Je crois en Dieu…

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D’un point de vue spirite, Dieu est à l’origine de toutes choses. D’ailleurs, dans le Livre des Esprits, qui jette les bases de la doctrine, Allan Kardec consacre le premier chapitre à Dieu. C’était tout à fait logique de sa part, compte tenu de son côté très cartésien et du contexte dans lequel il allait publier cet ouvrage.

Cela dit, s’il y a un concept difficile à comprendre et encore plus à accepter, c’est bien l’existence de Dieu. Comment saisir l’idée des plus abstraites qu’un être immatériel ait pu tout penser et créer de par sa seule volonté?

Bien sûr, beaucoup y croient sans même réfléchir, avec une sorte de foi instinctive. Pour eux, Dieu existe. C’est évident, et il ne peut en être autrement. On peut présumer qu’ils ont assimilé cette notion au fil de leur cheminement spirituel, dans ce monde et dans l’autre. Ils naissent donc déjà convaincus.

D’autres, y croient parce qu’ils ont eu une expérience hors du commun. Un événement marquant qui a touché le fond de leur âme et leur a fait « connaître » l’existence de Dieu.

Puis il y a ceux qui se sont convaincus de l’existence de Dieu par le raisonnement qu’il pouvait difficilement en être autrement. Ceux-là ont observé le monde, lu de nombreux ouvrages, tenté de comprendre l’Univers, de trouver un sens à l’existence. À force de faits et d’hypothèses, ils ont développé une acceptation empirique que Dieu existe. En quelque sorte, ils ne voient pas d’autres explication ou réponses à leurs nombreuses interrogations.

C’est mon cas.

Cela dit, le fait de croire en Dieu n’implique pas nécessairement que l’on comprenne ce qu’est Dieu. Mon esprit rationnel a encore bien de la difficulté à conceptualiser une telle entité. Seulement, avec le temps, j’ai compris que cela importait peu pour mon existence présente. J’ai accepté le fait que Dieu existe, que c’est le créateur de tout (y compris moi) et que je dois respecter ses lois ou en subir les conséquences.

À ceux qui doutent, je conseillerais d’observer attentivement le monde qui vous entoure. Mais alors là, vraiment attentivement!

Penchez-vous et observez une fleur de très près. Examinez-en tous les détails. Réfléchissez à son processus de développement; comment elle est sortie d’une minuscule graine, laquelle contenait déjà tout le potentiel de devenir une fleur dans les conditions appropriées (et pas autrement!). Observez le gland qui deviendra un chêne. Puis relevez-vous et observez toute la diversité de la flore : lichens, fougères, champignons, vivaces, annuelles, arbres, arbustes, sans oublier la flore aquatique et toute la variété de chaque type de plante.

Ensuite, faites de même avec les animaux, incluant les insectes, les reptiles, les oiseaux, les animaux terrestres, aquatiques, du désert, de la jungle, des plaines, les dinosaures et tous les autres. Analysez-en toutes les particularités, leur évolution au fil du temps, leur « savoir » instinctif, leur capacité d’apprentissage et d’adaptation, leurs émotions rudimentaires.

Prenez encore un peu de recul et admirez comment tous ces éléments distincts forment un tout si harmonieux et si délicatement équilibré, bien qu’en constante évolution.

Pour ma part, j’en suis venu à la conclusion que tout ceci ne pouvait être le fruit du hasard. Il faudra avoir de très bons arguments pour me convaincre du contraire. Je crois sincèrement que notre monde, humains inclus, est le résultat d’une planification consciencieuse d’une grande sagesse. Ce monde, j’en attribue l’origine à une cause suprême que j’appelle Dieu. Je ne comprends pas plus ce qu’est Dieu, mais je m’en suis fait une idée que je vous présenterai dans mon prochain billet.

Covid-19 : un rendez-vous raté?

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En ce début d’année, plus ou moins réjouissant, j’aimerais revenir sur cette pandémie qui a marqué 2020. On peut à juste titre parler d’un véritable fléau, compte tenu du nombre de victimes et des répercussions sur nos sociétés.

Cette pandémie a vraiment testé nos modèles sociaux. Elle a révélé notre dilemme éthique entre l’impératif de la santé publique et celui de la survie économique. Ce dernier a pesé le plus lourd dans la balance. Il constitue un si grand fondement de notre mode de vie qu’il a influencé de nombreuses décisions gouvernementales et personnelles. Cela témoigne de notre attachement aux biens matériels et de notre dépendance au consumérisme. La « survie » de notre société dépend essentiellement de notre capacité à dépenser. Que l’on stoppe les achats; et tout est à réinventer.

D’ailleurs, la capacité de bien des entreprises à réinventer leurs façons de faire des affaires et d’amener les clients à dépenser fut fort stimulée pendant cette crise sanitaire. Comme quoi la nécessité est mère de l’invention!

L’autre aspect qui m’a frappé, c’est la difficulté qu’ont eu bien des gens à voir leur liberté restreinte pour le bien commun. Bien qu’étant des créatures grégaires qui ont besoin du contact avec les autres, de très nombreux humains sont foncièrement individualistes et font peu de cas des besoins des autres. Leurs décisions et leurs gestes sont fondés sur leurs seuls critères. Beaucoup ont même volontairement et résolument défié les consignes négligeant, voire niant, toutes les conséquences potentielles.

De toute évidence, la pandémie nous a sortis de nos habitudes et nous a fait perdre nos repères. Elle nous a sans contredit déséquilibrés.

Quelle formidable occasion pour se remettre en question et repartir sur des bases plus solides!

Qui aura profité des confinements pour se tourner vers l’intérieur, vers soi-même? Qui aura analysé le pourquoi de ce vide en soi du fait se retrouver distant des autres? Qui aura cherché à le combler autrement que par des futilités et des biens matériels? Qui aura eu la curiosité ou le courage de se pencher sur sa spiritualité et de l’alimenter?

Ceux-là, selon moi, auront été au rendez-vous.

De tels fléaux n’arrivent pas par hasard. Ils sont orchestrés par les sommités spirituelles pour nous faire faire un plus grand pas dans notre évolution. Ils servent à nous éveiller, à piquer notre curiosité, à nous faire réfléchir, à nous inciter à amorcer un changement dans notre vie. Ils visent à nous rendre plus solidaires, plus sensibles aux épreuves des autres, plus charitables. Certains me diront que c’est là un remède de cheval, mais ne sommes-nous pas têtus comme des bourriques?

Nous sommes des aveugles qui refusent de voir. Nous nions l’évidence du bourbier dans lequel nous nous enfonçons. Nous refusons de prendre les mesures qui nous sortiraient du pétrin parce que nous préférons ne pas faire d’efforts et de sacrifices.

Nous voulons jouir de la vie!

Un plaisir de plus en plus solitaire, même en société. Nous sommes connectés au monde, mais n’avons pas la patience de prendre réellement de ses nouvelles.

Toutefois, je crois sincèrement qu’il est toujours temps de bifurquer pour qui le veut bien. Il n’est jamais trop tard pour attraper le bateau de la conscientisation et amorcer un renouveau dans son for intérieur. Sachons tirer le meilleur de cette pandémie du point de vue spirituel, le seul qui importe vraiment après tout!

Une porte entrouverte sur notre passé

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De façon générale, pendant notre incarnation, nous ne nous souvenons pas de nos existences précédentes ni des périodes passées dans le monde spirituel entre celles-ci. Ce passé caché a cependant laissé des traces dans notre conscience et se pointe le nez dans notre vie présente sous la forme d’intuitions. On peut aussi en déduire quelques grandes lignes de par les circonstances de notre incarnation, car celle-ci est la conséquence logique de nos vies précédentes, du chemin parcouru et de la route à faire.

Cet oubli a quelque chose d’agaçant.

Certaines personnes tentent donc de se remémorer leur passé au moyen de l’hypnose, en effectuant des régressions. Je n’en rejette pas la possibilité, mais je garde des réserves. Il est bien difficile de déterminer l’efficacité du processus et de confirmer la véracité des « souvenirs » ainsi obtenus. C’est que pendant l’hypnose, l’Esprit se retrouve dans une situation de semi-détachement semblable à celle qu’il connaît lorsque le corps est endormi. Bien qu’il demeure guidé par l’hypnotiseur et ses suggestions, il ne recouvre pas nécessairement l’intégralité de sa mémoire. En fait, bien des désincarnés ne recouvrent pas la mémoire instantanément après leur désincarnation. Par conséquent, à mon avis, ce que l’Esprit expérimente à ce moment se rapproche énormément d’un rêve éveillé, dans lequel peuvent se mélanger réalité et imagination, de sorte qu’il est difficile de faire la part des choses. À cet égard, je crois que davantage de recherches sont requises avant de tirer des conclusions définitives.

D’autres personnes racontent avoir passé en revue leur existence actuelle, et parfois même des existences passées, au cours d’une expérience de mort imminente. Là encore, notre science se heurte à l’impossibilité de confirmer la véracité de l’expérience, ce qui ne l’invalide pas pour autant. En fait, le niveau de détail relaté et la très forte impression laissée sur les personnes par cet « examen de conscience » donne à penser qu’elles ont réellement vécu une telle expérience pendant la période où leur esprit était détaché de leur corps.

Ces cas demeurent isolés, mais ils semblent viser un but bien précis et favoriser un changement de trajectoire chez la personne concernée.

Parfois aussi, lors de séances de communication, des messages révèlent à des gens présents quelques aspects de leur passé. Ceux-ci s’avèrent souvent génériques et soulignent des tendances de la personnalité à prendre en considération. Ces révélations ont un but didactique; elles visent à aider ces personnes à s’améliorer, pas à satisfaire leur curiosité ni à flatter leur orgueil. Méfiez-vous des flagorneurs du monde spirituel!

Car c’est bien là le danger de « découvrir » ses vies antérieures : l’impact de ce savoir sur notre personnalité. Comment réagiriez-vous si vous appreniez que vous avez été esclavagiste ou inquisiteur, voleur ou violeur? Seriez-vous fier ou honteux? N’oubliez pas que si nous sommes sur cette Terre, c’est parce que nous devons racheter un lourd passé. Et si vous aviez été Jeanne d’Arc ou Gandhi?

Cela ne flatterait-il pas un peu votre égo?

Cela ne vous trotterait-il pas dans la tête un sacré bon bout de temps?

Se pourrait-il que cela influence vos agissements dans l’avenir?

L’oubli du passé facilite notre lutte quotidienne, car il favorise l’humilité plutôt que l’orgueil, la sérénité plutôt que la honte et l’effort plutôt que le repos sur ses lauriers. Ce que vous avez besoin de savoir pour progresser est déjà à votre portée, et s’il vous faut plus, vos guides se chargeront de vous le fournir. Nous avons bien assez d’éléments sur lesquels travailler sans nous soucier de ce que nous avons pu être ou faire antérieurement.

Réflexions pour Noël

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Je me permets aujourd’hui une petite réflexion toute personnelle, inspirée par le Temps des Fêtes.

Noël souligne la venue de Jésus sur Terre. Cet être exceptionnel a choisi de s’incarner de nouveau, comme n’importe quel être humain, pour venir éveiller les consciences et transmettre à tous de nouveaux enseignements pour favoriser la progression du genre humain.

Dans le livre « Vers la lumière », dicté à Chico Xavier par son guide, l’Esprit Emmanuel, on apprend que Jésus est en fait l’entité en charge du développement de tout notre système solaire, y compris de la Terre, depuis sa création, et qu’il en a supervisé toute l’évolution. Cela nous indique son degré d’élévation. Avec le concours de ses collaborateurs, il a veillé sur le développement de l’humanité depuis son apparition sur cette planète. À de nombreuses reprise, il y a affecté ses messagers pour transmettre ses enseignements et guider le cheminement des âmes incarnées.

Cela n’ayant pas suffi, il a décidé de venir lui-même sur Terre pour remettre les pendules à l’heure et insuffler un nouvel élan à la marche de l’humanité vers son but ultime. Il a sans contredit laissé sa marque sur notre planète. Si les autorités de son époque n’ont pas voulu accepter ces nouveaux enseignements qui ébranlaient leur contrôle sur la masse, il n’en demeure pas moins que son message a su traverser les époques.

Cependant, connaissant l’imperfection des humains, Jésus savait que son message ne serait pas adopté du jour au lendemain et qu’il serait déformé par plusieurs, interprété de mille et une manières et détourné à des fins personnelles. Aussi avait-il prévu envoyer à l’humanité un nouveau « sauveur » :

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous : l’Esprit de vérité […] Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

(Jean, chap. 14, v. 15-17 et 26)

Ce consolateur s’est pointé au milieu du XIXe siècle. Or cette fois, au lieu de prendre forme humaine, il a préféré passer par l’entremise des êtres spirituels, ce qui a permis de transmettre son message partout à la fois. Les humains reçurent ainsi de nombreux messages de haute teneur spirituelle dont les multiples origines venaient corroborer l’authenticité. Aux quatre coins de l’Europe et en Amérique, des médiums sans aucun lien entre eux, obtinrent des communications similaires, témoignant d’une origine unique. Ce foisonnement de communications mena à leur codification sous la forme de la doctrine spirite. C’est pourquoi on désigne souvent le spiritisme comme étant la Troisième Révélation (les dix commandements de Moïse et les enseignements de Jésus étant les deux premières). Il ne s’agit pas d’une œuvre humaine, mais bien de révélations que les esprits élevés ont faites aux humains.

En plus de son message, et peut-être parce qu’il savait qu’il serait déformé, Jésus nous a aussi laissé un modèle à suivre de par son comportement irréprochable. Le Nouveau Testament est rempli de ses exemples d’amour, d’ouverture, d’acceptation, de compassion, de pardon, d’enseignement, de charité. Peu d’entre nous y parviendront dans cette existence-ci, mais c’est l’idéal à viser. En fait, cela se résume dans ses deux règles d’or toutes simples :

« Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

« Ne faites pas aux autres, ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse, mais faites pour eux, ce que vous souhaiteriez que l’on fasse pour vous. »

Ces règles s’appliquent dans toutes les circonstances de la vie. TOUTES! C’est la route la plus directe pour votre ascension.

Je vous invite à y réfléchir, mais surtout à vous efforcer de les mettre en pratique le plus souvent possible. C’est souvent difficile, car nous ne les avons pas assimilées, mais c’est faisable. Les résultats ne se feront pas attendre. J’y reviendrai plus spécifiquement dans d’autres billets, vu leur importance.

Joyeuses Fêtes!

Un oubli bénéfique

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Lorsqu’un Esprit s’incarne pour une autre existence terrestre, il perd momentanément la mémoire de ce qu’il est et de ses existences passées. Cette amnésie temporaire perdure toute sa vie, et dans certains cas, selon le degré d’évolution de l’Esprit, elle se prolonge même après le retour dans le monde spirituel.

Quoique l’on puisse en penser, cet oubli est nécessaire pour permettre à l’Esprit de repartir à neuf, sur les bases qu’il a acquises pendant son dernier séjour dans le monde spirituel.

Chacun de nous traîne un lourd bagage d’expériences passées peu reluisantes, voire honteuses. Avoir souvenir de ces événements entraverait sérieusement la progression de l’Esprit, lequel pourrait devoir composer avec une grave culpabilité ou une incontrôlable haine qui déséquilibrerait ses émotions. D’autant plus que les Esprits se réincarnent bien souvent aux côtés de leurs victimes et bourreaux (aux sens propre et figuré) afin de racheter leurs fautes. Seriez-vous porté à aider votre voisin si vous saviez qu’il vous a persécuté dans une vie précédente? Feriez-vous confiance à votre frère si vous saviez qu’il a assassiné votre mari, dans une autre vie, pour éliminer un rival amoureux? Et comment ceux-ci se comporteraient-ils à votre égard, car vous n’êtes pas sans fautes non plus?

Nos relations sociales s’en trouveraient sérieusement handicapées! Or, nous avons besoin de ces contacts et de ces échanges avec les autres pour notre avancement. C’est dans ces moments que nous appliquons les concepts assimilés et mettons à l’épreuve nos résolutions d’amour, de compassion, de charité et d’écoute.

L’oubli du passé joue aussi un rôle crucial pour l’enfance de l’Esprit incarné et son éducation au sein de la famille. Cet oubli rend l’esprit beaucoup plus ouvert aux influences parentales, familiales et du milieu. Les parents pourront donc plus facilement lui inculquer de bonnes valeurs et règles de conduite que si l’Esprit avait conservé sa personnalité et toute son expérience de vie précédente. Vous imaginez si un parent reconnaissait son enfant comme la personne qui l’a ruiné dans une existence précédente ou qui l’a fait condamner? Comment pourrait-il lui témoigner l’amour et la tendresse requises? Heureusement, ayant oublié leur propre passé et ignorant celui de leur enfant, les parents accueillent un « nouvel » être de manière objective, et le plus souvent avec amour et bonnes intentions.

Néanmoins, le fait de ne pas se rappeler de nos expériences passées ne signifie pas qu’elles n’ont pas de répercussions sur notre incarnation actuelle. Bien au contraire! Toute notre existence actuelle découle de ces vies antérieures : nos parents, nos frères et sœurs (ou leur absence), nos conjoints, notre milieu de vie, nos amis, nos collègues; toute notre vie a été planifiée pour nous permettre d’apprendre, de nous racheter et de progresser.

À défaut de nous rappeler des détails de nos vies antérieures, une observation de notre vie présente peut nous donner des indices sur ces vies passées, quoique cela ait peu d’utilité concrète. En effet, ce qui importe réellement, puisque nous ne pouvons pas modifier nos vies précédentes, c’est ce que nous ferons de celle-ci, laquelle déterminera notre avenir. C’est donc là-dessus que je vous invite à concentrer vos efforts, car cela en prend beaucoup!

Au travail, mes amis! Faites en sorte qu’on se rappelle de vous pour les bonnes raisons après votre passage dans cette vie.

Médium… de gré ou de force!

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La médiumnité est une faculté naturelle. Elle découle de perceptions plus développées que la normale permettant à la personne médium de capter une réalité plus vaste que la plupart des gens. Ainsi, le médium peut voir des entités désincarnées, entendre des voix, faire déplacer des objets, faire des prédictions ou des révélations et bien d’autres choses. Ces phénomènes se produisent souvent dès l’enfance puisque cette capacité vient en naissant.

Bien souvent, les enfants considèrent cette faculté comme la « normalité », puisque ces événements ont toujours fait partie de leur courte vie. En grandissant, ils constateront que peu de gens dans leur entourage ont la même capacité. Habituellement, compte tenu des réactions de leur entourage, peu familiarisé avec le phénomène, ils tendront à taire ce qu’ils vivent à cet égard, leurs témoignages étant mal reçus.

Leur faculté ne s’estompera pas pour autant. Ils continueront à vivre avec, mais sans possibilité d’en témoigner, sinon à quelques curieux, tout aussi ignorants qu’eux en la matière. Vient ensuite un moment où la médiumnité refoulée devient un fardeau, voire une source de problèmes personnels, sociaux et autres. Que faire alors?

D’abord, le médium doit s’instruire.

Il doit s’efforcer de démystifier cette capacité pour comprendre de quoi il en retourne, quelles en sont les conséquences, les risques, les avantages. Les sources utiles et fiables sont peu nombreuses. Toutefois, je peux recommander sans contredit de commencer par Le Livre des Médiums d’Allan Kardec. C’est une source sûre, fiable et sérieuse qui explique les principales notions. Les ouvrages d’André Luiz (par l’entremise du médium Chico Xavier) sont une autre source de renseignements sur la mécanique de la médiumnité et les obligations qu’elle impose à la personne médium pour une application saine et efficace.

Cette première étape devrait permettre de dissiper de nombreuses craintes et d’éveiller un plus grand discernement chez le médium.

Ensuite, l’autre étape tout aussi importante, et qui est l’œuvre d’une vie, c’est le travail sur soi.

En raison de la loi d’affinité, qui se ressemble s’assemble. Par conséquent, comme n’importe quel humain, la personne médium attire à elle des entités qui lui ressemblent sur le plan de la personnalité, des intérêts, des vices et des travers. Or, en raison de sa sensibilité plus accrue, la personne médium est plus exposée à subir les influences des entités spirituelles qui l’entourent bonnes ou néfastes. Elle a donc tout avantage à attirer des entités plus nobles, mais pour cela, elle doit mériter cette attention en faisant elle-même preuve de noblesse. J’entends par là qu’elle doit demeurer humble, charitable, respectueuse, calme et tout ce qui s’ensuit pour être digne de la collaboration des esprits plus évolués. Sinon, elle risque fort d’attirer à elle des entités qui voudront se jouer d’elle et tirer profit de sa faculté pour leurs propres fins.

Par ailleurs, n’oublions pas que cette faculté fait elle aussi partie du plan dressé pour cette incarnation. C’est un choix qu’a fait l’esprit dans un but de service au prochain et à la collectivité. C’est en quelque sorte une vocation qui implique beaucoup de sacrifices, en commençant par celui d’une petite vie tranquille. Je crois bien que l’exemple le plus évocateur de ce que peut représenter la médiumnité, tant pour ce qui est de la « productivité » que des sacrifices associés, est celui de Chico Xavier (de son vrai nom Francisco Cândido Xavier). Chico est LE plus formidable médium que l’humanité ait connu. Vous trouverez facilement des biographies de ce dernier sur le web ou sous forme de livres.

Évidemment, tout le monde n’atteindra pas le même niveau, mais il demeure l’exemple à suivre.

Enfin, si cela est possible et praticable, je recommande fortement de joindre un groupe d’études spirites adhérant aux préceptes d’Allan Kardec. La personne médium y trouvera un cadre accueillant, sûr et compréhensif, dans lequel, en plus d’approfondir ses connaissances de la doctrine, elle pourra mettre en pratique et à profit sa faculté médiumnique, sous la protection d’entités spirituelles élevées qui sauront la guider.

S’il s’avère impossible de joindre un groupe, une étude sérieuse, par soi-même est indispensable. Cette étude, si elle est faite consciencieusement, pourra aussi attirer la protection d’amis spirituels et aura à tout le moins l’avantage d’apporter une certaine quiétude quant à votre faculté.

En sus de tout cela, l’outil toujours disponible et qui ne peut que vous soutenir dans ce processus de familiarisation avec la médiumnité et d’acceptation de cette « mission », demeure la prière sincère. Au-delà des mots que vous utiliserez, c’est la pensée et l’émotion que vous émettrez qui importent. La vraie prière ne vient pas des lèvres, mais du cœur. Ayez foi en son efficacité, même si ses effets vous échappent, car la littérature spirite nous confirme qu’elles sont toutes entendues et prises en compte, et que comme toute autre pensée, elles entraînent une réaction.

Bon courage, amis médiums!

C’était quoi le plan, déjà?

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À quoi bon faire un plan si on ne s’en rappelle pas quand vient le temps de le mettre en œuvre? Voilà une question tout à fait légitime. Sauf que ce raisonnement découle d’un point de vue humain, avec toutes les limitations que cela implique.

Il faut se rappeler que le plan consiste principalement à déterminer dans quel milieu l’esprit se réincarnera (parents, famille, niveau de vie, religion, etc.) et quelles occasions et épreuves il rencontrera au fil de son parcours. Tous ces éléments ont pour but de lui offrir les meilleures chances de progression et de rachat. De plus, nos accompagnateurs spirituels mettront tout en œuvre pour que les événements requis se produisent.

Par conséquent, il n’est pas nécessaire que nous nous rappelions le plan tracé. Le monde spirituel se chargera de sa concrétisation d’une façon ou de l’autre.

Ce qui importe, cependant, c’est de comprendre que ce plan existe, que nous y avons contribué (dans la plupart des cas) et qu’il détermine les faits marquants de notre existence. Quand on prend conscience de ce fait, nous changeons d’attitude à l’égard des obstacles qui parsèment notre route dans cette existence, puisque nous savons qu’elles visent notre amélioration et le rachat de nos fautes.

Cette perception de notre propre vie peut aussi s’étendre à celle des autres. Quand on sait que chaque personne que nous côtoyons est dans la même situation et est en processus de rachat et d’apprentissage, tout comme nous, on peut interpréter différemment leurs comportements, en saisir l’origine et le pardonner, même s’il nous affecte. En effet, chacune des personnes que nous croisons dans une journée (tant nos proches que nos collègues et les étrangers), est elle aussi un esprit incarné sur Terre, qui traîne son lot d’épreuves et de travers à corriger. Toutes méritent donc notre compassion, notre compréhension, notre acceptation et notre pardon, surtout celles qui nous enragent!

En fait, nous devrions remercier ces dernières, puisqu’elles mettent en lumière certains de nos travers à corriger et nous guident ainsi vers l’objectif.

Même si on ignore les détails du plan, quand on comprend le but de l’incarnation, on peut aborder la vie plus sereinement, même dans les moments les plus difficiles. Cette sérénité s’avère même bénéfique et essentielle, car elle entraîne un état d’esprit positif et constructif, qui évite d’amplifier les perceptions négatives, atténue les réactions qui pourraient être excessives et facilite la recherche de solutions ou l’acceptation de l’inévitable.

Chaque être humain doit donc accepter avec résignation la vie qu’il s’est méritée des suites de ses incarnations précédentes et s’efforcer de s’améliorer pour corriger le tir en vue des prochaines.

Personne n’échappe à la loi du karma, et celle-ci est intégralement juste et équitable. C’est l’application même de la justice divine. Heureusement, contrairement à la justice humaine, la justice divine ne condamne pas à perpétuité. Bien au contraire, Dieu est prêt à nous pardonner toutes nos fautes pour autant que nous les reconnaissons et que nous nous rachetons. Dieu sait que nous sommes des êtres en évolution qui cheminent vers la perfection. Il va sans dire que nous commettrons bien des erreurs en cours de route. Alors, il nous accorde autant d’occasions qu’il faudra pour y parvenir, peu importe l’ampleur de l’évolution accomplie dans chacune. N’est-ce pas merveilleux? Tout un exemple à suivre!

C’est quoi ton plan?

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Nous avons vu que chaque action et pensée de notre part, bonne ou mauvaise, entraîne une réaction et une conséquence directe pour nous à plus ou moins long terme. Cela fait un bon paquet de conséquences au bout d’une vie! J’ai indiqué cependant que ces conséquences peuvent survenir dans notre vie actuelle ou, puisqu’en tant qu’Esprits nous sommes éternels, dans une incarnation subséquente.

Par conséquent, notre vie actuelle est la suite logique de nos incarnations précédentes et des progrès que nous avons accomplis (ou pas) dans le monde spirituel entre nos incarnations. Les épreuves et les bonheurs qui parsèment notre existence sont donc la conséquence de nos actes. De ce fait, nous sommes les seuls responsables de notre bonheur et de notre malheur. Le spiritisme vient même renforcer cette affirmation, car il nous apprend un élément très intéressant à cet égard.

« Nos incarnations sont soigneusement planifiées, et la plupart du temps, nous participons à cette planification en compagnie de nos guides spirituels. »

Autrement dit, notre vie n’est pas une suite de hasards. Toutes les grandes lignes en ont été tracées en vue de nous permettre d’atteindre certains objectifs précis liés à notre progression. De plus, au besoin, pour favoriser ces réalisations, les circonstances essentielles sont mises en place, les parents et la famille sont sélectionnées avec grand soin, les particularités du corps matériel sont ajustées, et tous les événements marquants qui seront nécessaires sont déjà prévus, et nos guides spirituels veilleront à ce qu’ils se produisent.

Bref, nous n’avons aucune raison de nous plaindre de notre sort, puisque nous l’avons nous-mêmes choisi. Vous vous demanderez peut-être comment vous avez pu être aussi nouille pour choisir un tel parcours. Toutefois, n’oubliez pas qu’à l’état d’Esprit, nous voyons les choses d’un œil bien différent. Au‑delà du désagrément immédiat de l’épreuve, nous comprenons sa valeur pour notre avancement, et nous la replaçons dans le contexte de notre vie éternelle. La difficulté temporaire devient, en ce cas, bien insignifiante. Par ailleurs, nous comprenons la nécessité et le bien-fondé de chaque épreuve, car nous en retraçons l’origine dans nos actes passés. En conséquence, nous savons que nous en avons besoin.

Ainsi, notre incarnation actuelle a été planifiée, d’après notre avancement spirituel et nos besoins en matière d’apprentissage et de rachat des fautes passées. Évidemment, on ne planifie pas ce que l’on mangera pour déjeuner. Pour cela, comme pour tout le reste, d’ailleurs, l’Esprit conserve son libre-arbitre une fois incarné. Il demeure libre de ses réactions face aux épreuves qu’il rencontre. Le fait qu’on les a choisies avant de s’incarner ne signifie pas automatiquement qu’on les surmontera. D’autant plus qu’une fois incarné, on ne se rappelle plus d’avoir fait ce choix.

Ce libre-arbitre nous permet de retirer tout le mérite de nos réussites. Par contre, s’il nous donne la possibilité de repousser une épreuve, il ne nous permet pas d’en être épargné. Si une épreuve est requise, nous devrons l’affronter un jour ou l’autre, et ce aussi souvent qu’il nous faudra pour la surmonter. Ce pourra être plus d’une fois dans une même vie, parfois sous diverses formes ou par l’entremise de diverses circonstances ou personnes, ou encore sur une période de plusieurs incarnations. Néanmoins, on ne pourra pas l’éviter. C’est la loi du karma!

En conclusion, nous avons la vie que nous nous sommes créée et nous subissons les épreuves que nous avons choisies. À nous, maintenant, de retrousser nos manches et de les surmonter sans rechigner, comme autant d’occasions d’apprentissage, sans quoi ce sera un éternel recommencement.

Quand on crache en l’air…

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Ça nous retombe sur le nez! Voilà une « belle » illustration de la loi du karma. J’ai mentionné dans le billet précédent que tôt ou tard, nous devrons assumer les conséquences de nos actes et de nos pensées ou en bénéficier, selon qu’elles auront été bonnes ou mauvaises, c’est-à-dire qu’elles auront contribué au mieux-être d’autrui ou non.

C’est la raison pour laquelle nos vies sont ponctuées d’épreuves, lesquelles sont en fait les conséquences de nos actes et pensées précédentes, souvent posées dans une existence antérieure. C’est là un des fondements de la justice divine : chacun reçoit selon ses œuvres et s’avère ainsi l’artisan de son propre bonheur ou malheur.

Étant des esprits très imparfaits, nous commettons beaucoup de fautes et enfreignons les lois divines d’amour et de charité. En conséquence, nous en avons beaucoup à racheter, souvent même trop pour le faire en une seule incarnation, ce qui explique que nos vies soient si difficiles. En résumé, nous avons la vie que nous méritons.

Or, cette vie de misère, comme on la décrit souvent, témoigne d’un autre aspect de la justice divine et du pardon indéfectible de Dieu. Ces épreuves sont en réalité notre planche de salut, l’outil qui nous permettra d’effacer un passé mouvementé et de purifier notre âme pour ensuite mieux progresser vers la perfection souhaitée. Ainsi, loin de nous condamner pour l’éternité, Dieu nous offre la possibilité de nous racheter en nous incarnant autant de fois qu’il sera nécessaire pour venir à bout de régler toutes nos dettes. Toutes! Et ce principe s’applique à chaque esprit. Même ceux ayant commis ou fait commettre les pires atrocités ont la possibilité et l’obligation de se réincarner pour racheter leurs crimes. Ceux-ci subiront sans doute des épreuves plus difficiles et plus longues, mais ils finiront éventuellement par effacer leur lourd passé et par aller de l’avant.

Il résulte de tout ceci qu’en tant qu’esprits incarnés venus sur Terre pour redresser nos torts, nous devons nous résigner devant les difficultés et accepter le sort qui nous incombe, puisque nous en sommes la seule cause. La révolte ou le découragement devant l’adversité ne feront qu’empirer les choses et prolonger les souffrances et les amertumes. Le spiritisme se présente donc comme le grand consolateur, puisqu’il nous aide à comprendre l’origine de nos difficultés et leur utilité pour notre amélioration.

Il faut se rappeler que chaque épreuve surmontée constitue un apprentissage pour l’esprit, un acquis que celui-ci conservera pour le reste de son existence éternelle. Une épreuve surmontée l’est à jamais, et l’esprit n’y sera plus confrontée, car il aura en quelque sorte, passé le test. Il aura progressé.

De fil en aiguille, d’une existence à l’autre, la vie sera de plus en plus facile et agréable, car les épreuves seront de moins en moins nombreuses et ardues.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que l’on peut dès maintenant décider, de notre propre chef d’adoucir notre existence actuelle et nos incarnations futures en choisissant de délaisser nos penchants néfastes au profits de tendances positives et altruistes. En agissant ainsi, non seulement accumule-t-on moins de dettes à rembourser (spirituellement parlant), mais on se constitue un fonds de mérites qui nous reviendrons également sous forme de bienfaits et de bénédictions dans nos existences futures. Ces mérites peuvent aussi permettre d’atténuer certaines peines ultérieures. Ainsi, l’être humain a tout à gagner à réformer son comportement et à faire preuve de bonté.

Qui sème le vent, récolte la tempête

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Ce dicton illustre bien la loi universelle d’action et réaction, aussi appelée le « karma ».

On peut distinguer deux aspects interreliés dans ce concept.

Le premier aspect, est que toute action provoque une réaction. Cela est vrai dans le monde physique qui nous entoure, mais aussi dans notre vie personnelle. De plus, cela s’applique tout autant à nos pensées, qui ont en fait une existence bien concrète et qui constituent, en quelque sorte, une « action intellectuelle » qui entraîne une réaction appropriée.

Quand on y réfléchit, on s’aperçoit qu’on accomplit un nombre incalculable d’actions au cours d’une vie et que l’on « produit » une quantité encore plus effarante de pensées. Or, chaque action et chaque pensée engendrera une réaction proportionnée à la nature et à l’ampleur de ces actions et pensées. Les variations sont infinies, évidemment, mais on peut reconnaître, en simplifiant à l’extrême, qu’une bonne action ponctuelle (un sourire, par exemple) entraîne généralement une réaction positive et qu’une bonne action de plus grande envergure (comme mettre sur pied une banque alimentaire) aura des répercussions plus étendues. De même, une mauvaise action commune (disons, donner un coup de pied à quelqu’un) entraînera une réaction négative, tandis qu’une mauvaise action de grande envergure (comme commander un génocide) produira de véritables catastrophes.

Une fois établi le principe de la réaction inévitable, il faut préciser que la réaction initiale peut aisément faire boule de neige et donner lieu à de multiples effets secondaires qui culmineront en une conséquence inattendue.

Prenons l’exemple d’une fausse accusation sur un média social, que des centaines de personnes verront et réutiliseront, sans même prendre la peine d’en confirmer la véracité, le tout menant à la discréditation de la personne visée, laquelle pourrait très bien en perdre son gagne-pain, forçant sa famille à subir des préjudices graves, comme une faillite, un divorce, voire un suicide. Tout cela à cause d’une fausse accusation, qui se voulait peut-être même une simple blague ou l’expression d’une jalousie ou d’une frustration.

Qui plus est, soulignons que la répétition d’une action ou d’une pensée se trouve à amplifier celle-ci et la conséquence correspondante.

La conclusion évidente, applicable dans l’immédiat, est que chacun de nous doit prendre conscience de la gravité potentielle de ses actions et pensées, pour ensuite tendre à favoriser les bonnes actions et pensées tout en éliminant les mauvaises. On ne change pas ainsi du jour au lendemain, mais si on en prend conscience, on commence déjà à faire mieux.

Le deuxième aspect fondamental du karma est que chaque action et pensée, bonne ou mauvaise, entraîne inévitablement une conséquence directe, de même nature, pour la personne qui pose l’action ou émet la pensée. Directe, mais pas nécessairement immédiate. En effet, l’esprit étant immortel, il peut subir la conséquence de ses actes et pensées à n’importe quel moment au cours de son existence présente ou une fois désincarné et rendu dans le monde spirituel, voire dans une incarnation future. Bien des facteurs influenceront le moment du retour du balancier, mais il viendra… inévitablement, sous une forme ou une autre. Ce sera le sujet de mon prochain billet.