Des préarrangements d’une autre nature

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De nos jours, il est courant de conclure des préarrangements funéraires, dans lesquels sont définis nos volontés en ce qui concerne notre inhumation (enterrement, crémation, choix du cercueil, exposition au salon funéraire ou non, cercueil ouvert ou non, prières, musique, etc.). Bref, ces arrangements préalables assurent le bon déroulement des opérations et allègent le fardeau pour les êtres chers laissés derrière.

Or, ces arrangements négligent un détail très important : la préparation spirituelle de ces êtres chers.

Dans son livre « Ouvriers de la vie éternelle », l’esprit André Luiz porte assistance à des esprits au moment de leur désincarnation, lorsque leur esprit quitte pour de bon l’enveloppe matérielle. Évidemment, chaque situation varie selon le vécu de la personne concernée. Il soulève cependant un point important.

La réaction des proches à la suite du décès a des conséquences notables sur le rétablissement du désincarné. En effet, le type de pensées émises par les vivants atteignent l’espace mental du désincarné, qui cherche à rééquilibrer son patron vibratoire pour continuer son parcours évolutif et s’adapter à sa nouvelle réalité. Cependant, lorsque ces pensées sont elles-mêmes déséquilibrées, elles nuisent au rétablissement de l’esprit. La tristesse excessive, la colère, le désespoir, la révolte, la satisfaction mesquine et toutes les autres émotions négatives sont à proscrire.

Bien sûr, il est normal que les proches soient tristes de perdre un être cher. Il ne s’agit pas ici de demeurer stoïques et insensibles. Seulement, une préparation convenable au décès de nos proches nous permettra de mieux comprendre le processus et ses multiples ramifications. De cette compréhension découleront des réactions plus appropriées et bénéfiques, tant pour le désincarné que pour ceux restés sur Terre. Le parcours de chacun sera ainsi allégé et plus serein.

Cette préparation passe par l’éducation intellectuelle et spirituelle. Il faut comprendre que la vie humaine est transitoire, que l’esprit est éternel et qu’il ne disparaît pas définitivement à la mort du corps, que la complexité ou la facilité de la séparation sera fonction de notre savoir et de nos croyances.

Le spiritisme est une excellente source d’enseignements à ce sujet. Aussi, je recommande fortement de lire « Le Livre des Esprits », d’Allan Kardec, qui énonce les principes de base et explique ce que nous sommes vraiment, en tant qu’humains, et comment nous devons orienter notre existence pour l’optimiser. Pour ceux qui souhaitent avoir un portrait concret de la vie dans l’au-delà et de ses innombrables facettes, je recommande la lecture des ouvrages d’André Luiz, notamment « Nosso Lar ».

En résumé, il faut aussi envisager la préparation au décès d’un point de vue spirituel et émotif grâce à un apprentissage convenable.

Covid-19 : un rendez-vous raté?

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En ce début d’année, plus ou moins réjouissant, j’aimerais revenir sur cette pandémie qui a marqué 2020. On peut à juste titre parler d’un véritable fléau, compte tenu du nombre de victimes et des répercussions sur nos sociétés.

Cette pandémie a vraiment testé nos modèles sociaux. Elle a révélé notre dilemme éthique entre l’impératif de la santé publique et celui de la survie économique. Ce dernier a pesé le plus lourd dans la balance. Il constitue un si grand fondement de notre mode de vie qu’il a influencé de nombreuses décisions gouvernementales et personnelles. Cela témoigne de notre attachement aux biens matériels et de notre dépendance au consumérisme. La « survie » de notre société dépend essentiellement de notre capacité à dépenser. Que l’on stoppe les achats; et tout est à réinventer.

D’ailleurs, la capacité de bien des entreprises à réinventer leurs façons de faire des affaires et d’amener les clients à dépenser fut fort stimulée pendant cette crise sanitaire. Comme quoi la nécessité est mère de l’invention!

L’autre aspect qui m’a frappé, c’est la difficulté qu’ont eu bien des gens à voir leur liberté restreinte pour le bien commun. Bien qu’étant des créatures grégaires qui ont besoin du contact avec les autres, de très nombreux humains sont foncièrement individualistes et font peu de cas des besoins des autres. Leurs décisions et leurs gestes sont fondés sur leurs seuls critères. Beaucoup ont même volontairement et résolument défié les consignes négligeant, voire niant, toutes les conséquences potentielles.

De toute évidence, la pandémie nous a sortis de nos habitudes et nous a fait perdre nos repères. Elle nous a sans contredit déséquilibrés.

Quelle formidable occasion pour se remettre en question et repartir sur des bases plus solides!

Qui aura profité des confinements pour se tourner vers l’intérieur, vers soi-même? Qui aura analysé le pourquoi de ce vide en soi du fait se retrouver distant des autres? Qui aura cherché à le combler autrement que par des futilités et des biens matériels? Qui aura eu la curiosité ou le courage de se pencher sur sa spiritualité et de l’alimenter?

Ceux-là, selon moi, auront été au rendez-vous.

De tels fléaux n’arrivent pas par hasard. Ils sont orchestrés par les sommités spirituelles pour nous faire faire un plus grand pas dans notre évolution. Ils servent à nous éveiller, à piquer notre curiosité, à nous faire réfléchir, à nous inciter à amorcer un changement dans notre vie. Ils visent à nous rendre plus solidaires, plus sensibles aux épreuves des autres, plus charitables. Certains me diront que c’est là un remède de cheval, mais ne sommes-nous pas têtus comme des bourriques?

Nous sommes des aveugles qui refusent de voir. Nous nions l’évidence du bourbier dans lequel nous nous enfonçons. Nous refusons de prendre les mesures qui nous sortiraient du pétrin parce que nous préférons ne pas faire d’efforts et de sacrifices.

Nous voulons jouir de la vie!

Un plaisir de plus en plus solitaire, même en société. Nous sommes connectés au monde, mais n’avons pas la patience de prendre réellement de ses nouvelles.

Toutefois, je crois sincèrement qu’il est toujours temps de bifurquer pour qui le veut bien. Il n’est jamais trop tard pour attraper le bateau de la conscientisation et amorcer un renouveau dans son for intérieur. Sachons tirer le meilleur de cette pandémie du point de vue spirituel, le seul qui importe vraiment après tout!

Une porte entrouverte sur notre passé

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De façon générale, pendant notre incarnation, nous ne nous souvenons pas de nos existences précédentes ni des périodes passées dans le monde spirituel entre celles-ci. Ce passé caché a cependant laissé des traces dans notre conscience et se pointe le nez dans notre vie présente sous la forme d’intuitions. On peut aussi en déduire quelques grandes lignes de par les circonstances de notre incarnation, car celle-ci est la conséquence logique de nos vies précédentes, du chemin parcouru et de la route à faire.

Cet oubli a quelque chose d’agaçant.

Certaines personnes tentent donc de se remémorer leur passé au moyen de l’hypnose, en effectuant des régressions. Je n’en rejette pas la possibilité, mais je garde des réserves. Il est bien difficile de déterminer l’efficacité du processus et de confirmer la véracité des « souvenirs » ainsi obtenus. C’est que pendant l’hypnose, l’Esprit se retrouve dans une situation de semi-détachement semblable à celle qu’il connaît lorsque le corps est endormi. Bien qu’il demeure guidé par l’hypnotiseur et ses suggestions, il ne recouvre pas nécessairement l’intégralité de sa mémoire. En fait, bien des désincarnés ne recouvrent pas la mémoire instantanément après leur désincarnation. Par conséquent, à mon avis, ce que l’Esprit expérimente à ce moment se rapproche énormément d’un rêve éveillé, dans lequel peuvent se mélanger réalité et imagination, de sorte qu’il est difficile de faire la part des choses. À cet égard, je crois que davantage de recherches sont requises avant de tirer des conclusions définitives.

D’autres personnes racontent avoir passé en revue leur existence actuelle, et parfois même des existences passées, au cours d’une expérience de mort imminente. Là encore, notre science se heurte à l’impossibilité de confirmer la véracité de l’expérience, ce qui ne l’invalide pas pour autant. En fait, le niveau de détail relaté et la très forte impression laissée sur les personnes par cet « examen de conscience » donne à penser qu’elles ont réellement vécu une telle expérience pendant la période où leur esprit était détaché de leur corps.

Ces cas demeurent isolés, mais ils semblent viser un but bien précis et favoriser un changement de trajectoire chez la personne concernée.

Parfois aussi, lors de séances de communication, des messages révèlent à des gens présents quelques aspects de leur passé. Ceux-ci s’avèrent souvent génériques et soulignent des tendances de la personnalité à prendre en considération. Ces révélations ont un but didactique; elles visent à aider ces personnes à s’améliorer, pas à satisfaire leur curiosité ni à flatter leur orgueil. Méfiez-vous des flagorneurs du monde spirituel!

Car c’est bien là le danger de « découvrir » ses vies antérieures : l’impact de ce savoir sur notre personnalité. Comment réagiriez-vous si vous appreniez que vous avez été esclavagiste ou inquisiteur, voleur ou violeur? Seriez-vous fier ou honteux? N’oubliez pas que si nous sommes sur cette Terre, c’est parce que nous devons racheter un lourd passé. Et si vous aviez été Jeanne d’Arc ou Gandhi?

Cela ne flatterait-il pas un peu votre égo?

Cela ne vous trotterait-il pas dans la tête un sacré bon bout de temps?

Se pourrait-il que cela influence vos agissements dans l’avenir?

L’oubli du passé facilite notre lutte quotidienne, car il favorise l’humilité plutôt que l’orgueil, la sérénité plutôt que la honte et l’effort plutôt que le repos sur ses lauriers. Ce que vous avez besoin de savoir pour progresser est déjà à votre portée, et s’il vous faut plus, vos guides se chargeront de vous le fournir. Nous avons bien assez d’éléments sur lesquels travailler sans nous soucier de ce que nous avons pu être ou faire antérieurement.