Les bases du spiritisme 3 – la médiumnité

J’ai mentionné que le monde est plus étendu que ce que nous pouvons en percevoir avec nos sens limités. Il existe des couleurs, des sons et une matérialité différente qui échappent à notre perception, du moins pour la plupart d’entre nous.

Or, il existe des personnes qui sont capables, de façon toute naturelle, de percevoir une partie de ces réalités qui nous échappent. Dans le contexte du spiritisme, on désigne ces personnes par le terme générique de « médium ». Cette appellation regroupe toutefois une grande variété de sous-catégories, en fonction de la nature de la faculté et de ses particularités. Allan Kardec en dresse une liste descriptive dans le Livre des Médiums.

La médiumnité est un don précieux, accordé à un Esprit incarné pour son avancement personnel et pour favoriser la progression collective de son entourage. En effet, la médiumnité permet notamment de constater l’existence de cette réalité élargie et d’en témoigner pour que le plus grand nombre en soit informé. Elle peut aussi donner la possibilité de communiquer avec les Esprits et d’en obtenir des communications procurant aux incarnés la confirmation de la survie de l’Esprit après la mort, source de consolation et de réconfort.

Ces communications peuvent aussi fournir de précieux enseignements sur le mode de vie des Esprits, les relations entre incarnés et désincarnés, la marche à suivre pour évoluer et sur diverses sujet méconnus des humains. La médiumnité peut aussi être source d’inspiration pour les artistes et les scientifiques et orienter leurs travaux. C’est donc un outil de premier ordre pour l’avancement du genre humain… s’il est utilisé à bon escient!

Sachez-le, cependant, la médiumnité comporte aussi des risques, tant pour le médium en soi que pour les gens qui y font appel ou qui collaborent avec la personne médium. Ces risques sont variés et parfois subtils ou pernicieux. Certains concernent directement l’organisme physiologique du médium, puisque l’exercice de plusieurs formes de médiumnité nécessite un échange fluidique qui puise dans les ressources du médium. Par conséquent, une pratique excessive de sa médiumnité, sans le soutien d’une équipe spirituelle, peut mener à un épuisement prématuré de ces énergies qui aura des répercussions sur la santé physique du médium.

Par ailleurs, l’exercice de la médiumnité expose le médium aux influences des Esprits qui le côtoient, et ces Esprits ne sont pas nécessairement des anges. Ces influences peuvent prendre une tournure morale ou émotive, voire tourner à l’obsession, et affecter la personnalité du médium et son comportement, et par ricochet, son entourage personnel ou de travail. Un médium inexpérimenté ou imprudent ou qui ne fait pas suffisamment preuve de jugement et de perspicacité peut facilement se faire séduire et emberlificoter par des Esprits mal intentionnés qui, au mieux, s’amuseront à le faire marcher, et au pire, en feront leur marionnette ou le mèneront vers la folie. De plus, leur influence peut dépasser largement le cadre des séances et s’appliquer en tout temps, y compris pendant le sommeil.

À travers leur emprise sur un médium, des entités malfaisantes peuvent aussi agir indirectement sur les proches du médium ou ses collaborateurs. Si ces derniers manquent de connaissances ou de discernement, ils peuvent eux aussi se faire manipuler. C’est là un autre facteur à prendre en considération.

Il faut se rappeler que le monde spirituel est peuplés d’entités présentant des personnalités encore plus diversifiées que celles qu’on retrouve chez les humains. Il se trouve donc des Esprits bons ou très bons, mais aussi d’autres moins bons voire très mauvais. Qui se ressemble, s’assemble. C’est la loi d’attraction, laquelle s’applique tout autant au niveau des personnalités. Ainsi, un médium qui désirera le soutien des bons esprits s’efforcera d’adopter une conduite irréprochable et de combattre ses penchants néfastes pour offrir aux collaborateurs spirituels un outil aussi efficace que possible et digne de leur assistance.

« Soyons dignes des bons Esprits, si nous voulons que les bons Esprits nous assistent. »

(Allan Kardec)

Je le répète : la médiumnité est un don précieux, qui vient avec une responsabilité proportionnelle. Qui l’utilise sans précautions ou l’exploite à mauvais escient s’expose à des risques et à des conséquences dont il sera seul responsable.

Dans son ouvrage Les messagers, l’esprit André Luiz relate d’ailleurs les déboires de nombreux esprits ayant failli à leur tâche de médium pendant leur incarnation. D’où la recommandation de s’éduquer convenablement sur le sujet, de joindre un groupe d’études sérieux et d’éviter la pratique médiumnique en solo. Un tel environnement attire le soutien d’Esprits plus évolués, qui éloigneront les influences néfastes, dans la mesure du possible, et favoriseront une pratique plus constructive et profitable ainsi qu’un développement sain des facultés.

Je veux des preuves!

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

« Les sceptiques seront confondus! » clamait haut et fort le Capitaine Bonhomme devant ceux qui doutaient de ses récits rocambolesques. Or, encore faut-il que ces sceptiques acceptent d’être confondus, car les preuves sont disponibles pour qui veut bien les considérer.

On peut compter par milliers le nombre de livres, de sites web et de documentaires relatant des phénomènes « paranormaux », des expériences hors du corps ou de « mort imminente » ou rapportant les messages de personnes décédées ou les révélations d’entités décrivant leur vie dans l’au-delà. N’est-ce pas suffisant pour mettre la puce à l’oreille et inciter quelqu’un qui doute à approfondir le sujet?

Si des milliers de personnes affirment, recherches et photos à l’appui, qu’on trouve dans l’Arctique une substance blanche tombée du ciel et froide au toucher, n’est-il pas raisonnable de croire qu’une telle substance existe, même si, personnellement, je ne l’ai jamais vue ni touchée? Ne pourrait-on pas en déduire qu’il y a probablement là-dedans, une part de vérité?

Pourquoi en va-t-il autrement dans le cas des phénomènes spirites? Parce qu’il y a là une vérité qui dérange, qui nous met mal à l’aise? C’est possible, mais il y a aussi là une clé pour nous aider à comprendre ce que nous sommes et ce que nous faisons sur la Terre. Voilà pourquoi il nous faut, dans un premier temps, accepter l’existence de ces phénomènes, pour ensuite pousser plus loin nos recherches afin de comprendre tout ce qui en découle. Et la meilleure source pour trouver réponse à nos questions dans ce domaine demeure le spiritisme. Lisez « Le Livre des Esprits » compilé par Allan Kardec. C’est le point de départ de toute étude sérieuse.

P.S. Si le Livre des Esprits vous semble un peu trop intimidant, je vous recommande Spiritisme 101, de Brian Foster qui résume les principes du spiritisme de manière un peu plus accessible.