Quand la vie fait bien les choses…

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Pensez à une personne qui vous est très chère (votre meilleur ami, ou votre conjoint ou conjointe).

Comment vous êtes-vous rencontrés? Quelles étaient les probabilités que vos chemins se croisent? Dans mon cas, pour bien des personnes de mon entourage, les probabilités étaient bien minces, et pourtant, la rencontre a eu lieu. Comme si « la vie » avait fait en sorte qu’elle se produise d’une façon ou d’une autre, et j’irais jusqu’à dire, juste au moment propice, quand nous étions tous les deux prêts pour cette rencontre.

Hasard ou complot?

J’ai peine à croire au hasard dans ces circonstances, car ces rencontres, bien qu’imprévues pour les deux parties, diffèrent de toutes les autres rencontres qu’on peut faire par hasard dans une vie. En fait, elles s’en distinguent par un aspect bien précis : elles débouchent sur des relations durables. Ces rencontres ont lieu avec une personne qui prendra une importance particulière pour nous et jouera un grand rôle dans notre vie.

Un complot en ce cas? Évidemment, j’utilise ce mot à la blague pour exprimer ma conviction que ces rencontres exceptionnelles sont organisées et qu’elles le sont parce qu’elles étaient prévues dès le départ dans notre plan de vie.

La littérature spirite confirme d’ailleurs cette planification visant à nous fournir les occasions nécessaires à notre évolution (tant la nôtre que celle de l’autre personne en cause). Ainsi, le chemin parcouru ensemble dans d’autres existences se poursuit dans celle-ci pour le bénéfice de chacun.

De nombreuses facettes de notre incarnation sont planifiées de cette façon, et nos guides s’assurent que ces événements aient bien lieu sans cependant nous priver de notre libre-arbitre. J’entends par là que nous demeurons libres de nos choix, mais que nos guides prendront les mesures qui s’imposent pour que les événements requis surviennent en dépit de nos décisions.

Par exemple, supposons que mon plan de vie contient une rencontre avec une personne précise, mais que cette personne, pour son propre plan de vie, habite dans un autre pays. Il sera fort probable que mon plan de vie implique un voyage dans ce pays pour permettre la rencontre. Or, si je décidais de ne pas faire ce voyage à l’étranger qui me mènerait à la rencontre d’une personne inconnue qui doit jouer un rôle dans mon existence, les guides pourraient bien faire en sorte que cette personne, pour quelque raison lui étant profitable, décide de faire le voyage en sens inverse pour en venir à me rencontrer. C’est un exemple simpliste, mais qui peut prendre de très nombreuses ramifications pour aboutir à la conclusion souhaitée sans que cela nuise au plan de vie respectif de chacun.

Bref, les principaux aspects de notre incarnation ont été décidés à l’avance et une armée de travailleurs spirituels s’affaire pour qu’ils se concrétisent, depuis le choix de la famille jusqu’au moment et au type de décès. Ces travailleurs ne pourront pas nécessairement tout empêcher (p. ex. un suicide, un avortement ou un meurtre), car nous demeurons maîtres de notre destinée et de nos choix. Cela va de soi puisque nous devrons en assumer les conséquences pour parfaire notre apprentissage. Ils déploieront cependant des efforts considérables pour nous orienter dans la bonne direction ou nous ramener sur le droit chemin, pour peu que nous leur en laissions l’occasion et que nous suivions notre instinct.

Quelles que soient les circonstances, comprenez que celles-ci vous sont envoyées pour votre avancement. Acceptez-les sans rouspéter et tirez-en le meilleur parti.

Vers une science renouvelée

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Déjà, lors de la codification de la doctrine spirite, Allan Kardec avait entrevu que la science rejoindrait un jour le spiritisme. Il savait que les scientifiques ouverts et sérieux, grâce à l’avancement des méthodes et outils de recherche, obtiendraient la preuve et peut-être même l’explication de nombreux phénomènes observés et qu’ils confirmeraient les révélations spirites concernant la véritable identité de l’être humain.

Il ne peut en être autrement. Les révélations spirites passées et présentes nous indiquent des situations que nous ne pouvons pas percevoir ou que nos connaissances et nos capacités actuelles ne nous permettent pas de comprendre. De son côté, la science s’évertue à comprendre le monde qui nous entoure et comment l’être humain fonctionne. Forcément, un jour, les deux se rejoindront.

Or, ce jour approche pour certains aspects, notamment celui de l’existence de l’âme, en tant qu’esprit incarné dans la matière et agissant sur celle-ci, et celui du périsprit, du moins en partie.

En effet, un noyau de chercheurs sérieux, provenant de diverses disciplines, se sont rassemblés pour promouvoir une nouvelle façon de voir l’univers qu’ils appellent la « science post-matérialiste ». Pour ce faire, ces chercheurs ont fondé l’organisme Academy for the Advancement of Post-Materialistic Sciences. Leur vision est fondée sur les découvertes des cent dernières années, qui rendent désuet le modèle scientifique traditionnel.

Selon ce modèle traditionnel, tout n’est que matière dans l’univers, y compris l’être humain, dont les facultés mentales ne sont que le produit du cerveau. Or, de très nombreuses recherches ont démontré que le modèle matérialiste est erroné. La matière n’est pas telle qu’on l’imaginait, et le cerveau n’est pas la source des processus mentaux, bien qu’il soit associé à ces processus.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter les ouvrages de Mario Beauregard, un neuroscientifique de renommée internationale. Faciles d’accès, ils vous donneront un très bon survol des avancées scientifiques en la matière. Sans entrer dans le détail, monsieur Beauregard a notamment étudié les divers états de conscience associés à la méditation, à la prière et à l’état de grâce. Il a notamment constaté que ces états pouvaient être provoqués, dans certaines circonstances, et qu’ils entraînaient une véritable expansion de la conscience hors des limites matérielles que nous connaissons. Il s’intéresse également aux capacités d’autoguérison.

Reste à voir dans quelle mesure ces précurseurs sauront convaincre et convertir leurs confrères et consoeurs plus traditionnalistes. Cela viendra, tôt ou tard.

La meilleure religion

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Le but premier de n’importe quelle religion digne de ce nom est d’amener l’être humain à comprendre sa nature réelle afin de l’inciter à devenir meilleur.

Chaque religion a sa propre perception de cette nature réelle, sa façon particulière de l’expliquer, ses principes quant aux comportements à adopter et son ensemble de croyances constituant la foi commune de ses adeptes. Toutes ont leurs bons côtés et leurs travers, car toutes sont le fruit de la pensée humaine et de ses limitations.

À travers les époques, toutes ont été louées et critiquées, toutes ont été utilisées et manipulées pour satisfaire des passions humaines de bas-étage, mais toutes ont aussi engendré des êtres hors du commun, se distinguant par leur bonté et leur sagesse. Des personnes qui en ont saisi l’essence et l’ont appliquée comme il se doit.

Toutes ont plus ou moins changé, au fil du temps, pour s’adapter à l’évolution des sociétés, mais toutes ont conservé leur base fondamentale, laquelle est relativement commune à toutes. C’est là que se trouve la partie « divine » des religions, ce qui les rattache à quelque chose de plus grand que l’être humain; cette parcelle de sagesse immuable, car émanant de la source originelle. Le reste est l’œuvre de l’être humain, dans toute son imperfection, malgré sa bonne volonté, mais ce cœur, lui, vient de plus haut.

On peut juger les religions, mais au fond, ce faisant, c’est l’être humain que l’on juge d’après son œuvre, ce qu’il a fait du cadeau divin. De la même façon, les humains seront jugés en fonction de ce qu’ils ont fait de la religion et du coup, des consignes de Dieu que les religions renferment, sous diverses formes. En effet, en raison du libre-arbitre accordé aux humains, chacun est libre d’analyser les religions et d’y puiser ce qu’il croit méritoire, mais il sera aussi responsable de ce qu’il en aura fait. S’il en a abusé et qu’il a fait du tort aux autres, il en paiera le prix; s’il en a usé avec bienveillance, il en retirera les bénéfices. Le problème n’est donc pas tant dans la religion même que dans l’usage qu’on en fait. Sachons en retirer ce qui ne peut venir que d’une source divine et laissons le reste de côté. Au lieu de condamner une religion ou une autre, analysons d’où vient le réel problème et tentons de le régler à la source.

Les bases du spiritisme 4 – La trinité humaine

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Nous avons vu précédemment que l’être humain est en fait un esprit incarné dans un corps matériel pour vivre les expériences propres à l’existence humaine, lesquelles lui permettront de progresser dans son évolution.

Cette description n’est pas tout à fait complète. Elle soulève même quelques questions. Si le corps physique est purement matière, comment l’esprit peut-il agit sur le corps? Pourquoi ne passe-t-il pas tout simplement à travers, comme les esprits désincarnés peuvent traverser les murs? Comment se fait-il qu’il reste attaché à ce corps? Pourquoi, une fois séparé du corps, l’esprit conserve-t-il l’apparence de ce dernier? Comment les expériences du corps peuvent-elles affecter l’esprit au point où certaines cicatrices peuvent être transférées au corps d’une incarnation suivante?

C’est qu’en fait, comme l’indique le titre de cet article, l’être humain compte une troisième composante : le périsprit. Celui-ci est sans doute le plus difficile des trois à conceptualiser. Il pourrait faire l’objet de plusieurs livres à lui seul, mais nous soulignerons ici les principaux points généraux pour décrire son rôle.

D’abord, il faut comprendre que l’esprit en soi est d’une nature trop subtile pour agir directement sur la matière telle que nous la connaissons. La différence est trop grande. C’est comme quand nous essayons d’attraper de l’air avec nos mains. Par conséquent, l’esprit a besoin d’un outil adapté à sa nature et à celle de la matière sur laquelle il veut agir. Cet outil, c’est le périsprit.

Ce périsprit est strictement matériel. Seulement, sa matière est beaucoup plus « éthérée », plus subtile ou raffinée que la matière organique terrestre. Elle est donc plus proche de la nature de l’esprit, ce qui permet à ce dernier de l’influencer. En même temps, elle est suffisamment « solide » pour agir sur la matière que nous connaissons. Ainsi, pour nous humains, le périsprit s’apparente davantage à une forme d’énergie (la littérature spirite le désigne habituellement comme un fluide), tandis que pour les désincarnés suffisamment évolués pour le connaître et le comprendre, il a une existence très concrète.

Étant matériel, le périsprit est modifiable, à la fois par l’Esprit et par le corps. Le premier (l’esprit) peut modifier le périsprit par sa volonté, tandis que le deuxième (le corps) peut le modifier par symbiose. Ce dernier point mérite une petite explication. Dès la conception, l’esprit qui s’incarne associe son périsprit au corps qui se forme, de telle sorte que le périsprit imprègne toute la structure corporelle; et ce sera le cas pendant toute la vie organique. Il en résulte que toute modification dans le corps ou dans le périsprit se répercutera dans l’autre, de façon plus ou moins marquée. Cette symbiose entre le corps et le périsprit est d’ailleurs à l’origine de nombreuses maladies pendant l’existence et des déformations congénitales. Elle est aussi confirmée par la littérature spirite qui nous indique que les esprits désincarnés (notamment les personnes suicidées) affichent les contrecoups des blessures sérieuses infligées au corps. Ces traces que conserve le périsprit, même après être détaché du corps, nécessitent un long processus de rétablissement et peuvent même être transférées au corps suivant dans lequel un esprit s’incarnera.

Pour être efficace, le périsprit doit aussi être adaptable au milieu dans lequel l’esprit évolue. À quoi servirait un périsprit incapable d’influencer la matière que l’esprit a sous la main? Cette adaptabilité vient du fait que le périsprit est aussi composé d’une certaine quantité de particules propres au milieu environnant (dans le cas des humains, la Terre). Ces particules sont ensuite laissées derrière lorsque l’esprit change de milieu, par exemple lorsqu’il se désincarne et retourne dans le monde spirituel où il n’en a plus besoin. De la même façon, plus un esprit évolue et vit dans des mondes plus spirituels, plus son périsprit se purifie, proportionnellement à l’état de ces mondes. Cette capacité d’adaptation au monde environnant permet aussi à un esprit plus évolué d’agir dans des milieux qui ne correspondent pas à son niveau, c’est-à-dire des niveaux moins évolués où la matière est plus dense. Fait important, un esprit peut rendre son périsprit plus « matériel » pour agir dans un monde moins évolué, mais il ne peut pas « purifier » à volonté son périsprit pour agir dans des niveaux plus évolués. L’état optimal du périsprit est celui que l’esprit a atteint.

Le dernier élément que je veux souligner au sujet du périsprit, c’est son rôle d’archives de l’esprit. Le périsprit conserve la trace de l’existence intégrale de l’esprit depuis sa création, ce qui inclut tout ce qu’il a fait et pensé, tout ce qu’il a appris. Le périsprit est donc, en quelque sorte, le reflet de la personnalité de l’esprit. Comprenez bien que le périsprit lui-même n’effectue aucune activité intellectuelle. Il ne pense pas, il ne décide rien et il n’agit pas par lui-même. Cela dit, tout ce que pense et fait l’esprit est inscrit dans le périsprit, si bien que celui-ci s’en trouve modifié en conséquence.

Il en résulte que l’état du périsprit correspond à l’état d’avancement de l’esprit. Cela explique les descriptions faites des esprits de bas-étage, dont le périsprit vicié par des pensées et actions néfastes va jusqu’à prendre une apparence littéralement monstrueuse, tandis que celui des êtres plus évolués s’avère « translucide et lumineux », révélant l’essence intime de l’esprit. Cette propriété du périsprit indique aussi à quiconque rencontre un autre esprit dans le monde spirituel d’évaluer le niveau d’évolution de l’esprit en question (qui ne peut pas être camouflé). En outre, la condition du périsprit lors du passage dans le monde spirituel déterminera, par voie d’affinité vibratoire, dans quelles régions l’esprit sera en mesure d’aller. Plus le périsprit sera vicié, plus ses vibrations seront basses et lui bloqueront l’accès aux régions supérieures, l’empêchant même de percevoir la présence d’esprits plus évolués à leurs côtés.

Ce ne sont là que des grandes lignes sur ce qu’est le périsprit. Ce sujet pourrait à lui seul remplir plusieurs ouvrages. Toutefois, elles vous éclaireront sur la nature réelle de l’être humain et l’importance de l’amélioration personnelle. La condition de l’esprit est le résultat de ses actes et pensées, qu’il peut toujours corriger s’il le souhaite, et cette condition se reflète directement sur son périsprit, lequel détermine sa situation dans l’au-delà. L’esprit est donc bel et bien l’artisan de son malheur comme de son bonheur. C’est un pensez-y bien!

Tout vient à point à qui sait attendre

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La patience est une vertu qui se fait de plus en plus rare dans notre société moderne. On s’impatiente à la moindre contrariété; on veut être rendu avant de partir; on veut une gratification instantanée; on veut obtenir immédiatement ce qu’on désire, même quand on n’en a pas les moyens; on enguirlande sans ménagement quiconque roule moins vite devant nous; on s’inquiète au moindre délai de réponse à nos messages.

En fait, c’est comme si plus on se préoccupait du temps qui file, plus celui-ci s’égrenait rapidement. Que de stress et de maladie liés à ce souci du temps qui fuit!

Or, le temps n’est essentiellement qu’une mesure, qu’un point de repère ou une référence, au même titre que la distance. Pourquoi s’en préoccupe-t-on tant en ce cas? Parce qu’au fil du temps, nous avons collectivement décidé d’y attribuer une importance qu’il n’a pas, et nous avons enraciné dans nos cultures la notion que le temps nous est compté. Le temps a même ainsi acquis une « valeur ». Le temps est devenu précieux!

D’un point de vue spirite, c’est un aspect plutôt ridicule, puisque même si la vie humaine est limitée dans le temps, on sait que l’être humain est en fait un esprit dont l’existence est éternelle. On sait qu’il a existé longtemps avant sa venue sur Terre et qu’il poursuivra sa route après son départ. Pourquoi s’en ferait-il avec le temps qui passe ou qu’il lui reste, si ce n’est pour optimiser l’occasion qu’on lui a accordée de s’améliorer en s’incarnant sur Terre? Cela dit, quand je parle d’optimiser son temps, je ne parle pas tant en termes de quantité d’actions qu’en termes de qualité des actions. Et pour cela, il se trouve que la patience est tout indiquée, car l’empressement porte plutôt à bâcler.

Plus nous développons notre patience, plus nous gagnons en sérénité, car moins les futilités viennent perturber notre quiétude d’esprit. L’apprentissage de la doctrine spirite nous aide justement à comprendre que les désagréments de la vie matérielle sont passagers et représentent un bien court instant dans notre vie éternelle. Il nous indique aussi que ces désagréments, nous les avons soit choisis, soit mérités, et parfois même les deux. Le spiritisme nous aide à accepter les épreuves, car nous comprenons leur origine et leur utilité. Ce ne sont plus de malheureux hasards, mais des occasions de rachat et d’évolution. Nous en devenons par conséquent plus tolérants et plus résignés face aux aléas de l’existence.

Je vous invite donc à réfléchir à votre conception du temps; à son importance dans votre vie; à votre façon de l’utiliser, en tenant compte du fait qu’au fond, vous avez toute la vie devant vous, et qu’encore bien d’autres suivront…

La filière brésilienne; un exemple à suivre

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La chaîne Netflix présente une nouvelle série documentaire sur la survivance de l’âme après la mort. L’approche consiste à présenter des faits appuyant la thèse de la survivance (manifestations physiques, communications, médiumnité, apparitions, etc.). Rien de bien étonnant pour un spirite, mais le traitement du sujet est tout de même intéressant. En fait, le contenu m’a semblé bien adapté pour des gens qui se questionnent encore.

La plus grande lacune, c’est que le documentaire ne fait absolument aucun cas de la doctrine spirite, laquelle explique si bien le tout. Par ailleurs, il ne fait aucune mention de son application au Brésil, où le spiritisme a trouvé un terreau si fertile à son expansion.

Le spiritisme, apparu en France en 1857, grâce aux ouvrages d’Allan Kardec (toujours la référence première), s’est transporté au Brésil vers la fin du XIXe siècle. Il y a cependant pris une tournure bien différente. En Europe, on l’a abordé d’un point de vue scientifique et on l’a adopté de manière plutôt individualiste, comme un réconfort, une manière de s’améliorer et d’améliorer son sort après la mort. Par contre, au Brésil, on a tout de suite saisi l’importance de la pratique de la charité, que véhicule la doctrine, et le spiritisme est devenue une motivation pour soutenir les plus démunis.

Les spirites brésiliens sérieux ont rapidement instauré des dispensaires, des orphelinats, des soupes populaires, des écoles et autres œuvres de bienfaisance en fonction des besoins locaux. Ce service pour le mieux-être d’autrui, auquel fait constamment référence André Luiz (et bien d’autres esprits), est l’élément crucial à retenir de l’expérience brésilienne.

Évidemment, ce service ne peut pas nécessairement prendre la même forme partout. Cependant, la misère humaine règne sur toute la Terre et revêt d’innombrables habits. On la trouve tout autant chez les bien nantis que parmi les plus démunis. La détresse peut être matérielle, mais elle peut tout aussi bien s’avérer spirituelle ou émotive. Il n’y a qu’à regarder pour la trouver. Chaque geste charitable compte, pour l’autre et pour soi.

L’autre aspect notable du spiritisme, au Brésil, réside dans la nature des communications obtenues par les médiums. En raison de leurs sentiments et de leurs actions charitables, certains médiums brésiliens (notamment Chico Xavier et Divaldo Franco) ont obtenu des communications d’esprits de haut niveau qui ont grandement enrichi les connaissances et les enseignements que dispense la doctrine spirite. Ces messages, prenant souvent la forme de livres complets, voire de séries thématiques, ont abordé de nombreuses facettes dont la vie dans le monde spirituel, les mécanismes de la médiumnité, la psychologie humaine, les obsessions, les relations humaines, la sexualité, le développement personnel, et j’en passe beaucoup!

Ces ouvrages ne sont pas tous disponibles en français, mais on en trouve de plus en plus. Vous trouverez ma version des trois premiers tomes de la série d’André Luiz sur ce site, et d’autres sont aussi disponibles. Je vous encourage fortement à lire tous ceux que vous trouverez, car chacun regorge d’enseignements précieux. On n’en sait jamais trop sur ces sujets fondamentaux pour l’être humain. Vous constaterez de vous-mêmes comment ils peuvent vous transformer.

Sur ce, bonne lecture et n’hésitez pas à tendre la main à votre prochain d’une façon ou de l’autre.

Mon Dieu à moi…

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Ce n’est pas tout le monde qui croit en Dieu. Par ailleurs, ceux qui y croient ne croient pas tous au même Dieu. Le concept de Dieu est très variable.

Les spirites, pour leur part, adhèrent à la description qu’en a donnée Allan Kardec au premier chapitre du Livre des Esprits.

Cette description, Kardec l’a compilée à partir des explications que de nombreux esprits lui ont fournies.

En résumé, il définit Dieu comme l’intelligence suprême et la cause première de toutes choses. Logiquement, Dieu est éternel, infini, unique, immuable, immatériel, omnipotent, infiniment juste et bon. Il explique ensuite ces concepts, mais les esprits précisent que ces qualités demeurent incomplètes et reflètent les limites de notre entendement.

Les esprits lui ont indiqué qu’il n’est pas possible pour les humains de saisir la véritable nature de Dieu (ce que c’est que Dieu, de quoi il se compose, etc.) en raison de leur faible degré d’avancement. Fait intéressant, dans les communications obtenues par le révérend Owen G. Vale au début du XXe siècle, même des esprits habitant des mondes beaucoup plus élevés que la Terre avouaient peiner à comprendre Dieu.

Je vous invite à consulter le chapitre du Livre des Esprits sur cette question et à méditer le tout. Vous trouverez une version PDF du livre sur ce site. Cette réflexion pourra, je crois, vous aider à définir votre concept de Dieu ou à tout le moins à comprendre à quel genre Dieu les spirites font référence. De là, libre à vous de croire ou non en cette entité. Comne je l’ai mentionné dans mon précédent billet, cette croyance n’est pas essentielle au progrès individuel, mais elle peut le soutenir, voire le faciliter.

Je crois en Dieu…

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D’un point de vue spirite, Dieu est à l’origine de toutes choses. D’ailleurs, dans le Livre des Esprits, qui jette les bases de la doctrine, Allan Kardec consacre le premier chapitre à Dieu. C’était tout à fait logique de sa part, compte tenu de son côté très cartésien et du contexte dans lequel il allait publier cet ouvrage.

Cela dit, s’il y a un concept difficile à comprendre et encore plus à accepter, c’est bien l’existence de Dieu. Comment saisir l’idée des plus abstraites qu’un être immatériel ait pu tout penser et créer de par sa seule volonté?

Bien sûr, beaucoup y croient sans même réfléchir, avec une sorte de foi instinctive. Pour eux, Dieu existe. C’est évident, et il ne peut en être autrement. On peut présumer qu’ils ont assimilé cette notion au fil de leur cheminement spirituel, dans ce monde et dans l’autre. Ils naissent donc déjà convaincus.

D’autres, y croient parce qu’ils ont eu une expérience hors du commun. Un événement marquant qui a touché le fond de leur âme et leur a fait « connaître » l’existence de Dieu.

Puis il y a ceux qui se sont convaincus de l’existence de Dieu par le raisonnement qu’il pouvait difficilement en être autrement. Ceux-là ont observé le monde, lu de nombreux ouvrages, tenté de comprendre l’Univers, de trouver un sens à l’existence. À force de faits et d’hypothèses, ils ont développé une acceptation empirique que Dieu existe. En quelque sorte, ils ne voient pas d’autres explication ou réponses à leurs nombreuses interrogations.

C’est mon cas.

Cela dit, le fait de croire en Dieu n’implique pas nécessairement que l’on comprenne ce qu’est Dieu. Mon esprit rationnel a encore bien de la difficulté à conceptualiser une telle entité. Seulement, avec le temps, j’ai compris que cela importait peu pour mon existence présente. J’ai accepté le fait que Dieu existe, que c’est le créateur de tout (y compris moi) et que je dois respecter ses lois ou en subir les conséquences.

À ceux qui doutent, je conseillerais d’observer attentivement le monde qui vous entoure. Mais alors là, vraiment attentivement!

Penchez-vous et observez une fleur de très près. Examinez-en tous les détails. Réfléchissez à son processus de développement; comment elle est sortie d’une minuscule graine, laquelle contenait déjà tout le potentiel de devenir une fleur dans les conditions appropriées (et pas autrement!). Observez le gland qui deviendra un chêne. Puis relevez-vous et observez toute la diversité de la flore : lichens, fougères, champignons, vivaces, annuelles, arbres, arbustes, sans oublier la flore aquatique et toute la variété de chaque type de plante.

Ensuite, faites de même avec les animaux, incluant les insectes, les reptiles, les oiseaux, les animaux terrestres, aquatiques, du désert, de la jungle, des plaines, les dinosaures et tous les autres. Analysez-en toutes les particularités, leur évolution au fil du temps, leur « savoir » instinctif, leur capacité d’apprentissage et d’adaptation, leurs émotions rudimentaires.

Prenez encore un peu de recul et admirez comment tous ces éléments distincts forment un tout si harmonieux et si délicatement équilibré, bien qu’en constante évolution.

Pour ma part, j’en suis venu à la conclusion que tout ceci ne pouvait être le fruit du hasard. Il faudra avoir de très bons arguments pour me convaincre du contraire. Je crois sincèrement que notre monde, humains inclus, est le résultat d’une planification consciencieuse d’une grande sagesse. Ce monde, j’en attribue l’origine à une cause suprême que j’appelle Dieu. Je ne comprends pas plus ce qu’est Dieu, mais je m’en suis fait une idée que je vous présenterai dans mon prochain billet.

Covid-19 : un rendez-vous raté?

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En ce début d’année, plus ou moins réjouissant, j’aimerais revenir sur cette pandémie qui a marqué 2020. On peut à juste titre parler d’un véritable fléau, compte tenu du nombre de victimes et des répercussions sur nos sociétés.

Cette pandémie a vraiment testé nos modèles sociaux. Elle a révélé notre dilemme éthique entre l’impératif de la santé publique et celui de la survie économique. Ce dernier a pesé le plus lourd dans la balance. Il constitue un si grand fondement de notre mode de vie qu’il a influencé de nombreuses décisions gouvernementales et personnelles. Cela témoigne de notre attachement aux biens matériels et de notre dépendance au consumérisme. La « survie » de notre société dépend essentiellement de notre capacité à dépenser. Que l’on stoppe les achats; et tout est à réinventer.

D’ailleurs, la capacité de bien des entreprises à réinventer leurs façons de faire des affaires et d’amener les clients à dépenser fut fort stimulée pendant cette crise sanitaire. Comme quoi la nécessité est mère de l’invention!

L’autre aspect qui m’a frappé, c’est la difficulté qu’ont eu bien des gens à voir leur liberté restreinte pour le bien commun. Bien qu’étant des créatures grégaires qui ont besoin du contact avec les autres, de très nombreux humains sont foncièrement individualistes et font peu de cas des besoins des autres. Leurs décisions et leurs gestes sont fondés sur leurs seuls critères. Beaucoup ont même volontairement et résolument défié les consignes négligeant, voire niant, toutes les conséquences potentielles.

De toute évidence, la pandémie nous a sortis de nos habitudes et nous a fait perdre nos repères. Elle nous a sans contredit déséquilibrés.

Quelle formidable occasion pour se remettre en question et repartir sur des bases plus solides!

Qui aura profité des confinements pour se tourner vers l’intérieur, vers soi-même? Qui aura analysé le pourquoi de ce vide en soi du fait se retrouver distant des autres? Qui aura cherché à le combler autrement que par des futilités et des biens matériels? Qui aura eu la curiosité ou le courage de se pencher sur sa spiritualité et de l’alimenter?

Ceux-là, selon moi, auront été au rendez-vous.

De tels fléaux n’arrivent pas par hasard. Ils sont orchestrés par les sommités spirituelles pour nous faire faire un plus grand pas dans notre évolution. Ils servent à nous éveiller, à piquer notre curiosité, à nous faire réfléchir, à nous inciter à amorcer un changement dans notre vie. Ils visent à nous rendre plus solidaires, plus sensibles aux épreuves des autres, plus charitables. Certains me diront que c’est là un remède de cheval, mais ne sommes-nous pas têtus comme des bourriques?

Nous sommes des aveugles qui refusent de voir. Nous nions l’évidence du bourbier dans lequel nous nous enfonçons. Nous refusons de prendre les mesures qui nous sortiraient du pétrin parce que nous préférons ne pas faire d’efforts et de sacrifices.

Nous voulons jouir de la vie!

Un plaisir de plus en plus solitaire, même en société. Nous sommes connectés au monde, mais n’avons pas la patience de prendre réellement de ses nouvelles.

Toutefois, je crois sincèrement qu’il est toujours temps de bifurquer pour qui le veut bien. Il n’est jamais trop tard pour attraper le bateau de la conscientisation et amorcer un renouveau dans son for intérieur. Sachons tirer le meilleur de cette pandémie du point de vue spirituel, le seul qui importe vraiment après tout!

Une porte entrouverte sur notre passé

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De façon générale, pendant notre incarnation, nous ne nous souvenons pas de nos existences précédentes ni des périodes passées dans le monde spirituel entre celles-ci. Ce passé caché a cependant laissé des traces dans notre conscience et se pointe le nez dans notre vie présente sous la forme d’intuitions. On peut aussi en déduire quelques grandes lignes de par les circonstances de notre incarnation, car celle-ci est la conséquence logique de nos vies précédentes, du chemin parcouru et de la route à faire.

Cet oubli a quelque chose d’agaçant.

Certaines personnes tentent donc de se remémorer leur passé au moyen de l’hypnose, en effectuant des régressions. Je n’en rejette pas la possibilité, mais je garde des réserves. Il est bien difficile de déterminer l’efficacité du processus et de confirmer la véracité des « souvenirs » ainsi obtenus. C’est que pendant l’hypnose, l’Esprit se retrouve dans une situation de semi-détachement semblable à celle qu’il connaît lorsque le corps est endormi. Bien qu’il demeure guidé par l’hypnotiseur et ses suggestions, il ne recouvre pas nécessairement l’intégralité de sa mémoire. En fait, bien des désincarnés ne recouvrent pas la mémoire instantanément après leur désincarnation. Par conséquent, à mon avis, ce que l’Esprit expérimente à ce moment se rapproche énormément d’un rêve éveillé, dans lequel peuvent se mélanger réalité et imagination, de sorte qu’il est difficile de faire la part des choses. À cet égard, je crois que davantage de recherches sont requises avant de tirer des conclusions définitives.

D’autres personnes racontent avoir passé en revue leur existence actuelle, et parfois même des existences passées, au cours d’une expérience de mort imminente. Là encore, notre science se heurte à l’impossibilité de confirmer la véracité de l’expérience, ce qui ne l’invalide pas pour autant. En fait, le niveau de détail relaté et la très forte impression laissée sur les personnes par cet « examen de conscience » donne à penser qu’elles ont réellement vécu une telle expérience pendant la période où leur esprit était détaché de leur corps.

Ces cas demeurent isolés, mais ils semblent viser un but bien précis et favoriser un changement de trajectoire chez la personne concernée.

Parfois aussi, lors de séances de communication, des messages révèlent à des gens présents quelques aspects de leur passé. Ceux-ci s’avèrent souvent génériques et soulignent des tendances de la personnalité à prendre en considération. Ces révélations ont un but didactique; elles visent à aider ces personnes à s’améliorer, pas à satisfaire leur curiosité ni à flatter leur orgueil. Méfiez-vous des flagorneurs du monde spirituel!

Car c’est bien là le danger de « découvrir » ses vies antérieures : l’impact de ce savoir sur notre personnalité. Comment réagiriez-vous si vous appreniez que vous avez été esclavagiste ou inquisiteur, voleur ou violeur? Seriez-vous fier ou honteux? N’oubliez pas que si nous sommes sur cette Terre, c’est parce que nous devons racheter un lourd passé. Et si vous aviez été Jeanne d’Arc ou Gandhi?

Cela ne flatterait-il pas un peu votre égo?

Cela ne vous trotterait-il pas dans la tête un sacré bon bout de temps?

Se pourrait-il que cela influence vos agissements dans l’avenir?

L’oubli du passé facilite notre lutte quotidienne, car il favorise l’humilité plutôt que l’orgueil, la sérénité plutôt que la honte et l’effort plutôt que le repos sur ses lauriers. Ce que vous avez besoin de savoir pour progresser est déjà à votre portée, et s’il vous faut plus, vos guides se chargeront de vous le fournir. Nous avons bien assez d’éléments sur lesquels travailler sans nous soucier de ce que nous avons pu être ou faire antérieurement.