Mon Dieu à moi…

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Ce n’est pas tout le monde qui croit en Dieu. Par ailleurs, ceux qui y croient ne croient pas tous au même Dieu. Le concept de Dieu est très variable.

Les spirites, pour leur part, adhèrent à la description qu’en a donnée Allan Kardec au premier chapitre du Livre des Esprits.

Cette description, Kardec l’a compilée à partir des explications que de nombreux esprits lui ont fournies.

En résumé, il définit Dieu comme l’intelligence suprême et la cause première de toutes choses. Logiquement, Dieu est éternel, infini, unique, immuable, immatériel, omnipotent, infiniment juste et bon. Il explique ensuite ces concepts, mais les esprits précisent que ces qualités demeurent incomplètes et reflètent les limites de notre entendement.

Les esprits lui ont indiqué qu’il n’est pas possible pour les humains de saisir la véritable nature de Dieu (ce que c’est que Dieu, de quoi il se compose, etc.) en raison de leur faible degré d’avancement. Fait intéressant, dans les communications obtenues par le révérend Owen G. Vale au début du XXe siècle, même des esprits habitant des mondes beaucoup plus élevés que la Terre avouaient peiner à comprendre Dieu.

Je vous invite à consulter le chapitre du Livre des Esprits sur cette question et à méditer le tout. Vous trouverez une version PDF du livre sur ce site. Cette réflexion pourra, je crois, vous aider à définir votre concept de Dieu ou à tout le moins à comprendre à quel genre Dieu les spirites font référence. De là, libre à vous de croire ou non en cette entité. Comne je l’ai mentionné dans mon précédent billet, cette croyance n’est pas essentielle au progrès individuel, mais elle peut le soutenir, voire le faciliter.

Je crois en Dieu…

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D’un point de vue spirite, Dieu est à l’origine de toutes choses. D’ailleurs, dans le Livre des Esprits, qui jette les bases de la doctrine, Allan Kardec consacre le premier chapitre à Dieu. C’était tout à fait logique de sa part, compte tenu de son côté très cartésien et du contexte dans lequel il allait publier cet ouvrage.

Cela dit, s’il y a un concept difficile à comprendre et encore plus à accepter, c’est bien l’existence de Dieu. Comment saisir l’idée des plus abstraites qu’un être immatériel ait pu tout penser et créer de par sa seule volonté?

Bien sûr, beaucoup y croient sans même réfléchir, avec une sorte de foi instinctive. Pour eux, Dieu existe. C’est évident, et il ne peut en être autrement. On peut présumer qu’ils ont assimilé cette notion au fil de leur cheminement spirituel, dans ce monde et dans l’autre. Ils naissent donc déjà convaincus.

D’autres, y croient parce qu’ils ont eu une expérience hors du commun. Un événement marquant qui a touché le fond de leur âme et leur a fait « connaître » l’existence de Dieu.

Puis il y a ceux qui se sont convaincus de l’existence de Dieu par le raisonnement qu’il pouvait difficilement en être autrement. Ceux-là ont observé le monde, lu de nombreux ouvrages, tenté de comprendre l’Univers, de trouver un sens à l’existence. À force de faits et d’hypothèses, ils ont développé une acceptation empirique que Dieu existe. En quelque sorte, ils ne voient pas d’autres explication ou réponses à leurs nombreuses interrogations.

C’est mon cas.

Cela dit, le fait de croire en Dieu n’implique pas nécessairement que l’on comprenne ce qu’est Dieu. Mon esprit rationnel a encore bien de la difficulté à conceptualiser une telle entité. Seulement, avec le temps, j’ai compris que cela importait peu pour mon existence présente. J’ai accepté le fait que Dieu existe, que c’est le créateur de tout (y compris moi) et que je dois respecter ses lois ou en subir les conséquences.

À ceux qui doutent, je conseillerais d’observer attentivement le monde qui vous entoure. Mais alors là, vraiment attentivement!

Penchez-vous et observez une fleur de très près. Examinez-en tous les détails. Réfléchissez à son processus de développement; comment elle est sortie d’une minuscule graine, laquelle contenait déjà tout le potentiel de devenir une fleur dans les conditions appropriées (et pas autrement!). Observez le gland qui deviendra un chêne. Puis relevez-vous et observez toute la diversité de la flore : lichens, fougères, champignons, vivaces, annuelles, arbres, arbustes, sans oublier la flore aquatique et toute la variété de chaque type de plante.

Ensuite, faites de même avec les animaux, incluant les insectes, les reptiles, les oiseaux, les animaux terrestres, aquatiques, du désert, de la jungle, des plaines, les dinosaures et tous les autres. Analysez-en toutes les particularités, leur évolution au fil du temps, leur « savoir » instinctif, leur capacité d’apprentissage et d’adaptation, leurs émotions rudimentaires.

Prenez encore un peu de recul et admirez comment tous ces éléments distincts forment un tout si harmonieux et si délicatement équilibré, bien qu’en constante évolution.

Pour ma part, j’en suis venu à la conclusion que tout ceci ne pouvait être le fruit du hasard. Il faudra avoir de très bons arguments pour me convaincre du contraire. Je crois sincèrement que notre monde, humains inclus, est le résultat d’une planification consciencieuse d’une grande sagesse. Ce monde, j’en attribue l’origine à une cause suprême que j’appelle Dieu. Je ne comprends pas plus ce qu’est Dieu, mais je m’en suis fait une idée que je vous présenterai dans mon prochain billet.