C’est quoi ton plan?

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Nous avons vu que chaque action et pensée de notre part, bonne ou mauvaise, entraîne une réaction et une conséquence directe pour nous à plus ou moins long terme. Cela fait un bon paquet de conséquences au bout d’une vie! J’ai indiqué cependant que ces conséquences peuvent survenir dans notre vie actuelle ou, puisqu’en tant qu’Esprits nous sommes éternels, dans une incarnation subséquente.

Par conséquent, notre vie actuelle est la suite logique de nos incarnations précédentes et des progrès que nous avons accomplis (ou pas) dans le monde spirituel entre nos incarnations. Les épreuves et les bonheurs qui parsèment notre existence sont donc la conséquence de nos actes. De ce fait, nous sommes les seuls responsables de notre bonheur et de notre malheur. Le spiritisme vient même renforcer cette affirmation, car il nous apprend un élément très intéressant à cet égard.

« Nos incarnations sont soigneusement planifiées, et la plupart du temps, nous participons à cette planification en compagnie de nos guides spirituels. »

Autrement dit, notre vie n’est pas une suite de hasards. Toutes les grandes lignes en ont été tracées en vue de nous permettre d’atteindre certains objectifs précis liés à notre progression. De plus, au besoin, pour favoriser ces réalisations, les circonstances essentielles sont mises en place, les parents et la famille sont sélectionnées avec grand soin, les particularités du corps matériel sont ajustées, et tous les événements marquants qui seront nécessaires sont déjà prévus, et nos guides spirituels veilleront à ce qu’ils se produisent.

Bref, nous n’avons aucune raison de nous plaindre de notre sort, puisque nous l’avons nous-mêmes choisi. Vous vous demanderez peut-être comment vous avez pu être aussi nouille pour choisir un tel parcours. Toutefois, n’oubliez pas qu’à l’état d’Esprit, nous voyons les choses d’un œil bien différent. Au‑delà du désagrément immédiat de l’épreuve, nous comprenons sa valeur pour notre avancement, et nous la replaçons dans le contexte de notre vie éternelle. La difficulté temporaire devient, en ce cas, bien insignifiante. Par ailleurs, nous comprenons la nécessité et le bien-fondé de chaque épreuve, car nous en retraçons l’origine dans nos actes passés. En conséquence, nous savons que nous en avons besoin.

Ainsi, notre incarnation actuelle a été planifiée, d’après notre avancement spirituel et nos besoins en matière d’apprentissage et de rachat des fautes passées. Évidemment, on ne planifie pas ce que l’on mangera pour déjeuner. Pour cela, comme pour tout le reste, d’ailleurs, l’Esprit conserve son libre-arbitre une fois incarné. Il demeure libre de ses réactions face aux épreuves qu’il rencontre. Le fait qu’on les a choisies avant de s’incarner ne signifie pas automatiquement qu’on les surmontera. D’autant plus qu’une fois incarné, on ne se rappelle plus d’avoir fait ce choix.

Ce libre-arbitre nous permet de retirer tout le mérite de nos réussites. Par contre, s’il nous donne la possibilité de repousser une épreuve, il ne nous permet pas d’en être épargné. Si une épreuve est requise, nous devrons l’affronter un jour ou l’autre, et ce aussi souvent qu’il nous faudra pour la surmonter. Ce pourra être plus d’une fois dans une même vie, parfois sous diverses formes ou par l’entremise de diverses circonstances ou personnes, ou encore sur une période de plusieurs incarnations. Néanmoins, on ne pourra pas l’éviter. C’est la loi du karma!

En conclusion, nous avons la vie que nous nous sommes créée et nous subissons les épreuves que nous avons choisies. À nous, maintenant, de retrousser nos manches et de les surmonter sans rechigner, comme autant d’occasions d’apprentissage, sans quoi ce sera un éternel recommencement.

Quand on crache en l’air…

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Ça nous retombe sur le nez! Voilà une « belle » illustration de la loi du karma. J’ai mentionné dans le billet précédent que tôt ou tard, nous devrons assumer les conséquences de nos actes et de nos pensées ou en bénéficier, selon qu’elles auront été bonnes ou mauvaises, c’est-à-dire qu’elles auront contribué au mieux-être d’autrui ou non.

C’est la raison pour laquelle nos vies sont ponctuées d’épreuves, lesquelles sont en fait les conséquences de nos actes et pensées précédentes, souvent posées dans une existence antérieure. C’est là un des fondements de la justice divine : chacun reçoit selon ses œuvres et s’avère ainsi l’artisan de son propre bonheur ou malheur.

Étant des esprits très imparfaits, nous commettons beaucoup de fautes et enfreignons les lois divines d’amour et de charité. En conséquence, nous en avons beaucoup à racheter, souvent même trop pour le faire en une seule incarnation, ce qui explique que nos vies soient si difficiles. En résumé, nous avons la vie que nous méritons.

Or, cette vie de misère, comme on la décrit souvent, témoigne d’un autre aspect de la justice divine et du pardon indéfectible de Dieu. Ces épreuves sont en réalité notre planche de salut, l’outil qui nous permettra d’effacer un passé mouvementé et de purifier notre âme pour ensuite mieux progresser vers la perfection souhaitée. Ainsi, loin de nous condamner pour l’éternité, Dieu nous offre la possibilité de nous racheter en nous incarnant autant de fois qu’il sera nécessaire pour venir à bout de régler toutes nos dettes. Toutes! Et ce principe s’applique à chaque esprit. Même ceux ayant commis ou fait commettre les pires atrocités ont la possibilité et l’obligation de se réincarner pour racheter leurs crimes. Ceux-ci subiront sans doute des épreuves plus difficiles et plus longues, mais ils finiront éventuellement par effacer leur lourd passé et par aller de l’avant.

Il résulte de tout ceci qu’en tant qu’esprits incarnés venus sur Terre pour redresser nos torts, nous devons nous résigner devant les difficultés et accepter le sort qui nous incombe, puisque nous en sommes la seule cause. La révolte ou le découragement devant l’adversité ne feront qu’empirer les choses et prolonger les souffrances et les amertumes. Le spiritisme se présente donc comme le grand consolateur, puisqu’il nous aide à comprendre l’origine de nos difficultés et leur utilité pour notre amélioration.

Il faut se rappeler que chaque épreuve surmontée constitue un apprentissage pour l’esprit, un acquis que celui-ci conservera pour le reste de son existence éternelle. Une épreuve surmontée l’est à jamais, et l’esprit n’y sera plus confrontée, car il aura en quelque sorte, passé le test. Il aura progressé.

De fil en aiguille, d’une existence à l’autre, la vie sera de plus en plus facile et agréable, car les épreuves seront de moins en moins nombreuses et ardues.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que l’on peut dès maintenant décider, de notre propre chef d’adoucir notre existence actuelle et nos incarnations futures en choisissant de délaisser nos penchants néfastes au profits de tendances positives et altruistes. En agissant ainsi, non seulement accumule-t-on moins de dettes à rembourser (spirituellement parlant), mais on se constitue un fonds de mérites qui nous reviendrons également sous forme de bienfaits et de bénédictions dans nos existences futures. Ces mérites peuvent aussi permettre d’atténuer certaines peines ultérieures. Ainsi, l’être humain a tout à gagner à réformer son comportement et à faire preuve de bonté.

Qui sème le vent, récolte la tempête

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Ce dicton illustre bien la loi universelle d’action et réaction, aussi appelée le « karma ».

On peut distinguer deux aspects interreliés dans ce concept.

Le premier aspect, est que toute action provoque une réaction. Cela est vrai dans le monde physique qui nous entoure, mais aussi dans notre vie personnelle. De plus, cela s’applique tout autant à nos pensées, qui ont en fait une existence bien concrète et qui constituent, en quelque sorte, une « action intellectuelle » qui entraîne une réaction appropriée.

Quand on y réfléchit, on s’aperçoit qu’on accomplit un nombre incalculable d’actions au cours d’une vie et que l’on « produit » une quantité encore plus effarante de pensées. Or, chaque action et chaque pensée engendrera une réaction proportionnée à la nature et à l’ampleur de ces actions et pensées. Les variations sont infinies, évidemment, mais on peut reconnaître, en simplifiant à l’extrême, qu’une bonne action ponctuelle (un sourire, par exemple) entraîne généralement une réaction positive et qu’une bonne action de plus grande envergure (comme mettre sur pied une banque alimentaire) aura des répercussions plus étendues. De même, une mauvaise action commune (disons, donner un coup de pied à quelqu’un) entraînera une réaction négative, tandis qu’une mauvaise action de grande envergure (comme commander un génocide) produira de véritables catastrophes.

Une fois établi le principe de la réaction inévitable, il faut préciser que la réaction initiale peut aisément faire boule de neige et donner lieu à de multiples effets secondaires qui culmineront en une conséquence inattendue.

Prenons l’exemple d’une fausse accusation sur un média social, que des centaines de personnes verront et réutiliseront, sans même prendre la peine d’en confirmer la véracité, le tout menant à la discréditation de la personne visée, laquelle pourrait très bien en perdre son gagne-pain, forçant sa famille à subir des préjudices graves, comme une faillite, un divorce, voire un suicide. Tout cela à cause d’une fausse accusation, qui se voulait peut-être même une simple blague ou l’expression d’une jalousie ou d’une frustration.

Qui plus est, soulignons que la répétition d’une action ou d’une pensée se trouve à amplifier celle-ci et la conséquence correspondante.

La conclusion évidente, applicable dans l’immédiat, est que chacun de nous doit prendre conscience de la gravité potentielle de ses actions et pensées, pour ensuite tendre à favoriser les bonnes actions et pensées tout en éliminant les mauvaises. On ne change pas ainsi du jour au lendemain, mais si on en prend conscience, on commence déjà à faire mieux.

Le deuxième aspect fondamental du karma est que chaque action et pensée, bonne ou mauvaise, entraîne inévitablement une conséquence directe, de même nature, pour la personne qui pose l’action ou émet la pensée. Directe, mais pas nécessairement immédiate. En effet, l’esprit étant immortel, il peut subir la conséquence de ses actes et pensées à n’importe quel moment au cours de son existence présente ou une fois désincarné et rendu dans le monde spirituel, voire dans une incarnation future. Bien des facteurs influenceront le moment du retour du balancier, mais il viendra… inévitablement, sous une forme ou une autre. Ce sera le sujet de mon prochain billet.