec la personne médium. Ces risques sont variés et parfois subtils ou pernicieux. Certains concernent directement l’organisme physiologique du médium, puisque l’exercice de plusieurs formes de médiumnité nécessite un échange fluidique qui puise dans les ressources du médium. Par conséquent, une pratique excessive de sa médiumnité, sans le soutien d’une équipe spirituelle, peut mener à un épuisement prématuré de ces énergies qui aura des répercussions sur la santé physique du médium.

Par ailleurs, l’exercice de la médiumnité expose le médium aux influences des Esprits qui le côtoient, et ces Esprits ne sont pas nécessairement des anges. Ces influences peuvent prendre une tournure morale ou émotive, voire tourner à l’obsession, et affecter la personnalité du médium et son comportement, et par ricochet, son entourage personnel ou de travail. Un médium inexpérimenté ou imprudent ou qui ne fait pas suffisamment preuve de jugement et de perspicacité peut facilement se faire séduire et emberlificoter par des Esprits mal intentionnés qui, au mieux, s’amuseront à le faire marcher, et au pire, en feront leur marionnette ou le mèneront vers la folie. De plus, leur influence peut dépasser largement le cadre des séances et s’appliquer en tout temps, y compris pendant le sommeil.

À travers leur emprise sur un médium, des entités malfaisantes peuvent aussi agir indirectement sur les proches du médium ou ses collaborateurs. Si ces derniers manquent de connaissances ou de discernement, ils peuvent eux aussi se faire manipuler. C’est là un autre facteur à prendre en considération.

Il faut se rappeler que le monde spirituel est peuplés d’entités présentant des personnalités encore plus diversifiées que celles qu’on retrouve chez les humains. Il se trouve donc des Esprits bons ou très bons, mais aussi d’autres moins bons voire très mauvais. Qui se ressemble, s’assemble. C’est la loi d’attraction, laquelle s’applique tout autant au niveau des personnalités. Ainsi, un médium qui désirera le soutien des bons esprits s’efforcera d’adopter une conduite irréprochable et de combattre ses penchants néfastes pour offrir aux collaborateurs spirituels un outil aussi efficace que possible et digne de leur assistance.

« Soyons dignes des bons Esprits, si nous voulons que les bons Esprits nous assistent. »

(Allan Kardec)

Je le répète : la médiumnité est un don précieux, qui vient avec une responsabilité proportionnelle. Qui l’utilise sans précautions ou l’exploite à mauvais escient s’expose à des risques et à des conséquences dont il sera seul responsable.

Dans son ouvrage Les messagers, l’esprit André Luiz relate d’ailleurs les déboires de nombreux esprits ayant failli à leur tâche de médium pendant leur incarnation. D’où la recommandation de s’éduquer convenablement sur le sujet, de joindre un groupe d’études sérieux et d’éviter la pratique médiumnique en solo. Un tel environnement attire le soutien d’Esprits plus évolués, qui éloigneront les influences néfastes, dans la mesure du possible, et favoriseront une pratique plus constructive et profitable ainsi qu’un développement sain des facultés.

Les bases du spiritisme 2 – Monde matériel et monde spirituel

Le monde matériel est celui dans lequel nous vivons sur la Terre au cours de cette existence. Aussi concret et « solide » qu’il nous paraisse, cette impression n’est que le résultat des limites de nos sens.

Les physiciens ont déjà démontré que toute matière trouvée sur la planète est en fait un assemblage de particules, maintenues ensemble par une force énergétique, pour former un tout plus ou moins dense. Qui plus est, une analyse approfondie de ces infimes particules a révélé qu’il s’agit purement d’énergie en vibration.

Ces assemblages varient à l’infini. Les humains ont appris à en créer ou en reproduire certains, mais la plupart échappent encore à leur compréhension, voire à leur perception. Par exemple, de manière générale, l’oreille humaine peut capter des sons dont la fréquence se situe entre 20 Hz et 20 000 Hz. Toutefois, nous savons qu’il existe des sons supplémentaires aux deux extrêmes de cette gamme; ce que nous appelons les ultrasons. Il en va de même pour la vue. L’œil humain perçoit grosso modo les couleurs se situant entre le rouge et l’indigo, mais nous savons qu’il existe aux extrémités de ce spectre des infrarouges et des ultraviolets, et encore bien d’autres types de rayons que nous ne qualifierions pas de « couleurs ». On pourrait poursuivre avec le toucher, qui ne nous permet de percevoir que ce qui oppose suffisamment de résistance à notre corps, même si des éléments comme l’air et les gaz sont bien réels. Et ainsi de suite avec le goûter et l’odorat.

Bref, nous ne sommes conscients que d’une très petite partie du milieu dans lequel nous évoluons; le reste nous échappe, mais il existe bel et bien, dans un monde plus vaste qui englobe la totalité du nôtre. Ce monde est le monde spirituel.

Pour ceux qui y habitent, que nous appelons les Esprits, ce monde semble tout aussi matériel que la Terre l’est pour les humains. Il va sans dire que leurs sens sont adaptés à cet environnement, mais chaque esprit ne peut en percevoir que ce qui correspond à ses capacités sensorielles. Ainsi, les Esprits moins évolués ne peuvent pas voir les êtres plus évolués ni accéder aux lieux trop épurés pour leur degré d’évolution. Cette distinction fondée sur les capacités de chacun établit des séparations naturelles qui préservent la sérénité des régions plus évoluées. Il est à noter, cependant, que les esprits plus évolués ont la capacité d’accéder aux endroits moins développés et de s’y rendre perceptibles par les habitants correspondants.

Plusieurs messages spirituels rendent compte de ces distinctions dans le monde spirituel, notamment les impressionnants récits de l’esprit André Luiz dans sa série sur la vie dans le monde spirituel. Je vous recommande d’ailleurs fortement de lire les livres d’André Luiz si vous souhaitez découvrir à quoi ressemble réellement la vie dans le monde spirituel et comment se passe le quotidien des Esprits. Vous pouvez télécharger gratuitement ma traduction du premier tome de cette série, « Nosso Lar – Périple dans une colonie spirituelle ».

En résumé, le monde matériel et le monde spirituel ne sont pas deux mondes distincts, mais bien deux « degrés » différents d’un seul et même monde. Le monde spirituel est le seul qui existe. Il englobe tout ce qui est, incluant la Terre, mais nous ne pouvons percevoir de ce monde « global » que les parties qui cadrent dans l’étendue de nos perceptions, laquelle varie beaucoup d’un individu à l’autre et est particulièrement développée chez les médiums.

En résumé, le monde matériel et le monde spirituel ne sont pas deux mondes distincts, mais bien deux « degrés » différents d’un seul et même monde. Le monde spirituel est le seul qui existe. Il englobe tout ce qui est, incluant la Terre, mais nous ne pouvons percevoir de ce monde « global » que les parties qui cadrent dans l’étendue de nos perceptions, laquelle varie beaucoup d’un individu à l’autre et est particulièrement développée chez les médiums.

Cette imbrication des mondes explique pourquoi les Esprits ont la possibilité de côtoyer les humains en tous temps et même d’agir sur le monde matériel de multiples façons; un sujet sur lequel je reviendrai.

Faites preuve de discernement

Au sujet des preuves, j’ai mentionné précédemment l’abondance de la documentation disponible. Seulement, toutes les « preuves » n’ont pas la même qualité. Il faut savoir discerner, dans la masse, les travaux sérieux et fiables.

En ce qui concerne les phénomènes médiumniques, c’est-à-dire les manifestations concrètes, on doit s’assurer que les faits rapportés viennent de travaux fondés sur un protocole rigoureux, adapté à la nature des phénomènes étudiés, et mené par des chercheurs intègres. Il y a bien peu de recherches de ce genre de nos jours, mais il y en a eu beaucoup entre 1850 et 1950. Je pense notamment à celles du colonel Albert de Rochas, de Charles Richet, d’Alexander Aksakov, de César Lombroso, d’Ernesto Bozzano, de Camille Flammarion, de Pierre Curie et de nombreux autres. Précisons que ces chercheurs n’étaient pas nécessairement spirites.

Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

De nombreux médiums aux effets physiques impressionnants se sont prêtés à ces travaux. Bien que certains aient parfois recouru à des supercheries, il n’en demeure pas moins que des phénomènes bien réels ont pu être observés et étudiés. Les moyens de l’époque ne permettaient pas de comprendre le fonctionnement de ces manifestations, mais leur simple recensement révèle tout de même un potentiel fascinant. Je vous invite à en prendre connaissance.

Pour appuyer cette étude des phénomènes médiumniques, je vous recommande fortement de lire « Le Livre des Médiums » d’Allan Kardec, qui fournit une excellente orientation sur le sujet et met en garde contre les risques associés à la médiumnité. Ce livre s’applique également aux communications spirites, messages d’outre-tombe et réponses à diverses questions obtenues par divers moyens.

Là encore, il faut user de prudence et utiliser son jugement. Comme le disait Kardec :

« Le premier contrôle est sans contredit celui de la raison, auquel il faut soumettre, sans exception, tout ce qui vient des Esprits. »

Allan Kardec

Il a lui-même appliqué cette règle en n’intégrant dans son Livre des Esprits que les réponses concordantes obtenues à plusieurs reprises, de médiums différents, en des lieux et moments différents.

En effet, rigueur et discernement sont de mise quand on communique avec des esprits, car il est bien difficile de savoir exactement à qui on a affaire, et les esprits varient en qualité et en connaissance tout autant que les humains. Le contenu du message est donc le principal élément à prendre en compte pour déterminer son bien-fondé et sa pertinence. J’ajouterai que la provenance du message, son auteur ou la signature importent peu, car un esprit retors ne se gênera nullement pour profiter de la crédulité d’un médium ou flatter son égo en empruntant un nom illustre. Par contre, la teneur de ses propos reflétera toujours son degré réel d’avancement.

En résumé, la recherche de preuves est louable lorsqu’elle vise à confirmer son opinion, mais elle doit être faite avec discernement et ouverture d’esprit. Il ne faut ni tout accepter aveuglément ni tout rejeter systématiquement. Seulement, un tel exercice nécessite une certaine base de connaissances que vous trouverez notamment dans Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums. Ces ouvrages vous aideront à comprendre le monde spirituel, les Esprits (dont nous faisons partie, bien que nous soyons incarnés) et le processus de réincarnation appuyant le but ultime de perfectionnement de l’être.