Si j’avais su, je me serais instruit

Photo de Pixabay sur Pexels.com

J’ai soulevé, dans les billets précédents sur la médiumnité commerciale, que le réel problème est celui de l’ignorance au sujet de la médiumnité.

La médiumnité et la communication avec les défunts sont demeurées taboues dans notre société occidentale, ne dépassant guère la mythologie, la parapsychologie, la fiction et la marginalité jusqu’aux abords du nouveau millénaire. Ce cap historique a vu croître un désir d’épanouissement personnel et spirituel chez un nombre grandissant de gens qui ne trouvent pas les réponses qu’ils souhaitent dans les religions traditionnelles.

Depuis, on voit surgir des médiums un peu partout (à croire que l’on assiste à une renaissance du phénomène ayant donné jour à la doctrine spirite dans les années 1850). Nombre d’entre eux sont médiatisés, ce qui contribue à faire accepter comme une réalité, au sein la population en général, la possibilité de communiquer avec les défunts. Évidemment, qui dit popularité, dit possibilité de profit pécuniaire… Comme disait le poète : « Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie! » Aussi, offre-t-on non seulement des services de médium, mais aussi des formations et des retraites pour développer sa médiumnité, ainsi qu’une panoplie d’articles de soutien à la pratique.

Or, que sait-on vraiment de la médiumnité? Il m’apparaît clairement que l’on cherche à exploiter la faculté médiumnique en l’isolant de son contexte, comme s’il s’agissait d’une simple aptitude humaine. La médiumnité, ce n’est pas un sport ou une forme d’art. On ne devient pas un médium de haut niveau comme on devient footballeur professionnel ou chanteur d’opéra. Sans compter que le médium, aussi honnête soit-il, n’est qu’une des parties en cause dans la médiumnité. L’approche est donc faussée dès le départ, par manque de connaissances sur le domaine.

Pour nous limiter au sujet qui nous concerne dans l’immédiat, la communication avec les défunts, précisons qu’il s’agit d’une interaction entre des entités distinctes, bien réelles, évoluant dans des réalités différentes, et ayant toutes leur personnalité (qui soit dit en passant ne change pas miraculeusement à la suite du décès), leur libre-arbitre, de même que des besoins, des obligations et des contraintes. En outre, la communication est fortement influencée par les capacités et les qualités du médium.

Ainsi, rien ne garantit que le défunt souhaite, à prime abord, communiquer avec ses proches incarnés et qu’il puisse le faire, même s’il le souhaite. Par ailleurs, rien ne garantit que le proche incarné ait « l’autorisation » de recevoir une telle communication (en fonction de son plan de vie et des apprentissages qu’il doit accumuler) ni que la communication, s’il la reçoit, lui paraîtra satisfaisante.

Beaucoup de scepticisme demeure à l’égard de la communication avec les défunts. Recevoir des « nouvelles » par l’entremise d’un tiers, voire entendre la « voix » du défunt, à travers celle du médium, n’est pas toujours très convaincant, même lorsque des détails intimes ou méconnus sont transmis.

Beaucoup de déception à l’horizon pour qui ne se prépare pas adéquatement…

Heureusement, pour ceux qui cherchent, il existe une mine d’enseignements sur la médiumnité et sur sa place dans la grande chaîne de l’existence : la doctrine spirite (Allan Kardec) et la littérature connexe (Emmanuel, André Luiz, Manoel Philomeno de Miranda, etc.), que nous ont transmis des médiums tels que Francisco Cândido (Chico) Xavier et Divaldo Franco. Grâce aux outils modernes et à la bonne volonté de ses adeptes, ce bassin de connaissances se répand et devient plus accessibles à la masse, du moins pour ceux qui veulent chercher des réponses.

Je ne sais pas si cette doctrine sera un jour enseignée à l’école, mais d’ici là, chacun peut, s’il le souhaite en tirer tous les bienfaits par une simple étude personnelle. Il y a dans la doctrine spirite tous les renseignements nécessaires pour comprendre la médiumnité, mais surtout sa place dans le grand tableau de l’univers et de l’existence, tant humaine que spirituelle.

Le spiritisme explique surtout ce qu’est l’être humain, ce que sont la vie et la mort, l’âme, le but de l’existence, et la réincarnation. À lui seul, ce savoir nous permet de comprendre qu’on ne meurt pas, que nous poursuivons notre chemin évolutif, dans un monde matériel d’un autre niveau vibratoire, correspondant à notre niveau personnel, et que par conséquent, nos proches décédés font de même. Ils sont toujours là, quelque part dans l’au-delà, à travailler pour leur avancement, et quand ils s’en préoccupent et le peuvent, à veiller sur leurs êtres chers encore incarnés ou désincarnés, mais pris dans des niveaux inférieurs.

Le savoir que procure le spiritisme peut réellement amener la paix dans votre âme, et celle-ci vous permettra de déterminer si vous avez réellement besoin de cette preuve de la survie de vos proches décédés et de leur bien-être. Vous pourrez donc faire un choix éclairé.

Quant au dilemme, il se réglera de lui-même plus les gens seront bien informés.

Médiumnité… à tout prix?

Photo de Wellington Cunha sur Pexels.com

Un médium honnête peut-il facturer ses services ou cela contrevient-il aux lois divines?

Je sais, c’est tout un débat; et comme c’est le cas pour bien des débats, les arguments exprimés (parfois véhément) relèvent bien souvent des valeurs personnelles plus que d’une réflexion neutre. J’aborderai le sujet sous divers angles dans ce billet et quelques autres, mais je m’attarderai d’abord au principe même du commerce de la médiumnité.

D’un point de vue purement humain, rémunérer un médium pour ses services semble tout à fait logique. Après tout, cette personne consacre une partie de son temps pour exercer une activité utile à quelqu’un d’autre. En outre, elle fournit un service, voire un produit (sous forme d’informations), qui mérite rétribution au même titre qu’un croissant ou un avis juridique. Après tout, il faut bien payer ses comptes!

Pourtant, la doctrine spirite, s’appuyant fermement sur les révélations des esprits, soutient que la médiumnité, étant un don de Dieu, devrait être offerte gratuitement aux fins de soutenir son prochain et de l’aider à progresser et ne devrait jamais être transformée en commerce, même honnête.

Le dilemme vient donc de la nature même de l’activité.

La capacité de servir d’intermédiaire appartient bel et bien à l’incarné. Celui-ci apporte cette aptitude avec lui en naissant et en dispose comme il le souhaite toute son existence matérielle, selon son libre-arbitre, sa conscience et son intuition. En principe, chaque médium peut donc décider de la façon dont il utilisera sa faculté, y compris la marchander. Un médium peut tout aussi bien décider de ne jamais exploiter sa faculté, voire tout faire pour l’éviter. Seulement, si l’on se fie aux communications spirites dignes de confiance, il apparaît clairement que cette aptitude est accordée à l’esprit qui se destine à une expérience charnelle dans un but précis; que la médiumnité constitue en ce sens un outil pour permettre à l’esprit concerné d’accomplir une « mission », favorisant sa propre évolution et celle des autres. L’exercice de la médiumnité devient donc à la fois une obligation (puisque la faculté a été accordée dans un but précis) et une responsabilité (car il faut l’utiliser à bon escient) et l’on devra rendre compte de l’utilisation qu’on en aura faite de retour dans le monde spirituel.

Par ailleurs, l’information transmise peut-elle vraiment être attribuée au médium, justifiant une rémunération? De toute évidence, à moins que le médium n’invente de toute pièce ou partiellement l’information transmise au « client », il ne fait que décrire ce qu’il perçoit avec plus ou moins d’exactitude, quelle que soit la forme sous laquelle il en prend connaissance. Sans compter qu’il est impossible pour quiconque de confirmer la véracité des informations transmises. Quelle valeur peut-on dès lors accorder à un tel compte rendu? Quel salaire mérite une telle activité? Peut-on même garantir que le médium effectue réellement une quelconque activité médiumnique?

Comme on le voit, il n’y a qu’un pas à faire pour franchir le seuil de la malhonnêteté, et la rémunération convenue pourrait bien justifier l’élan pour faire le saut.

Allan Kardec, lorsqu’il codifia la doctrine spirite, avait déjà perçu le problème. Aussi recommanda-t-il aux médiums adhérant à la doctrine d’éviter le commerce de la médiumnité. D’une part, cela minimise la possibilité de conflits et de malentendus entre les consultants et les médiums, et tout le négatif qui peut en découler en paroles et en pensées. D’autre part, cela incite le médium à consacrer sa faculté à des fins plus profitables pour lui-même et l’ensemble, notamment en la mettant à la disposition d’esprits plus évolués.

Alors, que doit-on en conclure?

Principalement, que tout médium, ayant son libre-arbitre, peut disposer de sa faculté comme il l’entend, mais qu’il devra rendre compte de cette utilisation et de ses conséquences. À chacun donc d’agir selon sa conscience, et aux autres de ne pas condamner, car il ne leur revient pas de juger. Dans le prochain billet, j’aborderai l’autre terme de l’équation, c’est-à-dire le « client », car si l’on vend un service, c’est que quelqu’un est prêt à payer pour l’obtenir.

Médium… de gré ou de force!

Photo de Elina Krima sur Pexels.com

La médiumnité est une faculté naturelle. Elle découle de perceptions plus développées que la normale permettant à la personne médium de capter une réalité plus vaste que la plupart des gens. Ainsi, le médium peut voir des entités désincarnées, entendre des voix, faire déplacer des objets, faire des prédictions ou des révélations et bien d’autres choses. Ces phénomènes se produisent souvent dès l’enfance puisque cette capacité vient en naissant.

Bien souvent, les enfants considèrent cette faculté comme la « normalité », puisque ces événements ont toujours fait partie de leur courte vie. En grandissant, ils constateront que peu de gens dans leur entourage ont la même capacité. Habituellement, compte tenu des réactions de leur entourage, peu familiarisé avec le phénomène, ils tendront à taire ce qu’ils vivent à cet égard, leurs témoignages étant mal reçus.

Leur faculté ne s’estompera pas pour autant. Ils continueront à vivre avec, mais sans possibilité d’en témoigner, sinon à quelques curieux, tout aussi ignorants qu’eux en la matière. Vient ensuite un moment où la médiumnité refoulée devient un fardeau, voire une source de problèmes personnels, sociaux et autres. Que faire alors?

D’abord, le médium doit s’instruire.

Il doit s’efforcer de démystifier cette capacité pour comprendre de quoi il en retourne, quelles en sont les conséquences, les risques, les avantages. Les sources utiles et fiables sont peu nombreuses. Toutefois, je peux recommander sans contredit de commencer par Le Livre des Médiums d’Allan Kardec. C’est une source sûre, fiable et sérieuse qui explique les principales notions. Les ouvrages d’André Luiz (par l’entremise du médium Chico Xavier) sont une autre source de renseignements sur la mécanique de la médiumnité et les obligations qu’elle impose à la personne médium pour une application saine et efficace.

Cette première étape devrait permettre de dissiper de nombreuses craintes et d’éveiller un plus grand discernement chez le médium.

Ensuite, l’autre étape tout aussi importante, et qui est l’œuvre d’une vie, c’est le travail sur soi.

En raison de la loi d’affinité, qui se ressemble s’assemble. Par conséquent, comme n’importe quel humain, la personne médium attire à elle des entités qui lui ressemblent sur le plan de la personnalité, des intérêts, des vices et des travers. Or, en raison de sa sensibilité plus accrue, la personne médium est plus exposée à subir les influences des entités spirituelles qui l’entourent bonnes ou néfastes. Elle a donc tout avantage à attirer des entités plus nobles, mais pour cela, elle doit mériter cette attention en faisant elle-même preuve de noblesse. J’entends par là qu’elle doit demeurer humble, charitable, respectueuse, calme et tout ce qui s’ensuit pour être digne de la collaboration des esprits plus évolués. Sinon, elle risque fort d’attirer à elle des entités qui voudront se jouer d’elle et tirer profit de sa faculté pour leurs propres fins.

Par ailleurs, n’oublions pas que cette faculté fait elle aussi partie du plan dressé pour cette incarnation. C’est un choix qu’a fait l’esprit dans un but de service au prochain et à la collectivité. C’est en quelque sorte une vocation qui implique beaucoup de sacrifices, en commençant par celui d’une petite vie tranquille. Je crois bien que l’exemple le plus évocateur de ce que peut représenter la médiumnité, tant pour ce qui est de la « productivité » que des sacrifices associés, est celui de Chico Xavier (de son vrai nom Francisco Cândido Xavier). Chico est LE plus formidable médium que l’humanité ait connu. Vous trouverez facilement des biographies de ce dernier sur le web ou sous forme de livres.

Évidemment, tout le monde n’atteindra pas le même niveau, mais il demeure l’exemple à suivre.

Enfin, si cela est possible et praticable, je recommande fortement de joindre un groupe d’études spirites adhérant aux préceptes d’Allan Kardec. La personne médium y trouvera un cadre accueillant, sûr et compréhensif, dans lequel, en plus d’approfondir ses connaissances de la doctrine, elle pourra mettre en pratique et à profit sa faculté médiumnique, sous la protection d’entités spirituelles élevées qui sauront la guider.

S’il s’avère impossible de joindre un groupe, une étude sérieuse, par soi-même est indispensable. Cette étude, si elle est faite consciencieusement, pourra aussi attirer la protection d’amis spirituels et aura à tout le moins l’avantage d’apporter une certaine quiétude quant à votre faculté.

En sus de tout cela, l’outil toujours disponible et qui ne peut que vous soutenir dans ce processus de familiarisation avec la médiumnité et d’acceptation de cette « mission », demeure la prière sincère. Au-delà des mots que vous utiliserez, c’est la pensée et l’émotion que vous émettrez qui importent. La vraie prière ne vient pas des lèvres, mais du cœur. Ayez foi en son efficacité, même si ses effets vous échappent, car la littérature spirite nous confirme qu’elles sont toutes entendues et prises en compte, et que comme toute autre pensée, elles entraînent une réaction.

Bon courage, amis médiums!

Les bases du spiritisme 3 – la médiumnité

J’ai mentionné que le monde est plus étendu que ce que nous pouvons en percevoir avec nos sens limités. Il existe des couleurs, des sons et une matérialité différente qui échappent à notre perception, du moins pour la plupart d’entre nous.

Or, il existe des personnes qui sont capables, de façon toute naturelle, de percevoir une partie de ces réalités qui nous échappent. Dans le contexte du spiritisme, on désigne ces personnes par le terme générique de « médium ». Cette appellation regroupe toutefois une grande variété de sous-catégories, en fonction de la nature de la faculté et de ses particularités. Allan Kardec en dresse une liste descriptive dans le Livre des Médiums.

La médiumnité est un don précieux, accordé à un Esprit incarné pour son avancement personnel et pour favoriser la progression collective de son entourage. En effet, la médiumnité permet notamment de constater l’existence de cette réalité élargie et d’en témoigner pour que le plus grand nombre en soit informé. Elle peut aussi donner la possibilité de communiquer avec les Esprits et d’en obtenir des communications procurant aux incarnés la confirmation de la survie de l’Esprit après la mort, source de consolation et de réconfort.

Ces communications peuvent aussi fournir de précieux enseignements sur le mode de vie des Esprits, les relations entre incarnés et désincarnés, la marche à suivre pour évoluer et sur diverses sujet méconnus des humains. La médiumnité peut aussi être source d’inspiration pour les artistes et les scientifiques et orienter leurs travaux. C’est donc un outil de premier ordre pour l’avancement du genre humain… s’il est utilisé à bon escient!

Sachez-le, cependant, la médiumnité comporte aussi des risques, tant pour le médium en soi que pour les gens qui y font appel ou qui collaborent avec la personne médium. Ces risques sont variés et parfois subtils ou pernicieux. Certains concernent directement l’organisme physiologique du médium, puisque l’exercice de plusieurs formes de médiumnité nécessite un échange fluidique qui puise dans les ressources du médium. Par conséquent, une pratique excessive de sa médiumnité, sans le soutien d’une équipe spirituelle, peut mener à un épuisement prématuré de ces énergies qui aura des répercussions sur la santé physique du médium.

Par ailleurs, l’exercice de la médiumnité expose le médium aux influences des Esprits qui le côtoient, et ces Esprits ne sont pas nécessairement des anges. Ces influences peuvent prendre une tournure morale ou émotive, voire tourner à l’obsession, et affecter la personnalité du médium et son comportement, et par ricochet, son entourage personnel ou de travail. Un médium inexpérimenté ou imprudent ou qui ne fait pas suffisamment preuve de jugement et de perspicacité peut facilement se faire séduire et emberlificoter par des Esprits mal intentionnés qui, au mieux, s’amuseront à le faire marcher, et au pire, en feront leur marionnette ou le mèneront vers la folie. De plus, leur influence peut dépasser largement le cadre des séances et s’appliquer en tout temps, y compris pendant le sommeil.

À travers leur emprise sur un médium, des entités malfaisantes peuvent aussi agir indirectement sur les proches du médium ou ses collaborateurs. Si ces derniers manquent de connaissances ou de discernement, ils peuvent eux aussi se faire manipuler. C’est là un autre facteur à prendre en considération.

Il faut se rappeler que le monde spirituel est peuplés d’entités présentant des personnalités encore plus diversifiées que celles qu’on retrouve chez les humains. Il se trouve donc des Esprits bons ou très bons, mais aussi d’autres moins bons voire très mauvais. Qui se ressemble, s’assemble. C’est la loi d’attraction, laquelle s’applique tout autant au niveau des personnalités. Ainsi, un médium qui désirera le soutien des bons esprits s’efforcera d’adopter une conduite irréprochable et de combattre ses penchants néfastes pour offrir aux collaborateurs spirituels un outil aussi efficace que possible et digne de leur assistance.

« Soyons dignes des bons Esprits, si nous voulons que les bons Esprits nous assistent. »

(Allan Kardec)

Je le répète : la médiumnité est un don précieux, qui vient avec une responsabilité proportionnelle. Qui l’utilise sans précautions ou l’exploite à mauvais escient s’expose à des risques et à des conséquences dont il sera seul responsable.

Dans son ouvrage Les messagers, l’esprit André Luiz relate d’ailleurs les déboires de nombreux esprits ayant failli à leur tâche de médium pendant leur incarnation. D’où la recommandation de s’éduquer convenablement sur le sujet, de joindre un groupe d’études sérieux et d’éviter la pratique médiumnique en solo. Un tel environnement attire le soutien d’Esprits plus évolués, qui éloigneront les influences néfastes, dans la mesure du possible, et favoriseront une pratique plus constructive et profitable ainsi qu’un développement sain des facultés.

Faites preuve de discernement

Au sujet des preuves, j’ai mentionné précédemment l’abondance de la documentation disponible. Seulement, toutes les « preuves » n’ont pas la même qualité. Il faut savoir discerner, dans la masse, les travaux sérieux et fiables.

En ce qui concerne les phénomènes médiumniques, c’est-à-dire les manifestations concrètes, on doit s’assurer que les faits rapportés viennent de travaux fondés sur un protocole rigoureux, adapté à la nature des phénomènes étudiés, et mené par des chercheurs intègres. Il y a bien peu de recherches de ce genre de nos jours, mais il y en a eu beaucoup entre 1850 et 1950. Je pense notamment à celles du colonel Albert de Rochas, de Charles Richet, d’Alexander Aksakov, de César Lombroso, d’Ernesto Bozzano, de Camille Flammarion, de Pierre Curie et de nombreux autres. Précisons que ces chercheurs n’étaient pas nécessairement spirites.

Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

De nombreux médiums aux effets physiques impressionnants se sont prêtés à ces travaux. Bien que certains aient parfois recouru à des supercheries, il n’en demeure pas moins que des phénomènes bien réels ont pu être observés et étudiés. Les moyens de l’époque ne permettaient pas de comprendre le fonctionnement de ces manifestations, mais leur simple recensement révèle tout de même un potentiel fascinant. Je vous invite à en prendre connaissance.

Pour appuyer cette étude des phénomènes médiumniques, je vous recommande fortement de lire « Le Livre des Médiums » d’Allan Kardec, qui fournit une excellente orientation sur le sujet et met en garde contre les risques associés à la médiumnité. Ce livre s’applique également aux communications spirites, messages d’outre-tombe et réponses à diverses questions obtenues par divers moyens.

Là encore, il faut user de prudence et utiliser son jugement. Comme le disait Kardec :

« Le premier contrôle est sans contredit celui de la raison, auquel il faut soumettre, sans exception, tout ce qui vient des Esprits. »

Allan Kardec

Il a lui-même appliqué cette règle en n’intégrant dans son Livre des Esprits que les réponses concordantes obtenues à plusieurs reprises, de médiums différents, en des lieux et moments différents.

En effet, rigueur et discernement sont de mise quand on communique avec des esprits, car il est bien difficile de savoir exactement à qui on a affaire, et les esprits varient en qualité et en connaissance tout autant que les humains. Le contenu du message est donc le principal élément à prendre en compte pour déterminer son bien-fondé et sa pertinence. J’ajouterai que la provenance du message, son auteur ou la signature importent peu, car un esprit retors ne se gênera nullement pour profiter de la crédulité d’un médium ou flatter son égo en empruntant un nom illustre. Par contre, la teneur de ses propos reflétera toujours son degré réel d’avancement.

En résumé, la recherche de preuves est louable lorsqu’elle vise à confirmer son opinion, mais elle doit être faite avec discernement et ouverture d’esprit. Il ne faut ni tout accepter aveuglément ni tout rejeter systématiquement. Seulement, un tel exercice nécessite une certaine base de connaissances que vous trouverez notamment dans Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums. Ces ouvrages vous aideront à comprendre le monde spirituel, les Esprits (dont nous faisons partie, bien que nous soyons incarnés) et le processus de réincarnation appuyant le but ultime de perfectionnement de l’être.